lundi 20 mai 2013

BESSAC (de)

Famille originaire de Saint-Pierre-de-Retz, en Bretagne, qui vint s'établir en Poitou vers 1420, elle portait « d'or au lion de sable lampassé et armé de gueules, accompagné de deux étoiles d'azur, l'une en chef et l'autre au flanc gauche de l'écu ».

La majeure partie de cette étude est extraite du Dictionnaire historiques et généalogiques des familles du Poitou, tome 1, p. 507 à 510.



La noblesse de cette famille fut prouvée par une enquête faite on octobre 1445, consignée sur un rouleau de parchemin de 2,63 m de long, contenant les dépositions de 10 témoins. Nous reproduisons les deux plus importantes :
« Olivier Coppegorge, escuier, seigneur de la Ville-Bessac, demeurant en ladicte Ville-Bessac en la paroisse de Froczay au dyocèse de Nantes, éagé de cinquante et quatrre ans ou environ, tesmoing juré... approuvé par Olivier Bessac touchant le faict de sa noblesse et contenu en la dicte commission à l'encontre du dict Jehan Brenart ; dict et dépose par son serment que feuz Jehan Bessac et Robert Bessac escuiers, demeurants au temps qu'ils vivoient en ladicte paroisse de Froczay, estoient frères germains enfants de Guillaume de Bessac et d'une damoizelle lille de dame Heslaine de Marczeint, tante paternelle de Mons. Jehan de Maloux chevalier, et lequel Jehan de Bessac alla premièrement de vie à trépassement et lui demeura une fille nommée Jehanne Bessac mineure de ans et dame dudit lieu de la Ville-Bessac de laquelle ledit Robert Bessac son oncle eut le bail, garde et gouvernement, come proche parent devers le père d'elle, duquel Robert et de mariage issut et fut ney feu Olivier Bessac qui fut conjoint par mariage avecques Marguerite Voyère, damioiselle, desquelx et de mariage yssurent et furent nés : Robert, Jehan, Perrine, Perrol, Olivier et Mery Bessac frères germains, leurs eufants, et dit celui qui parle qu'il vyt et ne congnut poinct lesdicts Robert et Jehan Bessac, si n'est ainxin (ainsi) qu'il oy dire par plusieurs foez à ses feuz père et mère et qu'il le trove par ses lectres et enseignements, mes bien vyt et congnut feu Olivier Bessac père dudict Olivier nommé en ladicte commission, qui estoit cousin germain de Jehanne Bessac mère de lui qui parle.
« C'est assavoir ledict Olivier, yssu dudict Robert et de ladicte Jehanne sa mère yssue dudict Jehan Bessac frère aisné dudict Robert seigneur en son vivant de ladicte Ville-Bessac et pour tielx se tenoient et portoient on temps qu'ils vivoient et de present lui qui parle en est seigneur à cause de sa dicte mère et laquelle Ville-Bessac, il tient noblement à foy et à rachapt et tous autres droiz appartenans et dépendans à noble et ancienne ancesorie de gentilhomme,... Et dict oultre que par le temps qu'il a veu et congneu ledict Olivier Bessac père desdicts enfants, il estoit gentilhomme tant de père que de mère yssu de noble liguée et ancesorie ancienne et pour tel se portoit et gouvornoit durant le temps qu'il estoit demeuraut en ces parties, estoit monté et armé et servoit en armes le duc de Bretaigne son prince, comme les aultres nobles du pays... et pour noble estoit tenu ledit Olivier Bessac père de cet Olivier, qui à présent demeure en Poictou communément et notoirement par tous ceulx qui le congnoissoieut nobles et non nobles et encore tout tenuz et repputez nobles les parents de par decza qui sont yssus de ladicte Ville-Bessac, demeurants à présent en divers lieux on diocèse de Nantes et estoit exempt ledict Olivier père de cest Olivier à présent demeurant en Poictou et nommé en ladicte commission et autres, ses frères dicts estre tenus et repputés de raison pour nobles et devant joir des privilèges de noblesse comme nobles qu'ils sont tant du coté du père que de la mère, plus n'en dit ne n'en deppose lui qui parle, de ce diligentement enquis et sur ce examiné ce vendredi 22e jour d'octobre 1445. »
« Clerette de la Brosse damoiselle veufve de feu Jehan Cholet sgr de la Claye éagée de quatre-vingt ans ou environ (9e témoin)... recorde par son serment qu'il y a environ soixante dix ans que elle vyt et congneut Robert Bessac, qui père estoit et de mariage dudict feu Olivier Bessac et dit que celui Robert estoit et fut fils du sgr de la Ville-Bessac située en la paroisse de Froczay et oy dire le témoin par plusieurs foez a sa mère et autres ses prédécesseurs qui celui seigneur de la Ville-Bessac tut marié avecques une fille d'un chevalier nommé messire Jehan Marsesche seigneur de L'Angle situé en la paroisse du bourg Ste-Marie en diocèze de Nantes et de dame Ellaine de Marzaint et que de cielx sieur de la Ville-Bessac et fille du seigneur de L'Angle issyt et fut nez ledict Robert Bessac père dudict deffunt Olivier Bessac et auxi en yssirent Jehan Bessac frère aisné dudict Robert qui fut seigneur dudict lieu de Ville-Bessac et Thomas Bessac ; et dit le tesmoing que par aucun temps ledict Robert fut tuteur et curateur de Jehanne Bessac, fille dudict Jehan Bessac qu'elle estoit dame dudict lieu de la Ville-Bessac et estoient cette Jehanne Bessac et lediet deffunt Olivier Bessac cousins germains enffants des deux frères. Item recorde le tesmoing que ledict deffuntOlivier Ressac fut conjoint par mariage avecques Margarite Le Voyer damoiselle yssue de noble lignée et d'elx deux et de mariage yssit et fut filz cest Olivier Bessac nommé en ladicte commission et... que tout le temps que ledict Olivier Bessac el ladicte Margarite sa femme demeurèrent en cestes parties se gouvernoient noblement ainxin que les antres nobles du pais, tenoient hostel, donnoient à boyre et à manger à celx qui y venoient sans rien vandre ne acheter ; avoit ledict deffunct Olivier Bessac chiens-courants, lévriers et levrières, allait en gibier et courre on boays avec les chevaliers et autres nobles du pais, soit de tous privilèges de noblesse, estoient francs et exempts de tous devoirs, subsides rousturiers, et rocorde le lesmoing par ce quelle a veu, congneu et oy dire ès lemps passé tant à ces prédécesseurs que à autres que Olivier Bessac deffunct et ladicle Margarite Le Voyer sa femme estoient nobles yssus et extraits de nobles ancesories anciennes... et que ledict Olivier estoit prochain parent et du lignage de plusieurs chevaliers et escuyers, dames el damoiselles tant du terrouer de Raiz que demourants en la comté de Nantes et par conséquent cest Olivier Bessac à présent demourant audict pays de Poictou... est noble et extrait de noble lignée et de ancienne ancesorie... Et fut ce présent tesmoing examiné le samedi 27e jour dudit mois d'octobre, l'au dessus dict 1445. Signé C. Chollet el J. Arnault. »



Noms isolés

Bessac (Jacques), écuyer, fit une vente à Jehan Courgnol, écuyer, seigneur du Montet, le 4 avril 1514.

Bessac (Ythier de), écuyer, et damoiselle Catherine Brune, sa femme, consentent une vente de terre le 25 octobre 1513 ; ils eurent un fils :
  1. Jacques, qui, par droit de retrait lignager retira cette pièce de terre des mains de Jean Mauduit, l'acquéreur, en lui remboursant le prix de son achat.
Bessac (Cantion de), écuyer, vendait le 22 novembre 1547 à Jean de Bessac le jeune, une maison noble, dont les dépendances touchaient au biens de Jean de Bessac l'aîné, frère de l'acquéreur.

Bessac (Gabriel de), écuyer, seigneur de la Feuilleterie, fut confirmé dans sa noblesse le 7 septembre 1668.

Bessac (Catherine de), épousa, vers 1680, René de Maumillon, écuyer, seigneur de la Chabourue, d'Abzac-sur-Vienne.



Filiation suivie

§ Ier. Branche aînée

1. — Bessac (Guillaume), seigneur de la Ville-Bessac, eut de Marguerite Maresche, fille de Jean, écuyer, seigneur de l'Angle :
  1. Jean, seigneur de la Ville-Bessac, qui eut de N. sa femme :
    1. Jehanne, mariée à N. Coppegorge, écuyer, auquel elle porta la seigneurie de Ville-Bessac, père d'Olivier Coppegorge, premier témoin de l'enquête ;
  2. Robert, qui suit ;
2. — Bessac (Robert de), écuyer, fut tuteur de Jehanne, sa nièce. Il eut un fils :
  1. Olivier, qui suit ;
3. — Bessac  (Olivier de), écuyer, passe vers 1420 en Aunis. Il laissa de Marguerite Le Voyer, sa femme :
  1. Robert ;
  2. Jehan ;
  3. Perrine ;
  4. Perrot ;
  5. Olivier, qui suit ;
  6. Méry ;
4. — Bessac (Olivier), écuyer, fit faire en 1445 l'enquête dont deux extraits sont cités ci-dessus, pour justifier sa noblesse. Il épousa Marie de Villiers (ou de Vihiers), dame de Saint-Saviol (Vienne), et il était mort avant 1466, date de l'amortissement d'une rente faite par un de ses enfants. Le 9 décembre 1583, sa veuve rendait aveu au château de Civray d'un hébergement sis à Saint-Saviol. Ils eurent pour enfants :
  1. Bertrand, qui embrassa l'état ecclésiastique, étant mandataire de sa mère, pour l'aveu rendu au château de Civray ;
  2. Simon, qui suit ;
  3. Marguerite, mariée à Jacques Courtin ;
5. — Bessac (Simon de), écuyer, seigneur de Saint-Saviol du chef de sa mère, en rendit aveu le 28 octobre 1487. Le 15 mai 1466, il amortit une rente au capital de 50 écus d'or, constituée au profit de sa soeur Marguerite lors de son mariage. Il servait au ban de 1467 comme brigandinier du seigneur de Bressuire. Mariée à Jeanne du Magnou, il eut comme enfants :
  1. Jean, qui suit ;
  2. Pierre, écuyer, seigneur de la Feuilleterie, qui épousa Jacquette Eschallé, qui mourut avant 1518. Il était mort longtemps avant le 5 septembre 1533. Ils eurent un fils :
    1. André, qui eut successivement pour tuteurs Gilles Eschallé (son oncle paternel), puis François et enfin Jean de Bessac et fut émancipé le 5 septembre 1533 ;
  3. Antoinette, qui testa le 5 octobre 1518. Elle élit sa sépulture près de celle de Jacquette Eschallé, sa belle-soeur ;
  4. Christophe, qui le 14 février 1513, était marié à Catherine de Serbonne, qui était veuve le 20 avril 1520 ;
6. — Bessac (Jean de), écuyer, seigneur de Saint-Saviol, dont il rend aveu au château de Civray le 6 mars 1500, avait épousé, avant le 15 mai 1422, Charlotte Eschallé, dame du Magnou ; à cette date, ils vendaient 5 boisselées de terre sises au terrouer des Bessac. Il faisait, le 19 février 1530, une autre vente de concert avec sa femme, leur fils Jean le jeune et Marthe de Bessac, sa femme. leurs enfants furent :
  1. Jean, qui suit ;
  2. Jean, dit le jeune, écuyer, seigneur de Saint-Saviol, qui épousa Marthe de Bessac le 18... 1542. Il fit une proposition de retrait lignager pour des terres vendues par André de Bessac, son cousin germain. Le 19 avril 1546, il faisait partie du conseil de famille de René de Lestang, écuyer ;
7. — Bessac (Jean de), dit l'aîné, écuyer, seigneur de Saint-Saviol, rend un aveu au comte d'Angoulême. Il épousa en premières noces Marthe de la Faye, puis, le 18 avril 1540, Jeanne de Saint-Jouin, fille de Guillaume et de Marie Leroux. Le 20 avril suivant, il donne quittance de droits de mutation, et était mort avant le mois de novembre 1576, date du partage de sa succession entre ses enfants qui furent :
  1. François, qui suit ;
  2. Mathieu, chef de la branche de la Feuilleterie, rapportée en § II. ;
  3. Guyonne, qui était mariée à Hilaire Rivaud, d'après Augustin Bobe (voir l'article RIVAUD) ;
  4. Suzanne, qui, avec sa soeur et son frère Mathieu faisait un partage le 10 novembre 1576 ;
8. — Bessac (François de), écuyer, seigneur de Saint-Saviol, épousa Jeanne de Saint-Félix. Ils se faisaient une donation mutuelle le 8 mai 1576. Il fut confirmé dans sa noblesse par les élus de Poitiers le 7 janvier 1585, et, le 8 octobre 1587, il vendait sa terre de Saint-Saviol à Jean Eschallé, écuyer, seigneur du Magnou. François se distingua dans la carrière des armes et servit sous Henri IV et Louis XIII, qui l'honorèrent de plusieurs lettres ; il fut nommé gouverneur de Crécy-en-Brie, puis envoyé dans le Mâconnais. Il s'y maria avec Hélène de Longecombe, et de ce second mariage sont issus 15 enfants dont :
  1. Pierre, seigneur de Varennes près Mâcon, qui, après avoir servi dans les mousquetaires du roi obtint une compagnie dans le régiment de Saint-Luc ; il succéda à son père dans ses charges de lieutenant de Roi en Mâconnais, et de gouverneur de la ville de Pont-de-Vesle, devint chef de régiment de Saint-Luc, puis guidon des gendarmes d'Anjou, après son frère Henri, et enfin bailli ou sénéchal du Mâconnais ;
  2. Henri, servit comme Pierre dans les mousquetaires du roi, puis passa enseigne dans le régiment de Saulx-Lesdiguières, et était guidon des gendarmes d'Anjou lorsqu'il mourut ;
  3. Jean, entré au service du duc de Savoie, mourut en étant maréchal de ses camps et armées, et gouverneur de la province de Carmagnole ;
  4. Honoré, qui avait suivi son frère Jean au service du duc de Savoie, y fut tué à l'âge de 22 ans, capitaine au régiment de Félix ;
  5. Claude, qui suit ;
9. — Bessac (Claude de), écuyer, seigneur de Varennes, d'abord destiné à l'état ecclésiastique, rentra dans le monde, ses frères n'ayant point d'enfants. Il épousa René-Louise de Rochechouart de Monpipeau, morte la première année de son mariage. On ignore s'il eut un second mariage et une postérité. Il est qualifié de comte de Varennes dans un arrêt du Conseil d'État du 3 août 1688, rendu dans un procès dans lequel il était intéressé.



§ II. Branche de la Feuilleterie

La Feuilleterie (extrait de
la Monographie de
Saint-Saviol
, H. Dechambe)
8. — Bessac (Mathieu de), écuyer, seigneur de la Feuilleterie, fils puîné de Jean et de Jeanne de Saint-Jouin (7e degré, § Ier.), obtint, le 18 octobre 1584, une confirmation de noblesse de M. Malon. Il recevait, le 19 octobre 1587, les aveux de plusieurs tenanciers et fut nommé, le 23 décembre 1588, curateurs des enfants mineurs de Jean Eschallé, seigneur de Linazay. Il était décédé avant le 9 décembre 1608, date de la curatelle de ses enfants mineurs décerné à un autre Jean Eschallé, écuyer, seigneur du Magnou. Il avait d'abord épousé le 13 octobre 1578, Jeanne Girard de la Gertillière, et s'était remarié à Antoinette de Blom, veuve de Pierre de Feydeau, écuyer, seigneur de la Mothe de Persac en partie, et fille de Léon, écuyer, seigneur de Besonneau, et de Louise de la Croix. De son premier lit, naquirent :
  1. Louis, qui suit ;
  2. Angélique, mariée, le 20 octobre 1612, à Jean Bellin, sieur d'Erry ;
9. — Bessac (Louis de), écuyer, seigneur de la Feuilleterie, épousa, le 4 mars 1612, Yolande de Feydeau, fille de feu Pierre et d'Antoinette de Blom, sa belle-mère. Dès le 20 octobre 1606, il y avait eu un contrat passé entre les parties, mais le mariage n'avaait pas eu lieu pour des considérations d'intérêts. Louis était mort avant le 29 avril 1622, comme il ressort d'une quittance délivrée à Yolande de Feydeau qui, le 9 juillet 1627, rendait au château de Civray aveu des terres qu'elle possédait dans sa mouvance ; elle fut maintenue noble le 30 juin 1634, avec ses enfants par les élus de Poitiers, qui étaient :
  1. Gaspard, qui suit ;
  2. Charlotte ;
  3. Marie, comme il ressort d'une donation que leur fait le 7 mars 1628, Jean Eschallé, seigneur de la Febretière et du Magnou ;
10. — Bessac (Gaspard de), écuyer, seigneur de la Feuilleterie, épousa Marie du Theil, comme il ressort d'une transaction passée avec ses soeurs au sujet des successions de leurs père et mère le 19 septembre 1669. Le 21 septembre 1671, il achetait une pièce de terre, et figure au contrat de mariage de son fils, qui fut :
  1. Charles, qui suit ;
11. — Bessac (Charles de), écuyer, seigneur de la Feuilleterie, en rendit hommage au château de Civray en 1667 et en 1716. Il naquit vers 1662 et mourut le 12 novembre 1723. Il fut inscrit d'office dans l'Armorial d'Hozier. Il avait épousé, le 19 février 1688, Élisabeth de Fleury, fille de Jean, écuyer, seigneur de la Raffinière, et de Magdeleine de Reigner, née vers 1665 et qui fut inhumée le 19 novembre 1698 à Saint-Saviol. Veuf, il épousa en secondes noces Barbe-Renée de Vanne, fille de Jacques, écuyer, seigneur de Peuchaux, comme on le voit par un compte fait entre elle et Philippe, son beau-fils, le 16 avril 1731. Celle-ci, née vers 1664, fut inhumée le 20 décembre 1742 à Saint-Saviol. De son premier lit, dont il eut :
  1. Jean, baptisé le 29 octobre 1692 à Saint-Saviol et inhumé le 10 janvier 1698 au même lieu ;
  2. Philippe, écuyer, seigneur de la Feuilleterie, en rend hommage au château de Civray les 10 mai 1726 et 30 décembre 1733. Baptisé le 12 septembre 1694 à Saint-Saviol (il a pour parrain mon ancêtre François Bonnet, voir l'article BONNET), il était décédé avant 1744, car il y eut cette année une saisie féodale faite, au nom du roi, sur ses héritiers, pour défaut d'aveu rendu par eux, et le 7 août eut lieu l'adjudication des biens saisis. J'ajouterais que Philippe de Bessac fut le parrain de Charles Philippe Pissard, baptisé le 24 avril 1705 à Saint-Saviol, le demi-frère de mon ancêtre Jacques Pissard ;
  3. René, qui suit ;
  4. Louise, baptisée le 9 novembre 1698 à Saint-Saviol et inhumée le 4 mai 1704 au même lieu ;
12. — Bessac (René-Charles de), écuyer, seigneur de Saint-Saviol et de la Feuilleterie, fut baptisé le 10 novembre 1695 à Saint-Saviol. Il partagea avec son frère le 26 juin 1724. Il avait épousé, le 29 avril 1720 à Saint-Saviol, Jeanne Marteau, fille d'Antoine, syndic de la paroisse. Il fut inhumé le 5 novembre 1729 à Saint-Saviol et le 27 janvier 1730 eut lieu la curatelle de ses enfants, qui furent :
  1. Philippe, baptisé le 1 février 1721 à Saint-Saviol ;
  2. Marie, baptisée le 8 octobre 1722 à Saint-Macoux et inhumée le 21 janvier 1758 dans l'église de Saint-Saviol. Elle avait épousé, le 17 juin 1749 à Étienne de Poisdebon, écuyer, seigneur d'Angles ;
  3. Madeleine, baptisée le 12 novembre 1724 à Saint-Saviol et inhumée le 30 mai 1732 au même lieu ;
  4. Renée, baptisée le 25 février 1727 à Saint-Saviol et inhumée le 3 octobre 1732 au même lieu ;
  5. René-Jacques, qui suit ;
13. — Bessac (René-Jacques de), chevalier, seigneur de Saint-Saviol et de la Feuilleterie, fut baptisé le 19 octobre 1729 à Saint-Saviol. Il servit dans la brigade de l'escadron de Vassé, au ban de 1758 réuni à Saint-Jean-d'Angély et assista à l'assemblée de la noblesse convoquée à Poitiers en 1789 pour nommer les députés aux États généraux. Il avait épousé, le 25 juillet 1759 à Civray, Marie-Élisabeth Motheau, baptisée le 20 novembre 1734, fille de Louis, procureur, et de Marie Daniau. Il mourut le 12 vendémiaire de l'an VII au château de la Feuilleterie, à Saint-Saviol. De son union, naquirent :
  1. Marie-Élisabeth Félicité, baptisée le 12 juin 1760 à Saint-Saviol et décédée le 27 novembre 1815 au même lieu, avait épousé, le 21 germinal de l'an VII, à Charroux, Jean-Baptiste de Brilhac, né vers 1761, fils de François Hyppolite et de Dorothée de Guillon, veuf de Marie-Joseph de Maubois ;
  2. Suzanne Ursule, baptisée le 22 octobre 1761 à Saint-Saviol ;
  3. René-Jacques, baptisé le 5 octobre 1762 à Saint-Saviol ;
  4. Louis-Olivier, baptisé le 18 octobre 1763 à Saint-Saviol, qui assista avec son père à la réunion de la noblesse en 1789 ;
  5. Jeanne-Luce, baptisée le 20 octobre 1764 à Saint-Saviol ;
  6. Marie-Victoire, baptisée le 27 décembre 1765 à Saint-Saviol et inhumée le 20 novembre 1767 au même lieu ;
  7. Jeanne-Euphrosine, baptisée le 12 février 1767 à Saint-Saviol ;
  8. Charles, baptisé le 12 février 1768 à Saint-Saviol, qui servit dans la gendarmerie. Il émigra en 1791 et fit campagne de 1792 dans l'armée des Princes, dans la 4ème compagnie noble de Poitou-Infanterie ;
  9. Françoise-Antoinette, baptisée le 2 avril 1769 à Saint-Saviol ;
  10. Jean-Modeste, baptisé le 15 juin 1770 à Saint-Saviol, fut élève aux gardes françaises en 1781 et mourut le 2 avril 1783 ;
  11. Suzanne, baptisée le 2 novembre 1772 à Saint-Saviol ;
  12. Marie-Anne, baptisée le 6 juin 1774 à Saint-Saviol, fut mariée, le 10 nivôse de l'an VIII, à Charroux, à Louis-David Machet, baptisé le 2 juin 1750 à Charroux, fils de Louis, sieur de la Martinière, et de Marie-Anne Couillebault, veuf de Françoise Corderoy. Celui-ci fut président de l'administration municipale du canton de Charroux ;


samedi 18 mai 2013

VENASSIER (de)

D'après Olivier Sébaux, dont je tiens à remercier pour ses précisions, les de Venassier était de souche limousine. En effet, « Jean de Venassier, sieur de la "Crose", fait requête au parlement de Bordeaux contre Pierre Morel, seigneur de Chabannes, conseiller du roi et président du présidial de Limoges, les terres de Chabanne-Guerchy, acquise en 1649 par ce dernier se trouvait sur Saint-Pierre-de-Fursac (Creuse), paroisse mitoyenne de Paulhac et de Saint-Étienne-de-Fursac, où les Venassier, seigneurs de Beauvais et de l'Âge-au-Seigneur trouvaient leur filiation ». Famille de Savigné, qui vint s'établir ensuite sur Poitiers au début du XVIIIe siècle.
VENASSIER (Simon de), écuyer, sieur de Beauvais, paroisse de Paulhac, épousa, d'après Le nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, tome 4 (page 247), établi par l'abbé Joseph Nadaud (1863-1882), Isabeau de Louche, dont : 1) Pierre, enterré dans l'église de Bussière-Dunoise le 18 mai 1680.
VENASSIER (Jacques de), écuyer, sieur de Lage, paroisse du bourg de Salanhac, épousa, d'après le même ouvrage, Françoise de Vaucourbeix, dont : 1) André, baptisé le 15 juin 1661.
VENASSIER (Jean de), sieur de la Croix, épousa, entre 1660 et 1680, d'après les éléments communiqués par Olivier Sébaux, Anne Guérin de Chabannes-Judaud, fille de Simon et d'Anne Guilhot. Il s'agit probablement soit le père, soit le même que celui qui suit.
§ Ier.
1. — VENASSIER (Jean de), avocat en parlement, fut l'époux d'Élisabeth Maron, fille de François, sieur de la Pierrière, et de Marie Guyot. C'est probablement lui qui fut reçu d'office dans le Grand Armorial d'Hozier en 1700, sous le titre de bourgeois de Civray, portant « de sable, à un sautoir composé d'argent et de gueules ». Il semble avoir été l'époux en secondes noces de Renée Dautefond, inhumée le 1er février 1708 à Savigné, inhumation en présence de Jean de Venassier, son époux, Marie Guyot, Françoise et Martial de Venassier. Qualifié de sieur de la Croix, il épousa, en dernières noces, le 5 août 1709, à Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, Jeanne Mondion. De ses unions, naquirent : 1) Jean, né vers 1686 et inhumé le 16 avril 1732 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers, fut procureur au présidial de Poitiers. Il épousa, le 28 septembre 1711 à Pranzay (Vienne), Marie-Anne Nau, fille du sieur de la Sauvagère. De leur union, naquirent a) Marie-Louise, baptisée le 5 septembre 1712 à Saint-Porchaire de Poitiers, qui épousa par contrat du 4 mai 1732 devant Darbez, notaire à Poitiers, et par cérémonie du 13 mai 1732 à  Notre-Dame-la-Petite de Poitiers, Jacques Deschamps, fils de Gabriel et de Marie Girard, procureur au présidial de Poitiers. Elle fut inhumée le 31 janvier 1768 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers. b) Marie-Thérèse, jumelle, baptisée le 18 août 1713 à Saint-Porchaire de Poitiers. Elle épousa, le 2 mai 1741, en la même paroisse, Jean-Baptiste Gadiou, sieur de la Trévaudrie, procureur au présidial de Poitiers et originaire de la paroisse de Saint-Junien de la Chapelle-Pouilloux, fils de Gabriel et de Marie Dousteron, en présence de sa mère Marie-Anne Nau. Elle fut inhumée le 1er janvier 1767, même paroisse. c) Jean-Martial, jumeau, baptisé le 18 août 1713 à Saint-Porchaire de Poitiers, fut inhumé le 22 décembre 1714 en la même paroisse. d) Jean, baptisé le 11 décembre 1714 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers. e) Anne, baptisée le 19 novembre 1715 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers et inhumée sans alliance le 24 novembre 1762 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers. f) Marie-Anne, baptisée le 6 juillet 1718, à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers. g) Marguerite, baptisée le 18 novembre 1718, à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers, qui épousa par contrat du 21 avril 1739 devant Darbez et le 21 dudit mois, à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers, Amador Jean Venault. Veuve, elle épousa, le 17 mai 1747, en la même paroisse, Louis Pascal Girault, fils de Pierre et de Jeanne Baillon. Elle fut inhumée le 17 juillet 1792 à Verrières. h) François, baptisé le 14 décembre 1723 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers, épousa, le 14 février 1757, à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers, Louise-Radégonde Greffier, née vers 1715, veuve de Jean Chaban. 2) Martial, qui suit. 3) Françoise, qui épousa, le 19 septembre 1710, à Savigné, Henry Collin, sieur du Mérichard, de la paroisse de Rom (Deux-Sèvres). 4) Jeanne, du second lit, née vers 1709, qui épousa, le 9 juin 1739, à Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, Pierre Jarriau, procureur au présidial de Poitiers, fils de Pierre, notaire à Fenioux-en-Gâtine, et de Colombe Veillon. Elle fut inhumée le 25 novembre 1783 à Saint-Didier de Poitiers.
2. — VENASSIER (Martial de), né vers 1697, procureur au présidial, qui épousa par contrat du 17 mars 1717 devant Duchastenier, notaire à Poitiers, Geneviève Carré, fille de Jean, bourgeois, et de Marguerite Joubert. Ils testèrent le 24 mai 1725, devant Charraudeau et Duchastenier. Martial de Venassier épousa, en secondes noces, par contrat du 29 juin 1733, devant Charraudeau, Élisabeth Nivard, fille de René, sieur de Courgé, et d'Anne Piot. Il fut inhumé le 13 février 1742 dans l'église de Saint-Michel de Poitiers. De son premier lit, naquit : 1) Jean, du premier lit et évoqué dans son second contrat de mariage, qui suit.
3. — VENASSIER (Jean de), fut baptisé le 15 mai 1718 à Saint-Michel de Poitiers, en présence de son oncle Jean, parrain. Il épousa le 28 novembre 1742, à Saint-Savin de Poitiers, Marie-Radégonde Bert, fille d'Étienne, bourgeois de la maison commune de la ville, et de Marie-Jeanne Joussant. Un certain Bert, son frère, fut échevin de Poitiers en 1774. Jean de Venassier mourut le 31 août 1767 et fut inhumé le lendemain dans le cimetière de la paroisse de la Résurrection, à Poitiers. De leur union, naquirent : 1) Jérôme Jean Martial, qui suit. 2) Marie-Radégonde Adélaïde, baptisée le 20 juin 1750 à Saint-Michel de Poitiers, mourut le 20 mars 1773 et fut inhumée le lendemain à Saint-Cybard de Poitiers.
4. — VENASSIER (Jérôme Jean Martial), naquit le 6 octobre 1743 et fut baptisé le lendemain à Saint-Michel de Poitiers et décéda le 31 janvier 1823 à Romagne. Il épousa, le 20 septembre 1774, à Saint-Hilaire-de-la-Celle, Marie-Victoire Dupont, née vers 1756 et décédée le 4 mai 1826 à Romagne, fille de François, écuyer, conseiller du roi et échevin de l'hôtel de ville de Poitiers, et de Marie-Radégonde Mallet. De leur union, naquirent : 1) Marie-Radégonde Victoire, baptisée le 8 juillet 1775 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers. Elle épousa, le 20 thermidor de l'an VIII (8 août 1800), à Sommières-du-Clain, Alexis Bouchet, propriétaire à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), né le 9 octobre 1771 à Chenay (Deux-Sèvres), fils de Jacques Joseph Bouchet et Marie-Julie Bert. Elle mourut le 15 juin 1857 à Romagne. 2) Jérôme Jean Martial, baptisé le 9 septembre 1776 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers et fut inhumé le 15 octobre suivant à Magné (Vienne). 3) François Jérôme, baptisé le 10 novembre 1777 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers et  décédé le 20 août 1850 à Romagne. Il épousa, le 15 juillet 1822, à Poitiers, Victoire Marie Trichet, fille de René et de Victoire Delamazière, née vers 1784 et décédé le 16 janvier 1863 à Romagne. 4) Marie-Alexandre, baptisé le 11 février 1780 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers. 5) Jean-Baptiste Marin, baptisé le 6 avril 1783 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers et mourut le 12 avril 1843 à Romagne. Il épousa, le 20 août 1823, à Poitiers, Marie-Adélaïde Élisabeth Trichet, fille de René et de Victoire Delamazière et soeur de Victoire Marie (voir ci-dessus), née vers 1785 et décédée le 1er mars 1863 à Romagne. De leur union, naquit : a) Louis Martial Alexandre Jean, né le 26 novembre 1824 à Poitiers et décédé le 13 juin 1855 à Romagne. 6) Jeanne Adélaïde, baptisée le 5 octobre 1788 à Magné et décédée le 2 décembre 1860 à Usson-du-Poitou (Vienne), épousa, le 2 février 1824, à Romagne, René Honoré Bertrand, né vers 1797 et décédé le 4 septembre 1841 à Blanzay, fils de Louis et de Marie-Anne Tercier de Beauregard.

jeudi 16 mai 2013

CHEIN

CHIN (Louis), maître sargetier à Civray, naquit vers 1580 et fut inhumé le 26 février 1670 à Civray. Il était l'oncle de Sébastien Chin, marchand au bourg de Champagné-Saint-Hilaire. Il avait épousé Julienne Daiguemont, née vers 1597 et inhumée le 19 août 1662 au grand cimetière de Civray, dont il eut : 1) Marie, née vers 1611 et inhumée le 22 mai 1624 à Civray. 2) Louise, baptisé le 25 juin 1615 à Civray. 3) Marguerite, baptisée le 20 août 1617 à Civray et inhumée le 9 mai 1628 audit lieu.
Signature de Gabriel
Chin en 1617
CHIN (Gabriel), marchand poêlier à Champagné-Saint-Hilaire, était le parrain de Marguerite Chin, fille de Louis et de Julienne Daiguemont (voir ci-dessus). Il fut le père d'au moins : 1) Pierre, sieur du Couldret, fut, croit le Beauchet-Filleau, également lieutenant du vice-sénéchal de Civray, par provisions du 16 janvier 1665. Né vers 1614, il fut inhumé à Couhé le 6 mai 1680, laissant pour veuve Judith Aymé, et 2 enfants : a) Perrine, née vers 1648 et inhumée le 24 septembre 1710 à Couhé, mariée le 29 avril 1680 au même lieu, à Louis-Jean-Auguste de Lauzon, écuyer, seigneur de Chezeaux, né vers 1652 et inhumé le 24 février 1693, fils de Jean, sieur de Prémilly, de la Poupardière, de la Roullière, de Nolliers, du Pin-Trimoulais et du Vieux-Viré, et de Suzanne Garnier. Perrine est témoin du mariage de Stéphanie Guilloteau, mon ancêtre, fille de Pierre Guilloteau et de Marie Chein (voir plus bas). b) Françoise, baptisée le 14 juin 1663 à Champagné-Saint-Hilaire. 2) Jean, sieur de Jarjaillon, fut l'époux de Catherine Aubuineau, demeurant à Vivonne.
CHEIN (Catherine) fut marraine le 11 octobre 1660 à Charroux, de Charles, fils de Jean Chein, sieur du Coulombier (Branche du Coulombier, 1er degré).
CHEIN (Jean), sieur des Poiriers, lieutenant du vice-sénéchal de Civray, prenait de même la qualité d'écuyer en 1636. Il eut de sa femme Marie Prévérault : 1) Pierre, sieur de Besrin, était conseiller du roi, lieutenant en la maréchaussée de Civray en 1660. Il épousa Élisabeth Bricauld, fille de Pantaléon, sieur de Loches, et d'Isabeau Robert, et était décédé avant le 4 mai 1701, époque de la mort de sa femme.
CHEIN (Jacques), sieur du Puymally, notaire royal et juge sénéchal, fut l'époux de Marie Cousturier, puis de Marie Chambier en secondes noces.  De son premier lit, il eut au moins : 1) Jacques, sieur du Poirier, habitant Villefagnan, qui épousa par contrat du 2 février 1653, devant Baudrant, notaire à Ruffec, Louise Baribaud, fille de Louis, sieur du Petit Bois, et de Catherine de la Motte, demeurant à Boignoux, paroisse de Londigny (2 E 4975, source J.-C. Vrillac). Paul Chein, sieur de Périssac, et son épouse Catherine Dunoyer signèrent dans ce contrat (voir ci-dessous).
CHEIN (Marie), fut l'épouse de Jean Parpaillon, marchand, habitant à Villefagnan, d'où : Marie, qui épousa par contrat du 15 janvier 1675, reçu par Baudrant, Jean Bailloux, aussi marchand, fils de Jean et de Suzanne Raffoux, du village des Mottes, paroisse de Saint-Martin-du-Clocher (2 E 4979, source J.-C. Vrillac). Elle a pour frères germains Jean, François, Daniel, Pascal et Isaac Parpaillon.
CHEIN (Marie), avait épousé Jean Corderoy-du-Tiers, comme on le voit par le baptême de leur fils Louis, le 4 avril 1744 à Pressac.
§ Ier. branche de Périssac
1. — CHEIN (N.) fut le père d'au moins : 1) Paul, qui suit. 2) Anne, qui épousa, le 25 juin 1626, Jacob Forestier, écuyer, seigneur du Theil. Ce nom est retrouvé dans une présentation de causes, pour Jacob Fourestier, écuyer, seigneur de Landrodière, en 1638. Le 16 juillet 1703, un acte relatif à la mise en possession des biens de Jacob Fourestier, sieur des Coudrais, et de ses soeurs, sorties du royaume pour cause de religion, est établi par la sénéchaussée de Civray. Le 24 mai 1710, dans ce même greffe, est établi un jugement d'envoi de possession des biens de demoiselle Forestier, fille de Jacob, sieur du Teil, et d'Anne Chein, décédée dans les prisons de Civray (où elle était enfermée pour cause de religion), au profit de Catherine Chein, veuve de David Le Mareschal, seigneur de Belle-Plaine, Jacob et Pierre Guény, et des enfants d'Antoine Rousseau et de Marie Guény, sa femme.
2. — CHEIN (Paul), sieur de la Couarde et de Périssac (Limalonges), fut marié vers 1630 à Marguerite Coullaud. Il fit accord le 18 juin 1638 avec sa soeur Anne. De son mariage, il eut : 1) Paul, qui suit. 2) Marguerite, qui épousa, par contrat du 26 octobre 1627, devant Goumyn, notaire à Civray, Isaac Guény, sieur de la Chambauderie. Elle fit marier son fils Pierre, sieur de la Chambauderie, le 16 octobre 1673, à Sauzé-Vaussais, à Gabrielle de Rougnac, en présence de Paul Chein, sieur de Périssac, son oncle. Marguerite Chein (dite Marie) et sa fille Anne abjurèrent à Sauzé-Vaussais.
3. — CHEIN (Paul), sieur de Périssac, était dit fils de Paul, sieur de la Richarde, lorsqu'il reçu le 2 janvier 1665, une quittance de Jean de Volvire. Il fut l'époux de Catherine Dunoyer, fille de Pierre, sieur de la Grange, et de Françoise de la Duguie (v. DUNOYER de Civray). De leur union, il semble naître qu'une seule fille : 1) Catherine, née vers 1664, fut inhumée le 8 juillet 1724 au cimetière de Hanc, décédée du jour précédent. Elle fut mariée par contrat du 30 septembre 1684, chez Surreau, notaire à Pliboux, et par cérémonie du 26 septembre 1684, à Chef-Boutonne, à David Le Mareschal, écuyer, seigneur de Belle-Plaine, né vers 1659, fils de Charles, écuyer, sieur du Linault, et de Marie Sacher (v. LE MARESCHAL du Bourgneuf). En 1687, ils avaient un procès avec Marie Green de Saint-Marsault, veuve de Pierre Regnault, chevalier, seigneur de l'Age-Chirot, etc., au sujet de l'hommage de la seigneurie de Montenault que David Le Mareschal disait lui appartenir du chef de sa femme. Catherine était veuve en 1702, époque où la métairie de Besrin fut saisie sur elle. Elle fut inscrite d'office à l'Armorial du Poitou, son nom y fut écrit Chien. Elle portait "d'azur au chevron d'or et un chien d'argent en pointe".
§ II. branche du Coulombier
1. — CHEIN (Jean), écuyer, seigneur du Coulombier, conseiller du roi, lieutenant-général en la maréchaussée de Civray en 1652, épousa Catherine Bricault, née vers 1619, fille de Gabriel, sieur de Verneuil, et d'Esther Robert, qui était veuve en février 1672 et qui fut inhumée le 20 décembre 1694 à Charroux. Leurs enfants furent : 1) Élisabeth, marraine à Charroux le 20 avril 1678, qui hérita de sa tante Marguerite Bricauld en 1705, et qui décéda célibataire en 1732. 2) Charles, qui suit. 3) Gabriel, né vers 1662, écuyer, seigneur de la Maillerie, capitaine au régiment de Limousin, fut parrain à Charroux le 17 mars 1695. Il fut installé trésorier de France au Bureau des finances de Poitiers le 9 mars 1705. Il fit bénir le 8 juin 1716 une chapelle à la Maillerie, et décéda le 21 février 1722. Il fut marié, par contrat du 16 juin 1708, devant Claude Cailler, notaire à Poitiers, et dans l'église Saint-Cybard le 18 juin, à Marguerite Gilbert Spoullet, qui se remaria le 12 juillet 1729 à Jean Daubons, capitaine. De son mariage, il eut  : a) Gaillain, baptisé le 6 mars 1709 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers et inhumé le 21 juin 1710 à Charroux. b) Joseph, né en 1715 et décédé le 8 octobre 1782. c) Gabriel-Joseph, né le 22 août 1716 à Charroux et inhumé le 8 octobre 1732 au même lieu.
2. — CHEIN (Charles), écuyer, seigneur du Coulombier, né le 2 janvier 1660 et baptisé le 20 octobre 1660 à Charroux. Il fut conseiller du roi et commissaire des revues des troupes à Charroux. Il épousa par contrat du 18 décembre 1687, à Civray, Catherine Cartier, née vers 1668, fille de Pierre, sieur de la Chaume, et de Marie Micheau. Écrit Chain, et présenté comme bourgeois de Civray, il fut inscrit d'office à l'Armorial du Poitou en 1700 et portait : « de gueules à la croix ancrée d'argent ».  Il fut inhumé le 15 septembre 1709 dans l'église de Charroux, et sa femme le 4 avril 1723 à Savigné, laissant : 1) Charles, baptisé le 16 novembre 1688 à Charroux, fut prieur de Vie en 1723. 2) Marguerite, baptisée le 26 octobre 1689. 3) Anne-Françoise, baptisée le 18 janvier 1691 à Charroux, et inhumée le 26 mai 1751 au même lieu, mariée le 4 août 1720 à Charroux à Pierre Bourdier, sieur de la Maillerie, fils d'Étienne, sieur de Saint-Laurent, et de Marguerite de Villette, avocat au siège présidial de Poitiers puis sénéchal de Charroux, baptisé le 5 novembre 1671 et inhumé le 26 avril 1734, qui était veuf en premières noces de Marie Thorin. 4) Charles-René, écuyer, seigneur du Coulombier, fut baptisé le 4 septembre 1697 à Charroux. Il était en 1717 lieutenant au régiment de Limousin.
§ III. branche de Lusignan
1. — CHEIN (Pierre), fut marchand tondeur au faubourg de Lusignan où il décéda avant 1649. Il fut époux de Jeanne Gornard, qui testa le 7 avril 1654 devant Lauvergnat, notaire à Lusignan, avec donation de 500 livres à sa fille Marie, puis de nouveau le 30 mai 1659 devant le même notaire. Elle décède avant le 4 février 1661, date à laquelle il y eut procès entre ses enfants et la famille Journault, toujours devant Lauvergnat. De leur union, naquirent : 1) Antoine, époux de Renée Bernier, née vers 1630 et inhumée le 5 juillet 1700 à Sanxay (Vienne). De leur union, ils eurent : a) Marie, baptisée le 13 août 1651 à Enjambes. b) François, baptisé le 5 janvier 1653 à Enjambes. 2) Marie, qui épousa, le 12 octobre 1655, à Payré (Vienne), Pierre Guilloteau, fils de Charles et de Renée Lelièvre. Il s'agit de mes ancêtres. 3) Pierre, qui suit. 4) Jeanne, née vers 1628, qui fut l'épouse de Jean Brun, né vers 1628, marchand poêlier. Elle testa le 15 octobre 1686 devant Venault, demeurant à Lusignan, où elle donna tous ses biens meubles et domaines anciens en usufruit à son mari, à charge qu'il rende, après son décès, tous les biens à sa fille, Jeanne, née vers 1659, sa seule héritière, épouse de François Pignet, marchand tanneur. Elle révoqua le testament le22 octobre 1686 et le voulut nul, son mari, étant au lit, testa ce même jour et donna ses biens en usufruit.
2. — CHEIN (Pierre) fut maître sergier à Enjambes (commune rattachée à Lusignan). Il épousa par contrat du 16 septembre 1649, devant Lauvergnat, Marie Pin, née vers 1633, et inhumée le 3 juin 1678 à Enjambes, fille de Jean, marchand, et de Marie Mignoton. De leur union, naquirent : 1) Jean, baptisé le 22 juin 1654. 2) Marie, baptisé le 14 mars 1660. 3) Pierre, qui épousa, le 30 novembre 1684, Élisabeth Simonnet. 4) Charlotte, baptisée le 31 août 1664. 5) Marie, baptisée le 25 avril 1667. 6) Jean, qui suit. 7) François, marchand, baptisé le 24 mai 1672. Il épousa, en premières noces, le 25 avril 1706 à Payré, Suzanne Chantereau, puis, veuf, le 29 janvier 1714, à Pranzay, Madeleine Brun.
3. — CHEIN (Jean), baptisé le 29 octobre 1669 et inhumé le 5 mai 1724. Sergier, il fut l'époux de Marie Dubault, née vers 1678 et inhumée le 1er janvier 1708. De leur union, naquirent : 1) Marie, née vers 1698 et inhumée le 24 septembre 1700 à Enjambes. 2) Jean, baptisé le 12 octobre 1702, qui épousa, le 19 octobre 1728, Marie Groussin, née vers 1703 et inhumée le 30 juillet 1760. De leur union, ils eurent : a) un garçon baptisé le 15 septembre 1729 à Enjambes. b) Pierre Jean, baptisé le 10 août 1732 à Enjambes. c) Marie, baptisée le 9 décembre 1734 à Enjambes. d) Jean, baptisé le 3 octobre 1737 à Enjambes et inhumé le 27 octobre 1739 audit lieu. e) Jean, baptisé le 19 octobre 1741 à Enjambe. f) Pierre, baptisé le 19 août 1743 à Enjambes. 3) Pierre, qui suit.
4. — CHEIN (Pierre), baptisé le 29 juin 1705 à Enjambes, épousa, le 4 juillet 1729, au même lieu, Marie-Radégonde Boyer. Ils eurent : 1) Louis, baptisé le 1er novembre 1732 et inhumé le 12 août 1734 à Enjambes. 2) Pierre-François, baptisé le 26 mars 1735 à Enjambes. 3) Marie-Radégonde, baptisée le 7 janvier 1738 à Enjambes. 4) Pierre, baptisé le 23 avril 1741 et inhumé le 10 août suivant. 5) Marie-Anne Françoise, baptisée le 5 août 1742 et inhumée le 15 du même mois. 6) Pierre-François, qui suit.
5. — CHEIN (Pierre-François) fut baptisé le 18 avril 1745 à Lusignan. Il épousa, le 9 octobre 1764, au même lieu, Marie-Anne Renou. De leur union, naquit : 1) Jean-Baptiste, qui suit.
6. — CHEIN (Jean-Baptiste) fut baptisé le 9 mai 1775 à Jazeneuil (Vienne) et décéda le 20 mai 1855 au même lieu. Il épousa, le 4 mai 1801, à Rouillé (Vienne), Marie Fleury, baptisée le 20 avril 1782 à Jazeneuil et décédée le 31 mars 1839 au même lieu. De leur union, ils eurent : 1) Madeleine, née vers 1804 à Jazeneuil. Elle épousa, le 29 janvier 1822, au même lieu, Pierre Parnadeau, né vers 1798.
Sources : Dictionnaire historique et généalogique du Poitou, Beauchet-Filleau, tome 2, p. 370 & tome 4, p. 474. Familles protestantes au travers des actes, Marie-Reine Sire, tome 2, p. 157. Histoire de Civray, Augustin Bobe, 1935. Remerciements spéciaux aux bénévoles du Fil d'Ariane.

mercredi 15 mai 2013

BRÉCHON

§ Ier.
1. — BRÉCHON (Barthélémy), fut l'époux d'Hilaire Bareuil, fille de Guillaume et de Jacquette Daveu, dont il eut : 1) Jacques, qui suit. 2) François, baptisé le 3 août 1608 à Lussac-les-Châteaux. 3) Jean, baptisé le 23 juin 1610. 4) Renée, baptisé également le 23 juin 1610. 5) Laurent, baptisé le 29 novembre 1612. 6) René, baptisé le 6 avril 1614. 7) Louise, baptisée le 20 septembre 1621 à Lussac-les-Châteaux, fut l'épouse de Charles Billon, baptisé le 31 mai 1618.
2. — BRÉCHON (Jacques), baptisé le 21 janvier 1607 à Lussac-les-Châteaux, y fut procureur fiscal et notaire. Il était l'époux, en premières noces, de Marguerite Ferron, baptisée le 28 septembre 1614, fille de René et de Renée Lenoble, puis, veuf, de Bonnaventure Martinet, baptisée le 7 décembre 1604 et inhumée le 8 novembre 1670, fille de François et de Simone Laumonier. De ses unions lits, il eut : 1) Gabriel, baptisé le 28 septembre 1633. 2) Jeanne, baptisée le 25 février 1635. 3) Barthélémy, qui suit. 4) Hilaire, baptisé le 12 janvier 1638. 5) Jean, baptisé le 16 septembre 1642, qui épousa, le 8 févrer 1671, à Lussac-les-Châteaux, Étiennette Cailleau, dont il eut : a) Marie, baptisée le 11 novembre 1671. b) Anne, baptisée le 12 mars 1674. c)  Jeanne, baptisée le 29 juin 1678. 6) Bonnaventure, du second lit, baptisée le 21 octobre 1647. 7) Marie, baptisée le 7 mars 1651 à Lussac-les-Châteaux, qui épousa, le 23 août 1672 au même lieu, François Marand, sieur de Chesotte.
3. — BRÉCHON (Barthélémy), fut apothicaire. Il épousa, le 31 janvier 1663, à Lussac-les-Châteaux, Marie Delage, baptisée le 7 novembre 1641, fille de Barthélémy, maître serrurier, et d'Élisabeth Caillault. Veuf, il épousa, en secondes noces, le 23 mai 1680, Marie Mathorais, fils d'Antoine et de Perrette Sicard. De son premier lit, naquirent : 1) Jean, qui suit. 2) Martial, baptisé le 20 octobre 1664. 3) Hilaire, baptisé le 10 octobre 1665. 4) Mathurin, baptisé le 30 septembre 1666. 5) Marie, baptisée le 29 février 1668. 6) Marguerite, baptisée le 2 mai 1669. 7) Pierre, bourgeois, baptisé le 2 septembre 1670 à Lussac-les-Châteaux et inhumé le 1er février 1706 au même lieu, qui épousa, le 22 février 1694, à Concise (commune rattachée à celle de Montmorillon, Vienne), Anne Gendre, dont il eut : a) Charles, baptisé le 24 décembre 1695 à Lussac-les-Châteaux. b)  Marie, baptisée le 11 août 1697. 8) Marie, baptisée le 30 août 1671. 9) Marie, baptisée le 8 novembre 1673, qui épousa, le 14 juillet 1692, Fleurant Fleury, natif de Moulismes. 10) François, baptisé le 16 octobre 1674. 11) Marguerite, baptisée le 7 novembre 1675. 12) Jacques, baptisé le 1er février 1677. 13) Claude, baptisé le même jour 1er février 1677. 14) et Alexis, troisième triplés, baptisé le 1er février 1677.
4. — BRÉCHON (Jean), baptisé le 6 octobre 1663, était notaire de Lussac-les-Châteaux de 1687 à 1727 et procureur dudit lieu. C'est en cette qualité qu'il fut inscrit d'office dans l'Armorial général d'Hozier, et portait : "d'argent, à une fasce d'azur crenelée de trois pièces massonées de sable". Il épousa, le 1er juin 1695, Gabrielle Arnaudet, baptisée le 6 mai 1672 et inhumée le 28 mars 1725, fille de Martial, sieur de la Baillonière, et de Bonnaventure Richard. De son mariage, naquirent : 1) Jean Antoine, baptisé le 5 mars 1696 et inhumé le 23 mars 1727, fut l'époux de Marguerite Chantioux, dont il eut : a) Marguerite, baptisée le 19 juin 1721. 2) Thérèse, baptisée le 16 janvier 1698. 3) Louise, baptisée le 6 mars 1699. 4) Martial, baptisé le 10 octobre 1700 et inhumé le 3 mai 1702. 5) René, baptisé le 2 octobre 1701 et inhumé le 19 février 1732, fut vicaire et prêtre prieur de Loubressac. 6) Jeanne, baptisée le 17 mai 1703. 7) Louise Élisabeth, baptisée le 3 juin 1704. 8) et Joachim Jacques, son jumeau, baptisé le même jour. 9) Marguerite, baptisée le 12 novembre 1705, qui épousa, le 4 mars 1731, à Lussac-les-Châteaux, Étienne Dampierre, seigneur de Boisgirard. 10) Gabrielle, baptisée le 22 juillet 1708, qui épousa, le 28 février 1729, Jean-Baptiste Claveau, maître chirurgien et juré royal. 11) Fleurant, baptisé le 22 juillet 1708 et inhumé le 13 août 1719 à Bouresse (Vienne). 12) Marianne, baptisée le 12 juin 712 et inhumée le 2 mars 1765 à Usson-du-Poitou, mariée le 10 juin 1732, à Lussac-les-Châteaux, à Pierre Seillier, seigneur de la Motte, premier huissier audiencier du siège d'Usson, né vers 1700 et inhumé le 27 janvier 1767. 13) Pierre, qui suit.
5. — BRÉCHON (Pierre), maître chirurgien, fut baptisé le 1er septembre 1716 à Lussac-les-Châteaux et fut inhumé le 29 octobre 1743 au même lieu. Il épousa, le 23 février 1740, Catherine Antoinette Mallet, fille de Jean et de Catherine Bonvoisin, dont il eut : 1) Catherine, baptisée le 27 février 1741, qui épousa, le 28 juillet 1767, à Gouex (Vienne), Jean Guillaumet, né vers 1728 et inhumé le 17 mars 1785 à Lussac-les-Châteaux, veuf de Marie-Anne Bonnin. 2) Radégonde, baptisée le 4 octobre 1742 à Lussac-les-Châteaux et décédée vers 1795, qui épousa, le 8 août 1768, à Persac (Vienne), Jean Roche, sieur de Verdillac, chirurgien, né vers 1742 et inhumé le 25 avril 1779 à Persac (mes ancêtres). 3) Marguerite Gabrielle, baptisée le 3 octobre 1743, à Lussac -les-Châteaux, qui épousa, le 8 avril 1768, à Persac, Louis Mesrine, chirurgien, baptisé le 22 décembre 1741 au Vigeant, fils d'Antoine et d'Éléonore Thévenet.

lundi 13 mai 2013

PETIT de la Broue

§ Ier. Branche de la Broue
1. — PETIT (Jean), laboureur, fut l'époux de Jeanne Regeon, née vers 1641 et inhumée le 9 février 1701 à Mauprévoir. De leur union, naquirent : 1) Françoise, épouse de Raymond Trillaud, mourut avant le 15 juillet 1703 sans postérité. Ses biens font l'objet d'un partage le date du 8 mai 1705 devant Doridan, en présence de son mari, de Jean Petit, son père, des deux Antoine, son père et ses frères, ainsi que Jeanne Petit, sa soeur, épouse de Jean Trillaud. 2) Louis, baptisé le 10 février 1659 à Mauprévoir. 3) Antoine, qui suit. 4) Marie, baptisée le 15 janvier 1668 à Mauprévoir. 5) François, baptisé le 15 décembre 1671 à Mauprévoir. 6) autre Antoine, dit le cadet, né vers 1671 et inhumé le 16 mai 1671 à la Chapelle-Bâton, fut laboureur en 1703 puis marchand en 1705, au village de la Bernardrie. Il épousa, le 13 février 1702, à la Chapelle-Bâton, Marie Delafond, née vers 1682 et inhumée le 19 avril 1713 à la Chapelle-Bâton, fille de Laurent, en présence de Jean Petit, de Pierre Delafond et de Jean Garnier. Il transigeait, avec son beau-père, le 15 juillet 1703, devant Doridan (notaire à Charroux), pour entériner les termes de son contrat de mariage passé devant Ledieu et Doridan le 6 janvier 1702, c'est-à-dire la somme de 800 livres et des meubles, consentis par son père. De son union, il eut : a) Jeanne, baptisée le 13 février 1703 à la Chapelle-Bâton. b) Pierre, baptisé le 8 avril 1705 à la Chapelle-Bâton et inhumé le 9 septembre 1706 au même lieu. c) Antoinette, née vers 1710 et inhumée en août 1725 à la Chapelle-Bâton. d) Anne, baptisée le 12 avril 1712 à la Chapelle-Bâton. 4) Jeanne, baptisée le 20 février 1673 à Mauprévoir, épousa, le 14 février 1695, à Chatain, Jean Trillaud. Celui-ci est un neveu de Raymond et de Jeanne Trillaud. Elle est cité dans l'acte d'entérinement du contrat de mariage de son frère Antoine le cadet le 15 juillet 1703.
2. — PETIT (Antoine), sieur des Rochères, naquit vers 1662. Il épousa, le 4 février 1687, à Mauprévoir, Jeanne Trillaud, née vers 1659, de la paroisse de Chatain. Il furent tous les deux inhumés à Mauprévoir, respectivement le 19 août 1734 et le 15 juillet 1728, laissant : 1) Pierre, qui suit. 2) Marie, baptisée le 20 août 1690 à Mauprévoir et inhumée le 28 août 1747 à Saint-Martin-l'Ars, qui épousa, le 21 juin 1712, à Saint-Martin-l'Ars, Jean Lesire, sieur de la Brousse, mes ancêtres (v. LESIRE), en présence de ses père et mère, de Pierre Petit (sans nulle doute son frère), et Antoine Balliot. 1) Louise, baptisée le 4 mai 1693 à Mauprévoir. 2) Françoise, baptisée le 12 janvier 1696 à Mauprévoir et inhumée le 20 mai 1766 au même lieu, qui épousa, le 30 juin 1717, à Mauprévoir, François David, maître chirurgien, né vers 1684 et inhumé le 21 novembre 1743, fils de François et de Philippe Chaumond. 3) Jeanne, baptisée le 15 août 1697 à Mauprévoir. 4) Pierre, baptisé le 13 juillet 1703 à Mauprévoir.
3. — PETIT (Pierre), sieur de la Broue, fut baptisé le 16 novembre 1687 à Mauprévoir. Il ftut notaire et greffier à Charroux. Il fut l'époux de Louise Charraud, née vers 1694 et inhumée le 23 mai 1745 à Mauprévoir. De leur union, naquit au moins : 1) François, qui suit.
4. — PETIT (François), sieur de la Broue, fut baptisé le 10 février 1716 à Mauprévoir et inhumé le 1er juillet 1767 à Mauprévoir. Il épousa, le 5 février 1742, à Saint-Martin-l'Ars, Marie-Anne Pascault, baptisée le 16 avril 1723 au même lieu et inhumée le 22 mars 1779 à Mauprévoir, fille de Charles, sieur de Verneuil, et de Marie-Anne Rogues. Elle était la soeur de Marie-Thérèse Pascault, qui, quelques années plus tard, épousa Jean-Pierre Petit, sieur de la Bougonnière (v. PETIT de la Bougonnière). De leur union, naquirent : 1) Louise, baptisée le 13 octobre 1742 à Mauprévoir. 2) Marie-Anne, baptisée le 22 avril 1744 à Mauprévoir. 3) Pierre, baptisé le 19 mai 1745 à Mauprévoir. 4) Jean, qui suit. 5) Anne, baptisée le 19 octobre 1747 à Mauprévoir. 6) Marie-Anne, baptisée le 2 février 1749 à Mauprévoir. Elle épousa, le 22 mai 1782, à Mauprévoir, Jean Garnier, fils de Jean et de Françoise Parent. 7) François-Mathurin, baptisé le 10 avril 1750 à Mauprévoir. Il fut bourgeois et avait épousé 1°) le 5 août 1782, à Mauprévoir, Charlotte Thorin, née vers 1754 et inhumée le 12 novembre 1782 à Mauprévoir, fille de Jérôme, sieur de la Guillotière, notaire et procureur à Charroux, et de Françoise Motheau, puis, veuf, 2°) le 14 janvier 1785, à Lessac, Marie-Magdeleine Begaud. 8) Marie-Thérèse, baptisée le 14 juillet 1751 à Mauprévoir. 9) Louise-Françoise, baptisée le 26 novembre 1752 à Mauprévoir. 10) Charles, baptisé le 24 octobre 1754 à Mauprévoir. 11) Jeanne, baptisée le 22 avril 1756 à Mauprévoir. 12) Fleurance, baptisée le 10 août 1757 à Mauprévoir. 13) Magdeleine, baptisée le 29 décembre 1758 à Mauprévoir. 14) Marie, baptisée le 11 février 1760 Mauprévoir. 15) Charles, baptisé le 4 avril 1761 à Mauprévoir. Il épousa, le 3 brumaire de l'an VII, à Royan (Charente-Maritime), Marie-Anne Julie Manes, baptisée le 22 juillet 1775 à Saint-Augustin et décédée le 8  fructidor de l'an XI au même lieu. Veuf, il épousa, en secondes noces, le 18 février 1806, à Royan, Magdeleine Fribaud, née vers 1779. Du premier lit, il eut : a) Marie-Anne Désirée, née le 4 fructidor de l'an IX à Saint-Augustin et décédée le 8 germinal de l'an XII au même lieu. 16) François Romain, rapporté en § II. 17) Marie-Modeste, baptisée le 28 septembre 1764 à Mauprévoir.
5. — PETIT (Jean), sieur de la Broue, fut baptisé le 6 juin 1746 à Mauprévoir et décéda le 15 juin 1827 à Payroux. Il épousa, le 19 juillet 1773, à Mauprévoir, Radégonde Thorin, née vers 1750 et décédée le 13 avril 1824 à Payroux, fille de Jérôme et de Françoise Motheau, soeur de Charlotte (voir ci-dessus). De leur union, naquirent : 1) Anne, née vers 1773 et décédée le 3 août 1851 à Payroux. 2) Radégonde, baptisée le 16 décembre 1773 à Mauprévoir. Elle épousa, le 8 pluviôse de l'an IV, à Availles-Limouzine, René Degorce, né vers 1769. 3) Marie, baptisée le 6 décembre 1774 à Mauprévoir. 4) Jean-François, baptisé le 17 mai 1776 à Mauprévoir et inhumée le 26 juin suivant au même lieu. 5) Marie-Julie, baptisée le 11 avril 1779 à Mauprévoir. 6) Marie-Magdeleine Claude, baptisée le 7 juin 1787 à Mauprévoir. 7) André, baptisé le 14 mars 1791 à Mauprévoir.
§ II. seconde branche de la Broue
5. — PETIT (François Romain), sieur de la Broue, fils puîné de François, sieur de la Broue, et de Marie-Anne Pascault, fut baptisé le 5 octobre 1762 à Mauprévoir. Il était, en 1818, sacristain de la commune. Il avait épousé, le 15 septembre 1789, à Mauprévoir, Rose Charlotte Meminaud, fille de Pierre et de Louise Rose Souchay, dont il eut : 1) Rose Victoire, baptisée le 6 avril 1790 à Mauprévoir. Elle épousa, le 22 mai 1821, au même lieu, Pierre Tardieu, menuisier, né le 28 messidor de l'an VI à Montbrun (Charente), fils de Jean Tardieu, serrurier, et de Françoise Bouchet. 2) Pierre Romain, qui suit. 3) Émilie, né le 7 prairial de l'an IV à Mauprévoir, qui épousa, le 2 juin 1818, à Mauprévoir, Félix Bouthet, tailleur d'habits, né le 29 nivôse de l'an V à Charroux, fils de Jean, également tailleur, et de Radégonde Texier.
6. — PETIT (Pierre Romain), baptisé le 13 avril 1791 à Mauprévoir. Propriétaire, il épousa, le 29 novembre 1820 à Queaux, Cécile Pautrot, née le 16 brumaire de l'an III à Queaux. Il fut dans un premier temps instituteur à Queaux, au moins à partir de 1818, charge qu'il occupa lors du mariage de sa soeur Émilie, puis huissier à Lussac-les-Châteaux de 1827 à 1851. Son épouse mourut le 10 octobre 1868 à Lussac-les-Châteaux. De leur union, naquirent : 1) Marie-Anne Cécile Romain, naquit le 9 octobre 1821 à Queaux et mourut le 9 juillet 1822 au même lieu. 2) Romain Jean, qui suit. 3) Marie-Julie, née le 20 décembre 1827 à Lussac-les-Châteaux. 4) Adélaïde, née le 18 février 1832 à Lussac-les-Châteaux. 5) Pierre Charles Médor Stanislas, né le 8 juin 1834 à Lussac-les-Châteaux. 6) Louis Romain, née le 21 octobre 1836 à Lussac-les-Châteaux et décédé le 27 octobre 1836 au même lieu.
7. — PETIT (Romain Jean), né le 4 mars 1825 à Queaux. Clerc d'huissier, il épousa, le 14 juillet 1851, à Chauvigny, Anne Adèle Sury, couturière, née le 26 février 1828 à Chauvigny et décédée  le 6 octobre 1880 à Lussac-les-Châteaux. De leur union, naquit : 1) Marie Cécile Adèle, née le 24 avril 1853 à Lussac-les-Châteaux, qui, sans profession, épousa, le 18 janvier 1883, à Lussac-les-Châteaux, Charles Jacquelin, employé de commerce à Poitiers, né le 29 avril 1845 à Saint-Martin-d'Entraigues (Deux-Sèvres).

samedi 11 mai 2013

PETIT de la Chassagne

§ Ier. branche de la Chassagne
1. — PETIT (N.) fut l'époux de Mathurine Assailly, dont il eut : 1) Antoine, qui suit. 2) Anne, marraine de son neveu Antoine Petit, le 14 février 1656.
2. — PETIT (Antoine), sieur de la Chassagne (Blanzay, Vienne), naquit vers 1618 et fut inhumé le 20 juillet 1693 à Champniers. Le 3 mai 1652, Pierre Rabillac, marchand au Dorat (Haute-Vienne) lui dressa une quittance devant Surreau, notaire à Civray : il habitait alors au village de la Chassagne, à Blanzay (Vienne). En avril 1657, habitant au château de Fors, paroisse dudit lieu, il cèda à Charles de Poipaille, écuyer, sieur de la Rousselière, demeurant au bourg de Sainte-Voulme, l'action criminelle instituée par le dit Petit et par devant le prévost de la maréchaussée de Civray (crime commis en sa personne par Jean de la Faze, écuyer, sieur de Montorschon, sur le nommé Contarit, son serviteur domestique et Mathurin Surreau, sergent royal). L'acte est passé devant Berthonneau, notaire à Poitiers.
AD en ligne, Champniers, BMS - 1682-1696, v.116/142
Fermier du château de Vernoux (il habita au village de l'Abbaye en 1656 et à la Cathonnière en 1663), il était l'époux de Marie Barbade, fille de Pierre, notaire à Fors (Deux-Sèvres), et de Nicole Chebroux, décédée le dernier jour de septembre 1672 et inhumée dans l'église de Vernoux-sur-Boutonne (Deux-Sèvres), en présence de son mari, de leur fils Antoine et de ses neveux Jean et Antoine Barbade. De leur union, naquirent : 1) Antoine, né le 20 octobre 1651 et fut baptisé le 14 février 1656 à Vernoux-sur-Boutonne, en présence de Pierre Barbade, son grand-père et parrain, et d'Anne Petit, sa tante et marraine. Il était prêtre curé de la paroisse Notre-Dame d'Authon (Charente-Maritime) le 16 avril 1682 : à cette date, faisant tout pour lui que pour ses frères et soeurs Antoine, Marie et Antoinette, émancipés et sous la curatelle de Jean Prunier, avocat, il s'accorda avec Jacques Cherpantier, marchand de Ruffec (Charente) sur des saisies faites sur les domaines d'Antoine Petit, sieur de la Chassagne, le père des dits Petit. Il fut ensuite curé de la paroisse de Champniers et signa au mariage de Jean Petit, sieur de la Brousse, et de Marie Bricault,  le 27 janvier 1693 à Payroux (v. PETIT de la Bougonnière). Il fut inhumé le 11 février 1698 à Champniers. 2) une fille, inhumée à l'âge de 3 jours le 28 juillet 1654 proche des fonds dans l'église de Vernoux-sur-Boutonne. 3) Pierre, baptisé le 18 juillet 1655 à l'âge de 18 mois à Vernoux-sur-Boutonne, en présence de son oncle Pierre Barbade et de Mathurine Assailly, sa grand-mère et inhumé le 9 août suivant au même lieu. 4) une fille, baptisée à Fors et inhumée à l'âge de 10 jours le 4 mars 1657, dans les fonds de l'église de Vernoux. 5) Marie, marraine de Joseph Barbade, son cousin germain, le 12 juillet 1670, de Marie David, le 11 juin 1671, et de Marie Cart, le 18 novembre 1671, toutes les deux à Vernoux. 6) autre Antoine, baptisé le 29 juillet 1663 à Vernoux, en présence d'Antoine Petit, son frère et parrain, et de Marie Barbade, sa cousine et marraine. 7) Antoinette, née le 5 août 1666 et baptisée le 29 dudit mois à Vernoux, en présence de Jean Barbarde, son oncle et parrain, et d'Antoinette Motheau.