vendredi 27 mars 2015

GUILLEMOT de la Guesdonnière

§ Ier.
1. — GUILLEMOT (N.), demeurant à Saint-Savin, eut au moins : 1) Jacques, qui suit. 2) Claude, rapporté en § V.
2. — GUILLEMOT (Jacques), sieur de la Guédonnière (Colombiers, Vienne), receveur de l'abbaye de Saint-Savin pendant plus de 12 années, vint s'établir à Châtellerault et se maria, le 17 octobre 1649, à Lucrèce Bonamy, fille de Michel, conseiller du roi et receveur des aides au Blanc, et de Marguerite Poitiers, dont il eut : 1) Jacques, qui suit. 2) Jean, sieur de Marsaillé (Antigny, Vienne), bourgeois de Saint-Savin, né vers 1674 et inhumé célibataire le 30 janvier 1754 en sa ville, après avoir abjuré solennellement les erreurs de Calvin.
Veuf, il se remaria à Esther Carré. Le 10 octobre 1657, il passa un compromis avec Michel Bonamy au sujet de la dot de sa première femme, et avec Esther Carré, sa seconde épouse et il transigea avec son fils du premier lit au sujet des droits qui lui revenaient de la succession de sa mère. Enfin, il partagea ses biens entre ses enfants le 16 septembre 1708 par acte sous-seings privés. De ce second lit, il eut : 3) Gabriel, auteur de la branche de Liniers rapportée en § III. 4) Jeanne, mariée le 9 janvier 1690 à Saint-Savin à Jean Isnard, maire de la ville. 5) Louis, rapporté en § IV. 6) autre Jacques, sieur de la Guédonnière, qui épousa, le 23 avril 1703 à Pouthumé, Marie Madeleine Dieulefit, fille de François, sieur de Beauregard et de Madeleine Chamois, de Leugny-sur-Creuse, et qui décéda sans postérité en 1720. 7) Anne, mariée le 11 janvier 1695 à Saint-Savin à Abraham Nau, sieur de la Ronce, avocat au siège royal de Melle.
3. — GUILLEMOT (Jacques), né vers 1655, sieur de la Guédonnière, était mineur lorsqu'il transigea avec son père le 11 janvier 1681. Calvinisme, il abjura le 17 octobre 1685 à Saint-Jean-l'Évangéliste. Il avait épousé, par contrat du 17 janvier 1681, devant Calvin, notaire à Châtellerault, Catherine Fleuriau, qui lui donna : 1) Jacques, qui suit. 2) Jean, baptisé le 26 janvier 1688 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Châtellerault. 3) Catherine, baptisée le 11 mars 1689 à Saint-Jean-l'Évangéliste, qui épousa, le 8 février 1707, à Notre-Dame, Jean Martineau, sieur de la Rifaudrie, fille de Daniel et de feue Jeanne Roiffé. 4) Jeanne, baptisée le 23 décembre 1693 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Châtellerault et inhumée le 17 novembre 1718 au même lieu. 5) Marie-Anne, baptisée le 11 mai 1697 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Châtellerault, mariée le 1er décembre 1719, à son cousin Jean Guillemot, sieur de Liniers (4e degré, § III.).
4. — GUILLEMOT (Jacques), sieur de la Grenouillère, contrôleur des marques d'étain à Châtellerault, inhumé le 18 avril 1736 à Saint-Jean-l'Évangéliste, épousa, le 26 janvier 1709, à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, Louise Mitault, fille de Jean, marchand, et de Louise Normand, dont il eut : 1) Louise, baptisée le 31 mai 1712 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Châtellerault et inhumée le 4 août 1783 à Saint-Jean-Baptiste, qui épousa, le 5 février 1731, à Notre-Dame, Claude Turquand, fils de Paul, marchand, et de Magdeleine Martineau. 2) Jacques, qui suit. 3) Jean, rapporté en § II.
5. — GUILLEMOT (Jacques), bourgeois, baptisé le 17 mars 1715 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Châtellerault, épousa, le 10 avril 1736 à Saint-Romain-sur-Vienne, Marie-Anne Bricheteau, fille de Joseph, sieur du Rivaud, et de Marie-Anne Jacob, dont il eut : 1) Jacques, qui suit. 2) Rose, née vers 1750 et inhumée le 5 octobre 1766 à Notre-Dame de Châtellerault. 3) Jacob, orfèvre, parrain de son neveu Jacob René, qui épousa, le 15 février 1790, à Notre-Dame de Châtellerault, Marie-Anne Brunet, veuve de Pierre Étienne Blondeau, procureur, fille de feu Jean, marchand, et de Marie-Anne Bourilleau, et qui décéda en 1822 sans postérité. 4) François, notaire à Châtellerault, qui fut président de la chambre des notaires de cette ville, greffier du district et conseiller municipal. Il épousa, le 29 novembre 1781, à Notre-Dame de Châtellerault, Jeanne Anne Faulcon, fille de Fortuné et de Jeanne Begougnée, et mourut le 14 février 1818, ayant eut : a) Jeanne Euphrosine, baptisée le 20 novembre 1782 à Notre-Dame de Châtellerault, qui épousa, le 20 janvier 1806, audit lieu, Louis Drouault, imprimeur libraire, né le 22 juillet 1775 à Vouneuil-sur-Vienne, fils de Louis Jacques, notaire royal, et de Marie-Anne Meriot. b) Marie-Eugénie, baptisée le 8 décembre 1783 à Notre-Dame de Châtellerault, qui y épousa, le 2 frimaire de l'an X (23 novembre 1801), Augustin Durand, notaire public, né le 4 février 1771, veuf de Claire Deforges, fils de Pierre Bertrand et de Françoise Arnaudeau. c) Jean-François, baptisé le 9 avril 1785 à Notre-Dame de Châtellerault. d) Claude César, baptisé le 22 septembre 1787 à Notre-Dame de Châtellerault. e) Claire Césarine, baptisé le même jour au même lieu, qui mourut sans alliance le 26 mars 1863. f) Claire, née le 29 juin 1791 à Notre-Dame de Châtellerault, épousa, le 15 novembre 1824, à Châtellerault, Stanislas Chambourdon, maître des postes des Barres, notaire et greffier du district de cette ville, fils de Claude et de Marie-Anne Meriot.
6. — GUILLEMOT (Jacques), notaire royal à Châtellerault, épousa, le 17 septembre 1776 à Saint-Jean de Châtellerault, Marie-Anne Papillault, fille de feu René et de Madeleine Robin, en présence de son oncle Jean et de son frère François. Il en eut : 1) Jean-Jacques, baptisé le 17 août 1777 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault et inhumé le 3 août 1779 audit lieu. 2) Jacob René, qui suit. 3) Marie-Françoise, baptisée le 29 mai 1780 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 4) Marie-Anne, baptisée le 11 septembre 1783, à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, qui épousa, le 17 juin 1816, audit lieu, Alexis Eugène Rivière, percepteur des contributions directes de Lencloître, né le 30 août 1787 à Saint-Jean-Baptiste, fils de Jean-Pierre, avocat en Parlement au siège royal de la ville, et conseiller du roi et son lieutenant en la maîtrise des eaux et forêts, et de Marie-Radégonde Jeanne Baudy.
7. — GUILLEMOT (Jacob René), baptisé le 9 janvier 1779 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, fut juge d'instruction au tribunal civil de Châtellerault. Il épousa, le 21 prairial de l'an XIII (10 juin 1805) à Châtellerault, Marie-Euphrasie Papillault, fille d'Isaac François et de Marie Contencin. Il mourut le 3 mars 1826 audit lieu, ayant eu : 1) Achille René, né en 1806. 2) Marie Zulima, née le 19 février 1810, mariée le 29 janvier 1842 à Michel Jean Guillory, notaire à la Haye-Descartes. 3) Zoé, né le 7 septembre 1823.
§ II. branche de Châtellerault
5. — GUILLEMOT (Jean), né vers 1719, fils puîné de Jacques et de Louis Mitault (4e degré, § Ier.), épousa, le 15 février 1745 à Saint-Jacques de Châtellerault, Françoise Durand, fille de Louis Alexandre et de Jeanne Carré. Il devint veuf le 28 mai 1790 et lui-même mourut le 7 brumaire de l'an VII (28 octobre 1798). Il eut de son mariage : 1) Jean-Louis, baptisé le 14 mars 1746 à Notre-Dame de Châtellerault, qui décéda juge retraité et pensionnaire de l'état le 3 février 1820. 2) Jeanne-Françoise, baptisée le 7 mars 1747 à Notre-Dame de Châtellerault, mariée 1°) le 12 novembre 1777 à Saint-Jean-Baptiste, à François Alexandre Belleoux, frère de Jean Belleoux, curé de Notre-Dame de Saint-Savin, fils de feu François, sieur de la Gauvinière, et de Catherine Aupart, puis 2°) à Jean-Aimé Arnaudeau et décédée le 7 novembre 1804. 3) Louise-Modeste, baptisée le 2 septembre 1748 à Notre-Dame de Châtellerault, qui décéda le 30 août 1813 à Châtellerault, et qui avait épousé, le 16 août 1774, à Saint-Jean-Baptiste, Antoine Joseph Persevault, fils d'Antoine, marchand, et d'Anne Françoise Mounet. 4) Jacques Alexandre, baptisé le 29 octobre 1749 à Notre-Dame de Châtellerault. 5) Jeanne, baptisée le 24 février 1751 à Notre-Dame de Châtellerault, épousa, le 14 ventôse de l'an III (4 mars 1795), en la dite ville, Jacques Jean Ouvrard-la-Peltrie, veuf d'Adélaïde Martin, né le 29 février 1752, fils de feu Jean, avocat, et de Marie-Anne Degennes de Larogerie. 6) Jean Daniel Victor, baptisé le 8 octobre 1752 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 7) Marie-Thérèse, baptisée le 8 septembre 1753 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 8) Rosalie, baptisée le 28 novembre 1754 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 9) Marie-Louise, baptisée le 13 novembre 1756 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault et inhumée le 1er décembre 1783 au même lieu. 10) Prosper, qui fut vicaire de Senillé en 1790. 11) Alexis Théodore, baptisé le 18 novembre 1757 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, sous-inspecteur des eaux et forêts, en 1813, épousa, le 27 pluviôse de l'an II (15 février 1794), à Châtellerault, Françoise Delaveau, fille de Mathieu et de Françoise Delaveau, et qui décéda pensionné de l'État le 30 juin 1828, ayant eu : a) Théodorine, née le 8 thermidor de l'an VII (26 juillet 1799) qui épousa, le 24 mai 1830, à Châtellerault, Étienne Armand Victor Chabot, licencié en droit, né le 12 mars 1798 audit lieu, fils de François Étienne, propriétaire, et de Magdeleine Victoire Chauroy. 12) Jean Hippolite, baptisé le 13 novembre 1758 à Saint-Jean-Baptiste à Châtellerault. 13) Jeanne Victoire, baptisée le 13 décembre 1759 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, épousa, le 9 messidor de l'an II (27 juin 1794), en la dite ville, Pierre Rossignol, né le 6 mars 1731 à Antogny (Indre-et-Loire), fils de Pierre et d'Andrée Nivert. 14) Henri Louis, baptisé le 11 décembre 1760 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 15) Louis Prosper, qui suit. 16) François Prudent, baptisé le 17 janvier 1764 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, assista à l'inhumation de son père en 1798. 17) Rose, baptisée le 24 novembre 1765 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, qui épousa, le 10 pluviôse de l'an XIII, en la dite ville, François Augé, commis à la recette du receveur particulier de l'arrondissement, né le 20 octobre 1758 audit lieu, fils de feu François et de Magdeleine Gallois. 18) Jeanne Judith, baptisée le 24 février 1768 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 19) Jacques Benjamin, baptisé le 24 décembre 1769 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault et inhumé le 10 mai 1771 audit lieu.
6. — GUILLEMOT (Louis Prosper), baptisé le 26 juillet 1762 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, y fut greffier et mourut pensionnée de l'État le 30 juillet 1831. Il avait épousé, le 4 floréal de l'an II (23 avril 1794), Marie Modeste Liège d'Iray, fille de Louis, sieur du Colombier, et de Catherine Martineau, dont il eut : 1) Prosper, qui suit. 2) Pierre Alexandre, né le 5 fructidor de l'an IX (23 août 1801), noyé par accident le 11 août 1820.
7. — GUILLEMOT (Prosper), docteur en médecine, né le 5 floréal de l'an III (24 avril 1795), épousa, Angélique Josèphe Brafaut et mourut le 16 juin 1861, ayant eu : 1) Corine, née le 15 avril 1821 et décédée le 5 mai 1824. 2) Prosper Ernest, qui suit, né le 3 mars 1825 à Châtellerault, épousa, en 1866, à Poitiers, Marie Léonide Coustenoble, fille de Napoléon, directeur du Gymnase, et d'Alexandrine Vantelon. 3) Rose Ernestine, née le 10 avril 1827 et décédée le 11 septembre suivant.
§ III. branche du Liniers
3. — GUILLEMOT (Gabriel), sieur de Liniers (Nalliers, Vienne), fils de Jacques, sieur de la Guédonnière, et d'Esther Carré, sa seconde femme (2e degré, Ier.), fut baptisé le 11 mars 1681 à Saint-Savin, après abjuration. Il épousa, le 19 juillet 1690, par contrat devant Michelet et Testaud, notaires audit lieu, Jeanne Billette, sa parente au 3e degré, fille de Jean et d'Élisabeth Bonnart, et obtint pour ce mariage une dispense de mariage par bulle du pape Alexandre VI. Le mariage fut célébré le 27 du même mois à Saint-Savin. Gabriel reçut un transport d'héritages le 30 juillet 1728 de Pierre Estourneau et de Marie-Élisabeth Hannin, sa femme, demeurant en Alsace, et était décédé ainsi que sa femme avant le 27 mars 1754, date à laquelle leur succession était partagée entre leurs enfants : 1) Jean, qui suit. 2) Élisabeth, mariée à son cousin Jean Salomon Isnard, qui abjura le 26 novembre 1720 à Saint-Martial de Montmorillon et qui était décédée avant 1746, date de mariage de l'une de ses filles.
4. — GUILLEMOT (Jean), sieur de Liniers, épousa le 1er décembre 1719, devant Merigot et Chevalier, notaires à Châtellerault, sa cousine Marie-Anne Guillemot, fille de Jacques, sieur de la Guédonnière, et de Catherine Fleuriau (3e degré, § Ier.), ayant eu : 1) Marie-Anne, née vers 1720, décédée le 1er juin 1756 à Saint-Didier de Poitiers, dans la clôture des filles de Notre-Dame de la ville. 2) Jean, sans alliance. 3) Jeanne, morte jeune. 4) Marie, assista le 25 avril 1769 au mariage de son frère Jacques. 5) Élisabeth, baptisée le 13 février 1725 à Saint-Savin. 6) Louise, baptisée le 30 mars 1727 à Saint-Savin. 7) Jacques, qui suit. 8) Catherine, mariée à Jean Louis Chapelet de Fontvieille, maître des forges.
5. — GUILLEMOT (Jacques), sieur de Liniers, baptisé le 19 juin 1728 à Saint-Savin, entre en 1748 comme lieutenant au bataillon de milice de Châteauroux, puis, treize ans plus tard, il passa avec le même grade dans la compagnie de grenadiers dudit bataillon. Il fit la campagne de 1762 en Allemagne, fut blessé devant Cassel et mourut le 19 avril 1786 à Saint-Germain, étant officier des Invalides et pensionné du roi dès 1771. Sa veuve fut convoquée en 1789 pour nommer des députés de la noblesse aux états généraux. Il avait épousé, le 25 avril 1769, à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers, Sylvine Pinault de Peubert, file de François, écuyer, seigneur de Peubert, et d'Anne de Marans, dont il eut : 1) Anne Mélanie, baptisée le 1er avril 1770 à Saint-Germain et inhumée le 28 juin 1773 au même lieu. 2) Jeanne Agathe, baptisée le 22 juillet 1772 à Saint-Germain. 3) Marie Sylvine Claire, baptisée le 4 septembre 1773 à Saint-Germain, qui épousa, le 3 mai 1791, devant Pinotière, notaire à Saint-Savin, Antoine Maurice Laurent Bichier, qui émigra en 1793. Aussi, l'officier de l'état civil de Saint-Germain prononça-t-il la dissolution de ce mariage en vertu du décret de la convention nationale des 5 et 15 floréal précédents. Mme Richier mourut veuve le 8 juin 1818 à Poitiers. 4) Pierre César, baptisé le 5 novembre 1774 à Saint-Germain, émigra, fit la campagne de 1792, dans une des compagnies du Poitou-Infanterie, et servit également à l'armée de Condé. A la rentrée des Bourbons, il fut nommé dans la compagnie des gardes de la Porte du Roi et chevalier de Saint-Louis le 25 août 1814. Le 24 décembre suivant, il fut nommé capitaine d'unfanterie et fut plus tard successivement secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres (15 août 1815) et sous-préfet de Melle le 26 août 1822, puis de Paimboeuf. Sa part dans l'indemnité accordée aux émigrés par la loi du 27 août 1825 fut liquidée le 31 août de l'anée suivante, à la somme de 1881 livres. Il habitait alors Poitiers et mourut, sans alliance, le 5 octobre 1854. Il avait été reçu chevalier de la Légion d'Honneur le 24 décembre 1814. 5) Maxime Martin, qui suit.
6. — GUILLEMOT DE LINIERS (Maxime Martin), baptisé le 4 juin 1776 à Saint-Germain, fut juge de paix de la Trimouille sous la Restauration. Il avait épousé, le 10 floréal de l'an VII (29 avril 1799), Justine Madeleine de Laage, fille de François René, capitaine au régiment de Vermandois, et de Marie Marguerite de Saint-George. Il mourut le 15 février 1831 à Saint-Savin, ayant eu : 1) Marie Amaranthe Henriette Adélaïde, née en 1800 à Saint-Savin, qui épousa, le 8 décembre 1821, Claude Gédéon de Saint-George. 2) Esther, religieuse du Sacré-Coeur, décédée en 1837 à Tours. 3) François Paul, qui suit.
7. — GUILLEMOT DE LINIERS (François Paul), né le 2 mars 1804 à Poitiers, épousa, le 5 juillet 1836 en la dite ville, Jenny Césarine Élisa de la Marque, fille de René François, ancien auditeur au Conseil d'État, et d'Agathe Émilie Fouqueteau de Mortiers, et mourut le 3 mars 1888 au château de Reignier, à la Trimouille, ayant eu : 1) René, qui suit. 2) Lucile Césarine Berthe, née le 1er mars 1841 à Poitiers et décédée le 28 juin 1855 au même lieu. 3) Marie Alix, née le 27 janvier 1845 et décédée le 24 mars 1912 sans alliance à Paris.
8. — GUILLEMOT DE LINIERS (René), né le 9 décembre 1837 à Reignier, épousa, le 14 mars 1871, Marguerite Caroline Monnier d'Availles, fille de Charles, conseiller général des Deux-Sèvres, et d'Amélie Bouchet de Martigny. Il décéda au château le 8 janvier 1894, ayant eu : 1) Marie-Berthe, née le 11 février 1873 et décédée le 13 mars 1888. 2) Jenny Marie, née le 31 mars 1874 et morte le 15 novembre 1891. 3) Alfred Charles, qui suit. 4) Marie Suzanne, née le 29 septembre 1877, qui épousa le 22 août 1900, Charles Thomas des Colombiers de Boismarmin.
§ IV. deuxième branche de Châtellerault
3. — GUILLEMOT (Louis), quatrième fils de Jacques, sieur de la Guédonnière, et d'Esther Carré, sa seconde femme (2e degré, § Ier.), était dénommé Louis Jean dans son acte de mariage, le 29 octobre 1696, à Colombiers, avec Marie de Savigné, fille de Jean, sieur de Brasloux, et d'Anne Dieulefit. Il fut inhumé le 25 août 1714 à Saint-Jacques de Châtellerault, ayant eu : 1) Anne, baptisée le 27 janvier 1699 à Saint-Jacques de Châtellerault, qui épousa, le 12 août 1719, audit lieu, Jean Bottereau, marchand, fils de feu Pierre et de Louise Puicou. 2) Louis, baptisé le 3 septembre 1700 à Saint-Jacques de Châtellerault. 3) Marie, baptisée le 24 janvier 1702 à Saint-Jacques de Châtellerault. 4) autre Louis, baptisé le 19 mai 1703 à Saint-Jacques de Châtellerault. 5) Marie, baptisée le 20 août 1704 à Saint-Jacques de Châtellerault. 6) Jacques, baptisé le 23 septembre 1705 à Saint-Jacques de Châtellerault et inhumé le 29 octobre 1707 audit lieu. 7) Jean Nicolas, qui suit. 8) autre Louis, sieur du Meurier (Le Mûrier, Monthoiron, Vienne), qui fut juge consul à Châtellerault. Il avait été baptisé le 4 décembre 1708 à Saint-Jacques en cette ville et épousa, le 15 janvier 1731, à Saint-Jacques, Françoise Loriot, fille de feu Joseph, conseiller en l'élection de Châtellerault, et de Marie Roy. Il fut inhumé le 31 octobre 1765, à Saint-Jacques, ayant eu de son union : a) Louis Jean, baptisé le 6 avril 1733 à Saint-Jacques de Châtellerault, ayant pour parrain Jean Nicolas Guillemot, son oncle. b) Marie-Anne, baptisée le 14 février 1735 à Saint-Jacques de Châtellerault, qui épousa, le 26 avril 1757, au même lieu, Louis Creuzé, ancien juge consul, fils de Daniel Antoine, entreposeur de tabac, et de Louise Bottereau (v. CREUZÉ de Lesser), et qui assistait avec ce dernier à la sépulture de son père. Elle épousa, en secondes noces, le 13 juin 1786, à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, Hilaire André Bottereau, fils de feux Hilaire et de Françoise Royer. 9) Marie-Suzanne, baptisée le 18 août 1710 à Saint-Jacques de Châtellerault et inhumée le 3 septembre 1792 à Saint-Jean-Baptiste, épousa, le 18 janvier 1734, à Saint-Jacques, à Jean-François Faulcon, sieur de la Coutardière, fils de Nicolas, marchand, et de Louise Bottereau. 10) Louise, baptisée le 15 novembre 1711 à Saint-Jacques de Châtellerault. 11) autre Jacques, né posthume et baptisé le 17 novembre 1714, qui épousa, Anne Durivau, dont il eut au moins : a) Marie-Anne, qui épousa, le 14 janvier 1765, à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, Pierre Jacques Faulcon, sieur de la Martinière, fils de feu Jacques et de Rénée Adhumeau.
4. — GUILLEMOT (Jean Nicolas)baptisé le 10 décembre 1707 à Saint-Jacques de Châtellerault, fut marchand puis reçu notaire à Châtellerault en 1748. Il avait épousé, le 10 juin 1732, à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, Jeanne Vallée, fille de Mathieu, procureur, et de N. Mitault, et mourut le 26 septembre 1764 à Saint-Jacques de Châtellerault, ayant eu : 1) Marie-Jeanne, baptisée le 30 mai 1733 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 2) Marie-Anne, baptisée le 1er juillet 1734 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault. 3) Louis Jean, baptisé le 16 juillet 1735 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault, qui fut vicaire d'Ouzilly en 1765, qui y était encore en 1773. 4) Anne, baptisée le 13 novembre 1736 à Saint-Jacques de Châtellerault, qui, selon un descendant, fut marié à Paris à Joseph Gallais, assistée de François Vallée-Duplessis, intendant de M. le duc de Choiseul, oncle maternel, et de Marie-Thérèse Carton, son épouse, qualifié de visiteur général des Postes, qui était fondé de la procuration du sieur Guillemot, notaire royal à Châtellerault. Ils eurent, au moins un fils, Marie Jean Gallais, né en 1764. 5) Françoise, baptisée le 4 juillet 1738 à Saint-Jacques de Châtellerault. 6) autre Marie-Anne, baptisée le 9 mars 1740 à Saint-Jacques de Châtellerault. 7) Catherine Julie, baptisée le 11 avril 1742 à Saint-Jacques de Châtellerault. 8) Claire Esther, baptisée le 4 octobre 1743 à Saint-Jacques de Châtellerault. 9) Jacques Mathieu, baptisé le 18 juillet 1745 à Notre-Dame de Châtellerault. 10) Henriette  Françoise, baptisée le 17 février 1747 à Notre-Dame de Châtellerault. 11) François Mathieu, qui suit. 12) Rose Claire, baptisée le 17 décembre 1749 à Notre-Dame de Châtellerault. 13) Louise, baptisée le 15 novembre 1752 à Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault.
5. — GUILLEMOT (François Mathieu), baptisé le 12 avril 1748 à Notre-Dame de Châtellerault, était orfèvre. Il épousa, le 18 août 1772, à Saint-Hilaire de Melle, Jeanne Rouleau, fille de Pierre Rouleau, lui-même maître orfèvre, et de Marie Lagarde. De leur union, ils eurent : 1) Pierre, qui suit. 2) Marie-Anne, née vers 1775, qui épousa, le 27 fructidor de l'an VI, à Montmorillon, Pierre René Mathurin Dubois, horloger, né vers 1773, fils de Pierre René, propriétaire, et de Marie-Jeanne Millet.
6. — GUILLEMOT (Pierre), fut baptisé le 4 novembre 1773 chez ses parents, par la sage-femme, alors qu'il était en danger de mort, puis fut confirmé le lendemain à Saint-Pierre de Melle. Il mourut le 27 septembre 1825 à Genouillé, ayant épousé, 1°) le 17 brumaire de l'an VI, à Thollet, Marie Landeau, fille de Gabriel et de Louise Pascaud (alors imprimeur à Montmorillon), puis, 2°) le 18 prairial de l'an IX, à Civray, Suzanne Céleste Félicité Pontenier, fille de Jacques Pierre et de Marie-Henriette Buchey (il était alors contrôleur des contributions directes de l'arrondissement), dont il eut : 1) Françoise Adeline, née le 22 juin 1802 à Civray et décédée le 8 septembre 1831 au même lieu, y avait épousé, le 28 janvier 1829, son cousin Pierre Athénaïs Pontenier, fils de Pierre et de Catherine Guény-Labraudière. 2) Suzanne Magdeleine Céphise, née le 10 juin 1804 à Civray, qui épousa, le 19 février 1823, à Châtellerault, René Alexandre Gallais, confiseur, né le 30 juin 1802, fils de René, confiseur, et de Marie Jeanne Guignard. 3) Pierre Marie Célestin, qui suit.
7. — GUILLEMOT (Pierre Marie Célestin)né le 20 mai 1807 à Civray, surnuméraire de l'enregistrement à Civray (en 1823), qui était maître de pension à Poitiers lorsqu'il épousa, le 29 août 1832, à Poitiers, Marie Adèle Rosalie Jouis, sans profession, née le 30 août 1810 à Poitiers, fille de Jean Louis, propriétaire, et de Marie Aimée Thibaudeau. De leur union, ils eurent : 1) un garçon né sans vie le 18 avril 1833 à Poitiers. 2) Marie Nelly, née le 23 mars 1839 à Poitiers. 3) et René Ernest, son jumeau, né le même jour au même lieu.
§ V.
2. — GUILLEMOT (Claude), fils puîné de N. Guillemot (§ Ier, 1er degré), vivait à Saint-Savin en 1616. En 1635, on le trouvait à Poitiers, où il mourut le 25 janvier 1661. Il avait épousé Renée Maillotte, dont il eut au moins : 1) Isaac, qui suit.
N. Guillemot,
Sénal de
Mortemer
3. — GUILLEMOT (Isaac), licencié en droit le 10 novembre 1636, était juge sénéchal de la baronnie de Morthemer et châtellenie de Normandoux (Tercé). Le 16 octobre 1637, il était conseiller du roi, juge royal et garde héréditaire en la monnaie de Poitiers, charge qu'il vendit le 9 septembre 1656 à Louis de la Vergne, sieur de la Sablonnière. Il habita la Jordonnière (La Chapelle-Morthemer). Son livre de raison établit la communauté d'origine de sa branche avec les précédentes. Il y est dit, en effet, que Joachim Isnard, prêtre, fils de Jeanne Guillemot (4e enfant du 2e degré, § Ier.), est cousin remué de germain de ses enfants du côté maternel. Il fut inscrit dans l'armorial général de France, généralité de Poitiers, et portait "d'or, à une fasce d'azur, accompagnée en chef de deux mains apaumés de gueules". Isaac épousa, le 18 avril 1638, devant Guillebault et Lebrethon, notaires à Poitiers, Anne Sabourin, fille de Claude, procureur au présidial de cette ville, et de Françoise Proust. Le mariage fut célébré le 26 du même mois à Saint-Porchaire, et il en eut : 1) Renée, baptisée le 6 mai 1639 à Saint-Porchaire de Poitiers. 2) René, baptisé le 2 avril 1640 à Saint-Savin de Poitiers. 3) Claude, baptisé le 29 juin 1641 à Saint-Porchaire de Poitiers, religieux Augutin, décédé le 12 novembre 1719 à Montmorillon. 4) Suzanne, baptisée le 19 juillet 1642 à Saint-Porchaire de Poitiers. 5) un mort-né le 13 juin 1643 à Saint-Porchaire de Poitiers. 6) Pierre, baptisé le 3 janvier 1645 à Saint-Porchaire de Poitiers. 7) Olivier, baptisé le 24 février 1646 à Saint-Porchaire de Poitiers. 8) Anne, baptisée le 9 septembre 1647 à Saint-Porchaire de Poitiers, qui épousa, par contrat du 5 novembre 1663, devant Aymé, Antoine d'Arcemalle, écuyer, seigneur de Fontrocher, et qui était décédée avant le 8 octobre 1714. 9) Renée, baptisée le 19 juin 1649 à Saint-Porchaire de Poitiers. 10) Isaac, baptisé le 7 septembre 1650 à Saint-Porchaire de Poitiers. 11) autre Renée, baptisée le 22 octobre 1651 à Saint-Porchaire de Poitiers. 12) autre Suzanne, baptisée le 3 octobre 1652 à Saint-Porchaire de Poitiers. 13) N., seulement ondoyé le 18 septembre 1653 à Saint-Porchaire de Poitiers. 14) Françoise, baptisée le 3 novembre 1654 à Saint-Porchaire de Poitiers, qui épousa Jean Boncenne, sieur de la Vante. 15) Marie, baptisée le 1er février 1658 à Saint-Porchaire de Poitiers. 16) autre Isaac, qui suit. 17) Jacquette, baptisée le même jour que le précédent. 18) Philippe Guillaume, baptisé le 2 février 1662 à Saint-Porchaire de Poitiers.
4. — GUILLEMOT (Isaac), sieur de la Chapelle, puis de la Jordonnière, baptisé le 24 juin 1657 à Saint-Porchaire de Poitiers, était licencié en droit le 2 août 1684, fut avocat au présidial en 1687, puis sénéchal de Morthemer, de Normandoux et du fief des Meurs (Liniers), le 23 septembre 1691, de la baronnie de Dienné, de la châtellenie de Verrières et de leurs dépendances le 4 décembre 1695, et enfin syndic perpétuel de la Chapelle en 1703. Il épousa le 24 février 1688, devant Soulard, notaire à Morthemer, Catherine Vergnault, dont il eut : 1) Louis, né le 6 mars 1690 et décédé le lendemain. 2) autre Louis, qui suit. 3) Catherine, née le 25 février 1692. 4) François Marie, né le 30 juin 1693, chanoine de Morthemer le 19 février 1714, ordonné prêtre vers 1717, qui fut nommé de Contré (Charente-Maritime) en 1721, puis de Lhommaizé en 1723. Il fut un grand bienfaiteur de sa paroisse, où il mourut le 26 avril 1759. 5) Jean Isaac, sieur de la Brinaudière, né le 3 mars 1695, fut ordonné prêtre le 8 août 1719, curé de Contré le 12 mars 1720 et missionnaire de Saint-Laurent en 1724. Il reçut, à ce dernier titre, les encouragements de l'évêque de Poitiers, qui l'autorisa à établir des confréries du Rosaire. Il se montra l'actif collaborateur de M. Mulo et donna de nombreuses missions dans les diocèses de la Rochelle, de Luçon, de Poitiers, d'Angers, de Nantes et de Vannes. Curé de Cressé, au diocèse de Saintes, avant 1735, chanoine de Morthemer le 23 juin 1735, il quitta les missionnaires pour raison de santé en 1749, et fut pendant un temps aumônier du Calvaire de Poitiers. Nommé curé de Jouhé le 20 mars 1752, puis de Saint-Jacques de Montauban (Deux-Sèvres), le 15 février 1754, il ne quitta pas la paroisse de Jouhé et permuta avec le curé de Cissé le 16 mars 1757. Il fut inhumé en ce lieu le 11 janvier 1768.
Veuf, il se remaria, le 6 février 1698, à Saint-Savin, à Jeanne Juppin, fille de René, sieur de la Cadolière, en présence de son frère Claude. Il décéda en octobre 1710, ayant eu : 6) René, du second lit, né le 4 novembre 1668, fut chanoine de Morthemer en 1730, puis curé de la Chapelle-Morthemer, où il mourut en juin 1743. 7) Louis Pierre, né le 19 février 1700, qui fut inhumé à Salles le 14 février 1702. 8) Marie-Radégonde, née le 9 février 1701, qui épousa Étienne Laurent Rousseau de la Garnaudière et qui fut inhumée en janvier 1779 à la Chapelle-Morthemer. 9) Jeanne Radégonde, née le 9 mars 1702, qui épousa Henri Gauvain, et qui mourut le 26 novembre 1737 à Dissay. 10) Jean, né le 21 juillet 1703, qui mourut à Port-Louis en 1731. 11) Jeanne, née le 1er août 1704, qui épousa Daniel Sandilleau. 12) Catherine, née le 14 novembre 1705. 13) Jacques, né le 8 octobre 1707, qui épousa Élisabeth de Bourdeau, dont il eut : a) Marie Marguerite Élisabeth, décédée le 8 octobre 1739, à l'âge de 22 mois, et inhumée à Saint-Laurent-de-Cressé. 14) autre Louis, né le 30 juin 1709, qui mourut sans postérité.
5. — GUILLEMOT (Louis), sieur de la Jordonnière, né le 8 mars 1691, fut avocat au présidial de Poitiers, sénéchal de Morthemer le 4 novembre 1711, de Bouresse le 13 février 1714, de Dienné et de Verrières le 5 avril 1715. Il mourut le 10 novembre 1745, à Dienné. Il épousa, le 7 février 1712, devant Ribault et Cuisinier, notaires à Dienné, Marie Radégonde Sandilleau, fille de Jacques, notaire, et de Radégonde Goursery, dont il eut : 1) Louis, qui suit. 2) Jeanne, née le 30 janvier 1722, qui épousa, 1°) Antoine Mizat, puis 2°) Pierre Favre, greffier de la justice de Gençay, qui y mourut sans postérité le 14 février 1766. 3) Nicolas Sylvain, sieur de Villiers, chirurgien, qui mourut en 1759 à Dienné, sans enfant de son mariage avec Catherine Babinet.
6. — GUILLEMOT (Louis), né le 15 mars 1715, fut avocat au présidial de Poitiers, puis sénéchal de Montgamé (Vouneuil-sur-Vienne) le 3 juin 1744, de Morthemer le 8 juin 1744, de Bouresse le 21 mars 1746, de Beaumont, Saint-Georges et Montamisé le 12 mars 1750. Il avait épousé, le 29 janvier 1742, devant Le Carlier et Charraudeau, notaires à Poitiers, Marie-Radégonde Gilbert, fille d'André, procureur, et de Marie-Anne Nivard, et mourut le 26 janvier 1779 à Saint-Michel de Poitiers. De leur union, ils eurent : 1) Marie-Radégonde, baptisée à Sainte-Michel, qui fit profession le 10 mars 1763 à l'abbaye de la Trinité de Poitiers, où elle prit le nom de sœur Flavie, et mourut le 17 juin 1819. 2) Louis, baptisé le 21 mai 1748, fit ses études au collège Sainte-Marthe, entra le 7 juillet 1767 à Montierneuf où il fit profession le 6 septembre 1768, puis fut prieur de Saint-Sulpice de Marignac, diocèse de Saintes et de Saint-Eutrope de la Chapelle de Montreuil-Bonnin, puis chanoine honoraire de Notre-Dame-la-Grande de Poitiers. Il assistait en qualité de prieur de Montreuil-Bonnin, le 20 mars 1789, à l'assemblée du Clergé de la Sénéchaussée du Poitou. Détenu à la Visitation comme "suspect et prêtre", il fut libéré le 23 fructidor de l'an II (9 septembre 1794), sur l'ordre du représentant du peuple Chauvin, puis exerça le ministère dans une chambre de l'hôpital de Lusignan, les 9, 10 et 11 thermidor de l'an III, à l'instante prière de plusieurs amis. Il déclarait le 10 thermidor (27 juillet 1795) devant la municipalité de Lusignan que "sous la réserve de tout ce qui concerne la foi, la morale, la discipline et la hiérarchie de l'église catholique, apostolique et romaine, il soumis aux lois purement civiles de la République" et fut poursuivi. Il avait reçu ses pouvoirs de M. Dancel de Bruneval, en 1793 ou 1794. MM. de Mondion et de Moussac les lui renouvellant le 31 janvier 1801, il semble avoir exercé le ministère à Poitiers, en 1802, puis fut nommé curé de Dissay le 8 thermidor de l'an XI (26 juillet 1803). Il y trouva de nombreux mariages célébrés "soit devant les intrus, soit devant les municipalités" à réhabiliter et une situation assez délicate en raison d'un prêtre non réconcilié. Il passa en 1807 à la cure de Saint-Pierre de Chauvigny, reçut la décoration de la fleur de lys le 26 août 1814 et mourut dans ces fonctions le 16 août 1818. 3) François, baptisé le 2 novembre 1750, licencié et maître ès arts de l'Université de Poitiers le 21 juin 1768, qui suivit les cours de théologie de l'académie de cette ville de 1769 à 1771. Ordonné prêtre le 17 décembre 1774, il devint vicaire de Marçay le 11 avril 1777, puis curé de Saint-Paul de Poitiers le 1er février 1779 par M. de Cressac, vicaire général, et comme abbé de Montierneuf, où était entré son frère Louis. Il fut pourvu d'une prébende de Saint-Pierre-le-Puellier, le 15 mai 1782, sur la présentation de la supérieure de la Trinité où était entrée sa soeur Radégonde, puis fut chanoine de Notre-Dame-la-Grande le 22 avril 1785 à la suite de la démission de son oncle Louis Charles Gilbert. Après avoir été pourvu de la chapellenie de Notre-Dame-des-Angers, en l'église Saint-Eutrope de la Chapelle-Montreuil-Bonnin, le 8 octobre 1784 par son frère Louis, prieur de Saint-Eutrope, il permuta son canonicat de Notre-Dame avec la chapellenie de Saint-Jean-l'Évangéliste, en l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers, et celle des Brunet, paroisse d'Avon. Il refusa de prêter serment à la constitution civil du clergé, et vécut à Lhéraudière, paroisse de Boussageau, en 1791 et 1792, puis fut déporté en Espagne, le 18 septembre 1792, et ne rentra en France que peu avant le Concordat où il reprit la direction de son ancienne paroisse. Nommé curé de Saint-Hilaire de Poitiers le 26 décembre 1803, il eut des difficultés avec certains membres de sa fabrique et donna sa démission qui fut acceptée à la fin février 1808. Il fut alors nommé chanoine honoraire de la cathédrale le 30 novembre 1814 et mourut le 11 juin 1833. 4) Gabriel, baptisé le 26 janvier 1752 et inhumé le 23 septembre 1762 à Dissay. 5) Thérèse Julie Radégonde, baptisée le 7 août 1753, qui épousa, le 30 mai 1775, Jean-Baptiste Durand de Grandchamps, et mourut le 3 novembre 1810 à Poitiers. 6) Nicolas, baptisé le 27 mai 1755 et inhumé le 13 août 1759. 7) Alexandre, baptisé le 2 septembre 1757, maître ès arts, qui suivit les cours de théologie du collège Sainte-Marthe de 1778 à 1780 et fut pourvu d'une prébende à Notre-Dame-la-Grande en 1779, bachelier en théologie le 13 juillet 1781 puis chanoine hebdomadier de Notre-dame le 13 août 1781. Ordonné prêtre le 30 mars 1783, il fut pourvu d'un prébende du chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier en 1783, puis permuta sa prébende contre celle de chanoine de l'église cathédrale possédée par Pierre Chameau, le 4 juin 1783 et soutint un procès contre M. Dessouteaux, qui prétendait avoir des droits sur cette même prébende. Il fut licencié en théologie le 30 juin 1783, puis docteur le 31 mai 1788, il refusa de prêter serment à la constitution civile du clergé, partit pour l'exil avec son frère François et M. Aubin, le 18 septembre 1792, et resta en Espagne durant tout le temps de sa déportation. Rentré en France après le Concordat, il fut nommé chanoine théologal de la cathédrale par monseigneur Bailly, le 11 janvier 1804, lors de l'organisation du chapitre. Le même jour, M. Soyer, vicaire général, lui écrivait : "S.E. le ministre des cultes ayant demandé l'état des ecclésiastiques les plus distingués du diocèse par leur instruction, par leurs principes et par leur vertu, et qu'on doit regarder comme hors ligne à l'égard du reste du clergé, on ne peut dispenser de vous porter sur la liste..." Il reçut la fleur de lys le 14 septembre 1814, donna sa démission de théologal et fut nommé théologal honoraire le 24 juillet 1816. Ce fut un des initiateurs du cœur du Sacré-Cœur et après avoir été nommé vicaire général par monseigneur de Bouillé, le 20 novembre 1824, il fut inhumé le 20 juin 1843. 8) autre Louis, qui suit.
7. — GUILLEMOT (Louis), baptisé le 28 avril 1760 à Saint-Michel de Poitiers, fut licencié et maître ès arts le 19 juin 1777, puis licencié en droit le 8 août 1780. Il fut reçu docteur en droit avec les plus grands éloges le 10 août 1781, puis docteur agrégé à la Faculté de droit de Poitiers à l'âge de 22 ans, avec dispense d'âge, le 29 juillet 1783 et nommé professeur dans la dite faculté le 18 janvier 1790, également avec dispense d'âge, après un concours où "il donna des preuves de capacité supérieure". La municipalité de Poitiers ayant requis les professeurs de la faculté de prêter serment civique exigé par la loi du 22 mars 1791, il rédigea une lettre le 30 dudit mois où MM. Chevalier, de Beauvallon et lui-même consentaient à le faire, mais "en exceptant tout ce qui ne pourrait pas se concilier avec les principes qu'enseigne la religion". Dénoncé comme suspect à la société populaire le 5 août 1793, il fut mis en état d'arrestation à domicile le 6 septembre, puis enfermé à la Trinité le 14 octobre et ne fut relâché que le 7 septembre 1794, en vertu d'un arrêté du représentant du peuple Chauvin. Après comme avant sa détention, il servit de conseil aux honnêtes gens, et en particulier aux ecclésiastiques en rédigeant pour eux de nombreuses pétitions où il ne cessait de revendiquer, avec courage, la liberté religieuse. Il fut membre du comité concultatif des hospices et autres établissements de bienfaisance de l'arrondissement (1er septembre 1802) et candidat pour le corps législatif en 1804, et fut nommé à la première chaire de code civil français à l'école de droit de Poitiers par décret du 1er mars 1806 et prononça le discours français à la séance d'ouverture de cette école le 23 juin suivant. Il rédigea "les observations présentées par les professeurs et suppléants de l'école de droit sur le règlement du 16 février 1807" et fut paraître au commencement de la Restauration des "considérations sur le régime actuel des facultés de théologie, de droit et de médecine, et sur la nécessité de les rétablir dans leurs anciennes prérogatives". Il fut conseiller municipal de Poitiers du 29 novembre 1811 à 1830, et c'est sur son rapport que fut rétablie la procession du vœu de Notre-Dame le lundi de Pâques. Il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite, comme professeur de droit, le 4 janvier 1840, nommé professeur honoraire le 20 février suivant et à deux reprises différentes ses collègues du bureau le nommèrent bâtonnier de leur ordre. Comme professeur, il se fit remarquer par une rare distinction et une affectueuse bienveillance pour ses élèves, et comme avocat par une probité et une délicatesse qui ajoutaient encore un nouveau prix à ses consultations. "Cette probité, disait M. Calmeil, se renommée dans notre pays... Quel homme pourra jamais espérer mourir à un aussi vieil âge, avec une réputation plus pure ? Qui a jamais osé, seulement dans le fond de son âme, élever un soupçon contre une vie aussi remarquablement digne d'être imitée ?" Mort le 23 mars 1844, il avait épousé, le 20 juillet 1784, à Saint-Paul, Marie-Françoise Gaultier, fille de Jean, sieur de Chédeville, procureur du roi en la prévôté royale d'Usson, et de feue Marie-Rose Bonnet. De leur union, étaient nés : 1) Dominique Louis, baptisé le 4 avril 1785 à Poitiers, qui entra dans la magistrature, puis fut substitut du procureur impérial à Jonzac, nommé juge auditeur à la cour impériale de Poitiers, le 22 mars 1812, et conseiller à la cour d'appel le 7 décembre 1818. Il mourut sans alliance le 18 novembre 1830 à Poitiers. 2) Julie Henriette, baptisée le 28 avril 1786 à Poitiers, qui épousa, le 9 mai 1808, Pierre Toussaint Machet de la Martinière (v. MACHET de la Martinière), et qui mourut le 13 juin 1853 audit lieu. 3) Rose Joséphine, née le 12 janvier 1788, qui mourut le 14 juin 1805. 4) N., décédé en 1793. 5) Hilaire, né le 12 janvier 1791 et décédé en 1793. 6) Alexandre, né le 26 prairial de l'an VI (14 juin 1798), qui mourut le 10 octobre 1804.
Sources : extrait du dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, Beauchet-Filleau, 2nde édition, tome 4, p. 568 et suivantes.

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