PETIT (Jean), maître du Petit Saint-Christophe, fut marié deux fois, dont, en secondes noces, avant 1645, Jeanne Desmier, baptisée le 16 septembre 1613 à Civray, fille de Sire Robert et de Jeanne Turmet. De ses unions, il eut : 1) Marie, du premier lit, qui fut mariée, avant 1668, à Nicolas Dunoyer, sieur du Canton, sergent royal, né vers 1633 et inhumé le 16 décembre 1668 à Civray (v. DUNOYER de Civray), puis, en secondes noces, le 3 mars 1669, à Michel Bertrand, sergent royal également, née vers 1636 et inhumé le 12 février 1706 à Civray, veuf de Magdeleine Gaschet. 2) Jean, né le 1er août 1645 et baptisé le 16 dudit mois à Civray, du second lit, eut comme parrain et marraine Jean Bricault, ayant donné procuration à Pierre Petit, apothicaire, et Renée de Nuchèze. 3) Jean, né le 19 novembre 1646 et baptisé le dernier jour dudit mois, en présence de Jean Guillemochon, notaire royal, et Esther Charnier, parrain et marraine. 4) Marguerite, née le 6 décembre et baptisée le 23 dudit mois à Civray, devant Jean Imbert, sieur de la Brousse, et Marguerite Maron (v. IMBERT et MARON), parrain et marraine. Elle épousa, par contrat du 15 juillet 1671, devant Surreau, notaire à Civray, François Orger, marchand sargier, fils de Barthélémy et de Marie Pélisson, en présence de Jean et François Petit, ses frères, d'André Bourdin et de Michel Bertrand, ses beaux-frères, de Josué Petit, de Nicolas Delapresle et de Clément Brunet (ce dernier est mon aïeul), ses cousins germains. 5) Jeanne, née le 8 février 1649 et baptisée le 16 du même mois, eut pour parrain et marraine François Dunoyer, notaire, et Louise Daniau. 6) François, né le 22 août 1650 et baptisé le 1er septembre suivant, eut comme parrain et marraine François Dunoyer, de nouveau, et Marguerite Collet. 7) Aline, née le 5 septembre 1651 et baptisée le 7 dudit mois à Civray, en présence de Pierre Cartier, sieur de la Chaume, et d'Olive Abadie, parrain et marraine. 8) Isabeau, baptisé le 11 février 1656, eut comme parrain et marraine Jean Rinois, sieur des Bergères, lieutenant du premier barbier et chirurgien du roi dans le Comté et sénéchaussée de Civray, et Isabeau Imbert.
PETIT (Pierre), maître apothicaire à Civray, né vers 1609 et inhumé dans l'église de Civray le 3 avril 1679, fut l'époux d'Anne Bérault, née vers 1621 et inhumée en septembre 1671 dans l'église de Civray, dont il eut : 1) Jean, né le 3 septembre 1647 et baptisé le 5 dudit mois à Civray, en présence de Jean Bérault et Jeanne Imbert, parrain et marraine. 2) Antoine, né le 3 juin 1649 et baptisé le lendemain, eut comme parrain et marraine Antoine Petit, sieur de la Chassagne, et dame Marie Cacault. 3) Claude, le 1er octobre 1651 et baptisé le lendemain à Civray, en présence de Claude Bérault, sieur des Groies, et de Marguerite Sauvestre, femme de Pierre Desvignes, maître chirurgien. 4) Charles, baptisé le 26 août 1653 à Civray, eut comme parrain et marraine Charles Micheau, sieur de Bagoire, et Anne Petit. 5) Pierre, baptisé le 11 mars 1655 à Civray, eut comme parrain et marraine Pierre Desvignes, maître chirurgien, et Marguerite Bérault. 6) François, baptisé le 10 mars 1657 à Civray, en présence de messire François Jallays, prêtre prieur curé de Saint-Saviol, et de Marguerite Micheau, parrain et marraine. 7) Marie, née le 22 août 1659 et baptisé le 24 dudit mois à Civray, en présence de Pierre Guertier et de Marie Bérault, parrain et marraine. 8) Louis, baptisé le 4 novembre 1660 à Civray, eut comme parrain et marraine Louis David et Marie Micheau. 9) Antoine, né et baptisé le 6 avril 1669 à Civray, en présence d'Antoine Bérault, procureur au siège royal de Civray, et de Marie Bérault.
PETIT (Pierre), dit Tranche-Montagne, né vers 1668 et originaire de Savigné, fut sergent du sieur de Laudun, du régiment de Navarre. Il entra à l'hôtel des Invalides le 19 octobre 1721, après avoir servi 34 ans, son congé datant du 7 juillet précédent. Il était très incommodé de plusieurs blessures qu'il reçut dans différentes occasions, ce qui le mit hors de service. Il fut envoyé avec d'autres soldats réformés au fort de la Prée, commune de la Flotte-en-Ré, où il décéda le 25 juillet 1724.
vendredi 10 mai 2013
PETIT de la Bougonnière
jeudi 9 mai 2013
PIOGER
Un acte, trouvé par François Brillanceau, donne une idée du noyau du protestantisme au début du XVIIe siècle à Poitiers : « En 1600, un contrat prévoyant des travaux dans le temple est signé (ADV minutes Chesneau E4-27-46). Ce document fait état de François de Vertunien, docteur régent à la Faculté de Médecine, Antoine de La Duguie, docteur régent à la Faculté de Droit, Jacques Esnault, sieur des Cloistres, Jehan Alexandre, sieur de Vauroux, contrôleur général des finances, Isaac de Marconnay, sieur des Gardes, élu, Jean Durand, receveur des tailles, Isaac Peron, sieur de la Brossardière, Daniel Léaud, sieur de Cougnac, greffier au présidial, François Burcerot, Antoine et Jehan Pioger, procureurs, Jehan Delugré, Pierre Goyard, huissier au bureau des finances, Pierre Demayré, chirurgien, Jehan Delacourt et Pierre Herbault, marchands, Jehan Delalou, maître tailleur. »
1. — PIOGER (N.) eut : 1) Jean, qui suit. 2) Antoine, époux de Florence Chalmot. Ils étaient décédés en octobre 1656, date à laquelle leurs enfants Paul, Antoine et René transigeaient avec Jean Babin, sieur des Bisfes, devant Berthonneau, notaire à Poitiers. De leur union naquit au moins : a) Paul, avocat en parlement de Poitiers en 1655, époux d'Aimée Levieil (v. LEVIEIL). b) René, sieur de Rochebeau. c) Antoine.
mercredi 8 mai 2013
LEVIEIL
LEVIEIL (Jean), sieur de Vaumoreau, fut l'époux de Marie Crozé, et eut comme enfants : 1) Alexandre, sieur de Vaumoreau, décédé avant novembre 1654, et dont le partage fait figurer tous ses frères et soeurs. Il fut l'époux de d'Anne de la Forest, dont il eut Alexandre, mineur à sa mort. Sa veuve fut remariée, en 1654, à Louis de Prohinquer, écuyer, sieur de la Gaudielle. 2) Jean, écuyer, sieur de la Touche et de Vaumoreau, époux d'Anne de Monneuy. Ceux-ci demeurent à Saint-Léger-la-Palud, en 1655. Il était décédé avant décembre 1661, date à laquelle sa veuve reçoit une donation de sa tante Renée de Monneuy. 3) Joseph, sieur de Longe Fond, qui crée la branche de la Marsonnière. 4) Aimée, épouse de Paul Pioger, avocat en parlement de Poitiers en 1655 (v. PIOGER). 5) Judith, épouse de Pierre Maurrat, sieur du Palluau. 6) Isaac, décédé avant novembre 1654.
lundi 6 mai 2013
CROZÉ de la Roche
Ancienne famille originaire du Dauphiné, dont l'un d'eux vint s'établir près de Loudun au commencement du XVème siècle :
CROZÉ (Françoise), épousa, vers 1500, Guillaume Chauvet.
CROZÉ (Julien), eut de Marie Cochard : 1) Rachel, baptisée le 5 juin 1566 à Loudun.
CROZÉ (Mathurin), eut de son épouse Michelle Aubry : 1) Madeleine, baptisée le 27 mars 1567 à Loudun. 2) Marthe, baptisée le 25 janvier 1579. 3) Michelle, baptisée le 30 novembre 1581. 4) Charles, baptisé en octobre 1583.
CROZÉ (Jeanne), veuve de Blanc Lambert, vendit en 1571 la maison de Bourgneuf, près le faubourg de la porte de Chinon, à Loudun, à Charles de Chezelles.
CROZÉ (Pierre), a eu de Marie Jourdain, fille de Thomas, marchand mercier à Tours, et de Madeleine Leclerc : 1) Pierre, baptisé en mai 1601 à Loudun. 2) Françoise, baptisée en mai 1602 à Loudun. 3) Marie, baptisée en juin 1603 à Loudun.
CROZÉ (Rachelle), a eu de David Boutin, Charles Boutin, baptisé en mars 1602 à Loudun.
CROZÉ (Pierre), qui épousa, en 1637 à Loudun, Olga Bécasse. Un inventaire après décès est dressé en date du 1er novembre 1655, reçu par Aubert (4E/53/76), en présence de Marie, épouse de Pierre Boucher, Louise, Léa et René, tous enfants de Pierre et d'Olga Bécasse. Ils furent les parents de : 1) Renée, baptisé en mars 1622. 2) René, baptisé en novembre 1623. 3) Anne, baptisée en novembre 1624. 4) Guillone, baptisée en septembre 1626. 5) Marie, baptisée en juin 1628 à Loudun, fut l'épouse de Pierre Boucher. 6) Léa, baptisée en novembre 1629. 7) Louise, baptisée en juin 1631 à Loudun, qui fut l'épouse de René Champion, sieur de la Motte. Ce dernier, veuf, se remaria par contrat du 8 décembre 1669 (4E/53/100) avec Suzanne Moisan, fille d'Abraham et de Suzanne Angevin, sous l'autorité de son frère Abraham, sieur de Pré. Un inventaire après décès est dressé le 1er février 1670 (4E/53/313), en présence de Jean, Marthe et Léa.
CROZÉ (Jacquette), fut mariée le 13 novembre 1628, à Poitiers, par. Saint-Didier, à Soyer Forget.
CROZÉ (Nicole), veuve de Sébastien Patron, maître Savetier, épousa Antoine Moussé, marchand, fils de René et de Charlotte Pouthier, le 28 février 1631 à Poitiers, par. Saint-Didier et par contrat reçu par Pommeraye (notaire à Poitiers), en date du 26 avril 1631 (4E/27/84).
CROZÉ (Françoise), fut mariée, en 1633 à Loudun, à Gilles Dumaine, marchand.
CROZÉ (René), époux de Suzanne Jamineau. Ils eurent : 1) Suzanne, baptisée en août 1651 à Loudun. Tous trois sont présents lors du partage après décès de Michel Jamineau, en date du 16 février (en avril) 1663 (4E/53/400).
CROZÉ (Jacques), fut présent dans l'inventaire après décès de Nicolas Faligan et Madeleine Meschin, en date du 27 mars 1659 (4E/53/80). Marguerite Crozé, épouse de Martin Léger, fut également présente.
CROZÉ (René), époux de Marie Lesuire. Ils eurent : 1) René, baptisé en mai 1665. 2) Pierre, baptisé en avril 1667. 3) Daniel, baptisé en janvier 1670.
§ Ier.
1. — CROZÉ (N.), fut le père d'au moins : 1) Jacques, qui suit. 2) Pierre, sieur de la Ceuille, mort en février 1651 à Saint-Clair (Vienne), a priori sans postérité. Le partage après décès de ses biens fut reçu par Berthonneau (notaire à Poitiers) le 21 juillet 1651, en présence de Marthe et Marie, ses soeurs, et d'Isaac, son neveu. 3) Marie, qui était veuve de Jean Levieil, sieur de Vaumoreau, en 1651 (v. LEVIEIL). 4) Marthe, qui était veuve de Jean Pioger, ancien collecteur des finances du Poitou, en 1651, et était décédée avant 1656 (v. PIOGER).
2. — CROZÉ (Jacques), naquit vers 1575 à Loudun. Il vécut, dans son enfance, les excès des Ligueurs dans sa ville et vit ses parents chassés avec les autres familles protestantes et leur maisons pillées. Ces tristes souvenirs, nous dit Auguste Lièvre, restèrent profondément gravés dans l'âme du jeune Crozé, et, longtemps après, il les rappelle à ses compatriotes en leur dédiant un de ses livres. Il fut pasteur de Civray de 1598 jusqu'en 1613 (peut-être jusqu'en 1620, d'après Augustin Bobe). Durant son ministère, il fait publier plusieurs livres, chez des imprimeurs à Niort (Deux-Sèvres), dont :
Sources : relevés sur le site Généalogies protestantes, section de Loudun. Dictionnaire historique et généalogiques des familles du Poitou, tome 2, p.754. Histoire de Civray, Augustin Bobe, communiqué par Alain. Mémoires de la Société statistique du département des Deux-Sèvres, 3ème série, tome VII, 1890. L'intermédiaire des chercheurs et curieux, tome 47, 1911.
Notes : 1— La bibliographie indique que Marie Croizé, qui épousa Jacques Fradin, sieur de la Roche-d'Orillac, d'après Augustin Bobe et Léon Faye, devait être une fille de Jacques Crozé. Cependant, le Beauchet-Filleau indique Marie Coignée ou Crozé, elle pourrait donc être une fille du précédent pasteur de Civray, le sieur Coignée, qui officia de 1584 à 1593.
Au dit mois [octobre 1568], les sieurs Dacier, Dambres, Baudisne, Mouvans et Montbrun firent leur levée de Provençau, Languedochiens et Dauphinois, savoir : en Dauphiné VII régiments, Motbrun, Dauconne, Virieu, Saint-Romain, Blacons, Mirabel, du Chellard et Croze, montant LXXIIII enseignes de gens de pied et III cornettes de cavalerie légère. Raoul de Mouvans leva en Provence un autre régiment de X enseignes et II cornettes de cavalerie que menaient Vallanoy et Pasquiers. En Languedoc sous Baudisne, frère de Dacier, Dambres, La Mousson et Bouillargues, IIII régiments de XXXV enseignes et II cornettes. En Vivarais sous le vicomte de Panat et Pierre Gouge II régiments de XVIII enseignes et une cornette. Et Changy mil harquebusiers. Tout les dessus dits faisant XX mille harquebusiers sans les longs bois et hallebardiers, et VIIIe chevaux. Lesquels, deux ou trois jours après la défaite de Mouvans, se joignirent avec les troupes du prince de Condé.
Journal de Généroux, Mémoire de la société statistique des Deux-Sèvres, 2ème série, tome II, 1862
- Quatre traittez par lesquels tous fidèles seront adressez à une vraye et saine cognoissance du Franc arbitre, de la Proedestination, des Affictions, et de la Vie Eternelle. Par Jacques Crozé Lodunois, Ministre du S. Evangile en l'Eglise reformée de Civrai. — Niort, René Troismailles, 1608, in-8° de 373 pp.
Les quatre traités réunis sous ce titre ont dû paraître isolément, en trois opuscules séparés, bien que dans ce volume la pagination et le numérotage des cahiers se suivent. Chaque traité a conservé son titre primitif, sa dédicace, sa table des matières :
- Traitte du Franc arbitre, distingué en trois parties. En la première desquelles la saine et vraye doctrine est confirmée, etc. — 6 ff. prél. et 144 pp. Dédidé aux fidèles de l'Eglise Réformée de Civray. Civray, 15 octobre 1607.
- Traitte de la predestination distingue en trois parties. En la premiere desquelles la Predestination est prouvée par l'authorité claire et luisante, etc. — 7ff. Prél. et 108 pp. Dédié à Gabriel de Sainte-George, seigneur de Vérac, baron de Couhé. Civray, 16 octobre 1607.
- Deux traittez, un des afflictions, l'autre de la vie éternelle. — 3 ff. prél. et 64 pp. Dédié à M. de la Tousche, ministre de Mouchamps, beau-père de l'auteur. Bibl. de Niort, n°5674 s. En tête du volume, on trouve trois pièces de vers latins d'Isaac Cuville, pasteur de Couhé.
Sur les deux premiers sujets, ajoute Lièvre, l'auteur essaye de soutenir les doctrines de Calvin les plus difficiles, sans avoir, pour les rendre plus ou moins acceptables, la puissante dialectique du réformateur. L'année suivante, le sieur François de la Béraudière, abbé de Nouaillé (et futur évêque de Périgueux, de 1614 à 1646), chercha à provoquer une discussion publique, en conviant également le pasteur de Poitiers, Jacques Clémenceau. Selon toute apparence, il n'espérait pas cette conférence puisse se tenir, mais, le jour venu, il se fit excuser auprès du pasteur de Civray qui lui, s'était préparé au débat. Ce dernier, à son tour, le provoqua, l'abbé y mit des conditions qui dissimulaient mal un refus, et et préféra publier un pamphlet intitulé : « Adresse de salut pour les dévoyez de la foi ». Face à cette excuse pitoyable — un ramassis incohérent de textes des Pères, ajoute Lièvre — Crozé y opposa l'Écriture Sainte et publia les ouvrages suivants :
- Le Juge des Controverses de ce temps ; distingué en deux parties ; La première prouve que l'authorité souveraine doit estre assignée et résignée à la Seule Escriture, et non pas à la tradition des Pères, dérivée par succession de temps en temps en l'Eglise ; La seconde est un examen d'aucunes principales controverses insérées en la page suivante. Pour response à François de la Beraudière dit Sigon, Abbé de Nouaillé. Par Jacques Crozé Loudunois, Pasteur en l'Eglise de Civray en Poictou. — Niort, pour Jean Baillet, 1610, in-8° de 149 pp. Dédié à Jean Jousserant, seigneur de Lairé.
- Esclaicissement général et particulier des sacremens, distingue en six livres, contre les erreurs et fourvoyemens des Heresiarches Sacramentaires de ce temps. Dédiés à mon Seigneur de Rahan. Par Jacques Crozé Lodunois, Pasteur en l'Eglise de Civray. — Niort, Jean Baillet, 1611, in-8° de 442 pp. et 20 ff. lim. pour le titre, la table, et une pièce de vers latins adressée à Crozé par A. Rivet.
Alors que fut bâti le temple à Civray, en 1612, M. de la Roche-Posay, évêque de Poitiers, envoya en fin d'année le Père Moquot, jésuite, prêcher la bonne parole à Civray et porter "secours fort nécessaire en ces quartiers, que l'Évangile réformé a corrompu plus que ne croiroyent ceux que Dieu par la grâce a préservez" (la communauté protestante à Civray comprenait entre 1/4 et 1/3 des habitants de la ville et des alentours). Étienne Moquot, originaire du Nivernais, était versé dans les langues grecque et latine. Il se montra un redoutable adversaire des hérétiques. Né vers 1571, il mourut le 6 novembre 1628 à Bordeaux, après avoir passé 32 ans dans les ordres. Toutefois, en cette fin 1612, durant trois dimanches, le jésuite Moquot chercha à préserver les ouailles contre la menace huguenote, allant jusqu'à critiquer ouvertement Le Juge des controverses. Le 26 décembre 1612, Crozé se révolta, notamment dans la postface de cet écrit :
- Responce a six demandes proposees par le Jesuite Coton, à l'un des nostres, pour le divertir de la Foy. Item a une autre instamment requise par le Jesuite Moquot pour se depestrer de toute conference, en laquelle luy mesme s'estoit enlacé. Par Jacques Crozé Lodunois, Ministre de la parole de Dieu en l'Eglise de Civray. — Nyort, Jean Baillet, M.D.C.XIII, petit in-8° de 120 pp. A la suite, relié dans le même volume, sans titre à part, mais avec une pagination A. 1 à 8 : De l'édition, et version de l'Escripture, pour response à la demande de Moquot, Jésuite que, le ministre me monstre un passage évident dans l'A. ou N. Testament qui tesmoigne que la Bible françoise imprimée à Genève soit sans faute.
Moquot en eut connaissance et revint prêcher le 17 février suivant. Pendant six dimanches consécutifs, on se pressa autour du père Moquot, jusqu'à 2000 personnes, qui voulait établir que Crozé est "un menteur, faussaire de la parole de Dieu, ignorant et athéiste". La tension monte. M. Cacault de la Cotterie, lieutenant particulier (catholique) entend mettre de l'ordre dans sa ville et convie Crozé et Moquot à une conférence "aymable". Trois séances de rencontre ont lieu, les 25, 26 et 27 mars, sous conditions que des scribes soient nommés de part et d'autre pour rédiger un procès-verbal de séances, revêtu de la signature des parties. Les conférences sont publiques et en présence du magistrat. A la fin de la troisième séance, Moquot fait observer que le pasteur ne se conforme plus aux conditions arrêtées et qu'il n'y a rien à ajouter. Lacite, Crozé écrit alors en bas du procès-verbal de la séance : "approuvé la fuitte du jésuitte". Les catholiques ne veulent pas laisser signer "ceste menterie" et le 1er avril, une nouvelle sommation est envoyé à Crozé. Le pasteur soutient le lendemain qu'il a convaincu "de calomnie et d'ignorance le père Moquot qui, faussant sa foy donnée sans signer, s'etoit retiré avec honte et fuitte en outrageant à coups de poings et injures atroces un de la religion, homme d'honneur et de qualité, pour faire éclipser la conférence". Crozé se tient prêt à répondre aux accusations, mais l'"aymable" conférence en reste là, alors que les catholiques répondent que "la fausseté des coups de poing et injures atroces estoit aussi puante que pièce des précédentes". Le père Moquot n'en reste toutefois pas là. Il continue sa charge contre le pasteur en publiant, notamment, l'ouvrage suivant :
- La fuite de Jacques Crozé, soi-disant ministre de Civray, avec l'analyste des syllogismes dudict Crozé, par les catholiques de Civray, témoins oculaires de la vérité de tout ce qui s'est passé tant ès sermons de leur prédicateur qu'en la conférence accordée audit Crozé. — Poitiers, pour Antoine Mesnier, 1613, in-12 de xx, 124 pp.
En réponse, Crozé fit publier ce dernier ouvrage :
- Traicte de la perfection suffisante, clarté luisante, salutaire lecture et sommaire doctrine de l'Escripture, pour antidote aux sermons de Jesuite Moutcaut, qu'il a prononcez en la ville de Civray. Messieurs de l'Eglise Romaine de Civray. Par Jacques Crozé Lodunois, Pasteur en l'Eglise reformée de Civray. — Niort, pour Jean Baillet, 1613, 13 pp. in-8°.
D'après Augustin Bobe, en 1610, nous le trouvons possesseur de plusieurs métairies aux Pigeries, paroisse de Savigné. En mars 1677, nous trouvons les anciennes possessions que la Commanderie de Civray avait à Marigné, paroisse de Saint-Pierre-d’Exideuil, Savigné et Blanzay, consistant : en logis appelé l’Hôpital (nom générique des possessions de l’ordre de Malte), ainsi que plusieurs métairies en dépendant, autre logis au même lieu, appelé le Pavant, entre les mains dudit Hillaire Texereau, qui les tient des descendants du ministre Jacques Crozé et de son épouse.
Il était marié à Madeleine de Losse, qui resta sa veuve, fille de Dominique de Losse, sieur de la Touche, chapelain de Catherine de Parthenay, et de Marie Moreau. Ils eurent au moins1 : 1) Isaac, qui suit. 2) Michelle, épouse d'Hélie Janneau, sieur de la Maisonneuve.
3. — CROZÉ (Isaac), sieur de la Roche. Le 8 mai 1653, Isaac Crozé et Michelle Crozé font transport à Hilaire Texereau, marchand à Marigné, d’une liasse de papiers concernant les biens acquis par ledit Texereau des héritiers de Jacques Crozé, ministre et Madeleine de Losse. Il laisse quelques autres actes notariés, passés devant Surreau, notaire à Civray :
- compte entre Isaac Crozé et Isaac Bertrand, en date du 15 mars 1657 : Isaac Crozé demeurant au lieu des Moulins, paroisse de Bournand en Loudunais et Isaac Bertrand, maître apothicaire à Civray, règlent des obligations mutuelles.
- une transaction entre Isaac Crozé et Pierre Arrondeau, en date du 18 mars 1657 : dans cet acte, Isaac Crozé, sieur de la Roche, fait comme père et loyal administrateur de ses enfants et de feu dame Jeanne Pontenier, sa femme, afferme à Jean Nicoulaut, la métairie du Coulombier, de la paroisse de Savigné. Pierre Arrondeau est laboureur à la dite métairie.
- une acquisition pour Hillairet Texereau de Isaac Crozé, sieur de la Roche, en date du 28 avril 1659 : Isaac Crozé demeure en la ville de Saumur et fait tant pour lui que pour demoiselle Marie Crozé, sa fille absente. Il vend des pièces de terres à Marigné, paroisse de Saint-Pierre-d'Exideuil, à Hillairet Texereau, marchand audit village de Marigné.
Il fut l'époux en premières noces de Jeanne Pontenier, puis de Gabrielle Carré. En 1657, il vivait à la Commanderie de Bournand (Vienne), puis il devint régent du collège de Saumur, de 1657 à 1663. De ses deux lits, naquirent au moins : 1) Marie, du premier lit, qui épousa Antoine Dunoyer, sieur des Brouhes (v. DUNOYER de Civray). Veuve en 1666, elle vécut jusqu'au XVIIIe siècle et fut inhumée le 27 octobre 1701 à Savigné. 2) Gabriel, du second lit, baptisé en octobre 1648 à Loudun. 3) Anne, baptisée en décembre 1650 à Loudun. 4) Jacques, baptisé en janvier 1656 à Loudun. Un Jacques Crozé est signalé réfugié aux Pays-Bas, après la révocation, il s'agit peut-être de celui-ci.
CROZÉ de Clesmes
Ancienne famille originaire du Dauphiné, où elle a possédé longtemps le fief de Clesmes. Un cadet est venu s'établir près de Loudun au commencement du XVème siècle.
Blason : d'azur à deux chevrons d'argent et à 2 étoiles aussi d'argent posées en chef et un croissant de même posé en pointe. Devise : jus pericula spernil (Armoiries d'Anjou, 444).
D'après un descendant de la branche de Clesmes, les deux lignées (de la Roche et de Clesmes) ne sont pas liées. Je tiens à remercier particulièrement Louis de Crozé de Clesmes, qui m'a fourni de nombreux détails pour compléter mes recherches. Je rends donc hommage à son travail et à celui de sa famille.
Blason : d'azur à deux chevrons d'argent et à 2 étoiles aussi d'argent posées en chef et un croissant de même posé en pointe. Devise : jus pericula spernil (Armoiries d'Anjou, 444).
D'après un descendant de la branche de Clesmes, les deux lignées (de la Roche et de Clesmes) ne sont pas liées. Je tiens à remercier particulièrement Louis de Crozé de Clesmes, qui m'a fourni de nombreux détails pour compléter mes recherches. Je rends donc hommage à son travail et à celui de sa famille.
§ Ier.
![]() |
| Blason des Crozé de Clesmes |
1. — CROZÉ (Abel), seigneur de la Varenne, fut garde du corps de la Reine-Mère (brevet du 7 janvier 1614, délivré par André de Vivonne, capitaine des gardes de la Reine. Il fut inhumé le 6 septembre en l'église Saint-Sulpice d'Aulnay (Vienne). Il avait épousé Jeanne Anardeau de Jousserand de Londigny, morte deux jours après son marie et inhumée auprès de son mari. Ce mariage lui apporta plusieurs seigneuries en Poitou, dont celle de Saint-Clair et de ses terres. De son union, il eut :
- Charles, qui suit.
- Henri, baptisé le 12 avril 1601, mort sans postérité.
2. — CROZÉ (Charles), écuyer, seigneur de Clesmes (Grenoble, Isère) et, de Varenne et de Lavaux, servit dans la compagnie de chevau-légers du Baron de Pibrac (certificat du 26 octobre 1632). Il épousa dans l'église d'Aulnay, le 18 janvier 1622, Marthe Audemont de Lavaux de Sainte-Marthe, fille de Paul, écuyer, seigneur de Lavaux et de Sainte-Marthe, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, et de Perrine Le Pelletier. Marthe Crozé meurt le 25 janvier 1652 et est inhumée le lendemain dans l’église de Saint-Martin d’Angliers (Vienne), au-dessous de l’autel de Notre-Dame. Charles épousa rapidement en secondes noces, le 14 octobre suivant, dans l'église de Doussay (Vienne), Marie de Chergé, fille de Gilles, écuyer, seigneur de Villiers et de la Piibaudière, et de Françoise de la Forest. Charles mourut avant le 2 septembre 1672, époque à laquelle Marie de Chergé se dit sa veuve. Du premier lit, il eut :
- Catherine, mariée à Jacques Le Bault, écuyer, seigneur de la Forest-Coulommière, qui partagea le 20 juin 1672 (Dupuy, notaire sous la cour d'Angliers) avec Françoise et Claude, ses soeurs, la succession de leur mère. On mentionne dans cet acte l'existence d'un frère Louis qui était absent sans donner de ses nouvelles depuis 14 ans (il revint plus tard, et c'est lui qui continua la filiation). Catherine mourut avant le 2 mai 1679, date du mariage de sa soeur Claude.
- Claude, baptisée en l'église d'Angliers le 26 février 1634, mariée le 3 mai 1679 à Loudun (contrat de mariage du 2 mai, reçu par Grignon et Foucher, notaires à Loudun) à Charles de Tanton, écuyer, seigneur de la Gangrière. Elle fut inhumée à Loudun le 3 mars 1714, dans l'église des Carmes.
- Louis, qui suit.
- Henri, officier du roi, fut tué le 11 août 1674 par un boulet de canon à la bataille de Seneffe, sous les yeux de son frère aîné.
- Françoise, baptisée le 3 décembre 1648 et morte en 1652.
3. — CROZÉ (Louis), écuyer, seigneur de Clesmes et de Lavaux, né le 22 avril 1639 et baptisé le 10 août 1639 à Saint-Martin d'Angliers, servit plusieurs années dans la cavalerie à la 2ème compagnie des gardes du corps d'Henri-Louis d'Aloigny, marquis de Rochefort, puis, vers 1692, dans la compagnie de Lorges, où il devint brigadier et porte-étendard. Le Roi, pour reconnaître ses services, lui donna une médaille d'or et une pension de 800 livres, lui permettant de se retirer chez lui et défendant de l'inquiéter à l'avenir pour les convocations du ban et arrière-ban (Certificat du 6 mars 1693, signé par le maréchal de Lorges). Louis épousa le 12 septembre 1688 (Maugier, notaire à Montreuil-Bellay) Claude-Renée Belloteau, fille d'Antoine, seigneur de la Treille (Montreuil-Bellay), et de Renée Dupont. Il mourut le 15 février 1704 et son épouse vers 1730. De leur union, ils eurent :
- Louis, qui suit.
- Claude, née le 1er novembre 1693 au château de la Treille et baptisée le 3 dudit mois à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, fut mariée le 4 avril 1722 (Poupard, notaire à Brezé) à Isaac de Poirel de Grandval, Chevalier, seigneur de Morton.
- René-Michel, né le 14 septembre 1695 et baptisé le 17 dudit mois à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, prêtre, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame du château de Montreuil-Bellay, assista au mariage de sa soeur. Il mourut abbé le 13 novembre 1768 et fut inhumé le lendemain à Montreuil-Bellay.
4. — CROZÉ (Louis), écuyer, seigneur de Clesmes, de Lavaux et de la la Treille, né le 16 mai 1692, fut ondoyé deux jours après dans la maison noble de la Treille et reçut les compléments du baptême le 16 octobre de la même année à Méron (Maine-et-Loire). Il fut lieutenant au régiment de Montsoreau (commission du 17 juillet 1707), entra ensuite aux mousquetaires (seconde compagnie), où il servit pendant 5 ans et 7 mois (congé délivré par Monsieur de Vins, capitaine-lieutenant commandant la 2ème compagnie, du 1er janvier 1716). Il épousa le 10 octobre 1729 (Guinaisseau et Pautronneau, notaires) et le même jour à Saint-Pierre de Voultegon, Marie Moreau, née vers 1705, fille aînée de feu François-Joseph, seigneur de la Suturie et de la Chambaudière, et de Renée Gabilly. Le 20 mai 1745, il se rendit acquéreur de l'emplacement d'un banc avec droit de sépulture dans l'église de Saint-Pierre de Montreuil-Bellay et mourut le 14 octobre 1767 et fut inhumé le lendemain en l'église Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, son épouse l'ayant précédé le 17 janvier 1742. De son mariage il avait eu :
- Charles-Joseph-René, qui suit.
- Marie-Louise, née le 9 décembre 1731, baptisée le 11 à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, morte sans alliance le 22 mai 1767 à la Treille et inhumée le lendemain à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay.
- Angélique Renée, née le 5 février 1734 et baptisée le même jour, fut inhumée le 11 décembre 1755 dans l'église de Saint-Pierre de Montreuil-Bellay.
- Louis Marie Michel Claude, baptisé le 15 janvier 1735 à Montreuil-Bellay et inhumé le 17 suivant au même lieu.
- Jeanne Hélène, baptisée le 26 août 1737 à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, mourut le 10 septembre suivant et inhumée à Saint-Aubin de Méron.
5. — CROZÉ de CLESMES (Charles-René-Joseph), écuyer, seigneur de la Treille, naquit le 12 septembre 1730. Il épousa le 24 février 1756, à Chinon (Indre-et-Loire), Marie-Madeleine Quinir, fille de feu Charles-Joseph, Chevalier, seigneur de la Mothe-Usage, et de Marie Torterue, et testa le 30 mars 1777 (Bourgeois et Moreau, notaires à Montreuil-Bellay). Il laissa de son mariage :
- Charles-Marie-Joseph, qui suit.
- Jean-Joseph, né le 30 août 1769, cadet-gentilhomme, puis lieutenant au régiment de Foix-Infanterie, compagnie de la Richardière, mort sans postérité en 1793.
- Marie, née le 7 janvier 1761, morte sans alliance.
- Jacques, né le 3 juillet 1763, mort sans postérité en 1790.
- Victoire, née le 4 janvier 1767, mariée le 11 janvier 1790 à Henri-Jacques-Gabriel Brunet de la Charie, capitaine de gendarmerie. Elle est décédée en 1829.
6. — CROZÉ de CLESMES (Charles-Marie-Joseph), écuyer, seigneurr de la Treille, né le 11 janvier 1757, entra comme sous-lieutenant dans la Compagnie de Colasseau. Il émigra en
1792, puis rejoignit l'armée vendéenne, et mourut près Baugé, des suites de blessures reçues an siège d'Angers, où un biscaïen lui avait fracassé l'épaule, en 1793. Il avait épousé à Chinon, le 4 mars 1778, à Chinon, Julienne-Geneviève Agnès Veau de Pont de Rivière, fille de Louis-René, Chevalier, seigneur de Rivière, et de Geneviève-Agnès Le Brethon, dont il eut :
- Joseph, qui suit.
- Jean-Charles, né le 24 février 1786, marié, le 6 février 1809 au Puy-Notre-Dame (Maine-et-Loire), à Anne-Julie-Victoire Mignot d'Hoedan, fille d'Alexis-Louis-Auguste, lieutenant-colonel d'infanterie, Chevalier de Saint-Louis, et de Marie Hardouin. De ce mariage il a eu : a) Éléonore, née le 9 octobre 1809 au Puy-Notre-Dame et décédée le 12 mai 1864 à Montreuil-Bellay, qui avait épousé le 5 septembre 1829, à Montreuil-Bellay, Alphonse-Marie-François de-Salles de Chevigné, officier au 9ème dragons.
- Louise Élisabeth, née le 19 mars 1792 et morte en 1866, mariée le 18 avril 1809 à Antoine-Martin-Gustave de Laistre.
7. — CROZÉ de CLESMES (Joseph de), né le 29 juin 1780, il devait entrer aux pages du duc de l'enthièvre, lorsque survint la révolution de 1789. Il suivit sa mère dans la Vendée, à la suite de l'armée royale. Marié le 2 juin 1806 à Marie-Madeleine-Cécile Berthelot de Villeneuve, fille de François-André, lieutenant au régiment d'Auvergne-lnfanterie, et de Angélique-Louise de la Rue de Champchevrier, il en a eu :
- Joseph-Théodore, qui suit.
- Joseph-Georges, né le 7 avril 1808, mort en 1875.
- Antoinette, née le 16 janvier 1816, décédée en 1863.
- Joseph-Alexandre, né le 13 décembre 1822, décédé en 1891.
8. — CROZÉ de CLESMES (Joseph-Théodore de), né le 18 mai 1807, entra le 1er octobre 1815 à l'école de la Flèche, puis à Saint-Cyr le 7 novembre 1825. Sous-lieutenant de cavalerie aux 8ème et 3ème chasseurs, lieutenant le 3 mai 1832, il donna sa démission le 9 juin 1837. Marié le 3 juillet 1837 à Sophie Roy de Mayé, fille de Charles-Adélaïde, et de Marie-Julie-Louise Mignot d'Houdan, il décéda le 31 août 1890 à Montreuil-Bellay. Il a eu de son mariage :
- Joseph-Charles, qui suit.
- Joseph-Remi, né le 3 août 1839, mort en 1859.
- Joseph-Louis, né le 7 octobre 1840 à Montreuil-Bellay et y fut décédé le 19 juin 1892. Il a épousé, le 7 novembre 1869, Marie-Gabrielle-Eslher Chebrou de la Roulière, fille de Victorin, et de Marie-Armande-Emilie de L'Espinay, dont il eut : a) Marie-Madeleine Josèphe, née le 27 juillet 1870 et morte le 28 suivant.
9. — CROZÉ de CLESMES (Joseph-Charles de), naquit le 20 avril 1838 et décéda en 1898. Il épousa, le 2 juillet 1861, Isabelle Marie Mathilde d'Ozouville-Trémignon, fille de Guillaume-François, comte d'Ouzouville, et de Marie-Lucie de Hercé. Il eut :
- Marie, née en 1862 et morte en 1944, religieuse réparatrice.
- Jeanne, née en 1863 et morte en 1963.
- Joseph, qui suit.
- Jeanne, née en 1866 et morte en 1938, religieuse réparatrice.
- Isabelle, née en 1868 et morte en 1914, épouse de Jean Marie Joseph Charles Le Bouteiller.
- Pierre, né en 1871 et mort en 1953. Il fut châtelain de l'Aulne, et épousa, le 28 décembre 1898, à Saint-Brieuc, Adèle Louise Victoire du Bois-Jagu de la Villerabel. De son mariage sont issues : a) Jeanne, née le 23 octobre 1899 à Martigné-Briand et décédée le 19 novembre 1980 à Mayenne, qui épousa le 5 juillet 1934, Antoine de Lambertye, fils de Raymond et de Marguerite d'Ansan d'Egremont. b) Monique, née le 23 avril 1906 à Martigné-Briand, qui épousa le 7 janvier 1926, au même lieu, Jean de Roquefeuil-Montpeyroux.
- René Marie Joseph Charles, né vers 1873 et mort le 6 mai 1912 à Paris, avait épousé le 4 décembre 1906 à Plouigneau, Anne Barazer de Lannurien.
- Louis, né en 1875 et mort en 1953.
- Magdeleine, née en 1878 et décédée en 1953, religieuse réparatrice.
- Christine, née en 1882 et morte en 1955.
10. — CROZÉ de CLESMES (Joseph de), châtelain de Villaudray, né le 19 février 1865 à la Durandière (53) et décédé le 29 mars 1958 à Beaulieu-sur-Oudon. Officier de la cavalerie, il épousa, le 26 juillet 1898 au Bourgneuf-la-Forêt (53), Magdeleine Tréton de Vaujas de Langan, née le 2 novembre 1870 à Laval (53) et morte en 1960, fille du marquis de Vaujuas-Langan. De leur mariage naquirent :
- Marie, née le 9 octobre 1899 à Beaulieu-sur-Oudon (53), et décédée en 1965, qui épousa le 29 avril 1924, Jean-Marie Ayrault de Saint-Hénis.
- Marguerite Marie Josèphe Anne Stylite, née le 21 octobre 1900 à Beaulieu-sur-Oudon et décédée le 14 juin 1983 à Château-Gontier, qui épousa le 15 mai 1924, à Beaulieu-sur-Oudon, Marcel de Villèle.
- Charles, né le 15 mai 1902 à Beaulieu-sur-Oudon et décédé le 2 juin 1976 au même lieu, qui épousa le 4 octobre 1927, à Saint-Loup-du-Gast, Marie du Pontavice des Renardières.
- Henri, né le 23 janvier 1908 à Beaulieu-sur-Oudon et mort le 11 juin 1988 à Angers, châtelain de Molières près de Chemazé et maire de Chemazé, qui épousa, le 16 juillet 1931, à Arquenay, Colette Marie Josèphe d'Argouges.
mercredi 1 mai 2013
LOSSE (de)
L'église de Mouchamps reçut, le 10 septembre 1577, la visite du ministre Sibileau, et, vers la fin de novembre, La Touche lui-même revint dans la région, pour officier à la fois à Saint-Fulgent et à Mouchamps. A cette époque, il résidait à Saint-Fulgent, et les jours où il devait prêcher à Mouchamps, on l'envoyait chercher. Mais cette dernière église, étant de beaucoup la plus nombreuse, fit demander, l'année suivante, au synode de Sainte-Foy, que le pasteur y fît sa résidence. L'affaire fut envoyée au synode provincial. La Touche devint par la suite le pasteur de Mouchamps seule. Depuis 1572, les réformés étaient restés sans pouvoir tenir de synodes nationaux, qui se rassemblèrent à partir de 1583. Ils les convoquèrent plus fréquemment à partir de 1594, et multiplièrent en même temps leurs réunions politiques. En 1588, on retrouve La Touche député par le Poitou à l'Assemblée politique de La Rochelle. En 1596, pendant qu'une assemblée générale se réunissait à Loudun, il présida un synode, qui se tint à Saumur (Maine-et-Loire). Dans beaucoup de lieux, les protestants ne jouissaient pas encore de la paix. Le sieur de la Boucherie ayant fait fortifier sa maison, située aux confins du Poitou, de la Bretagne et de l'Anjou (paroisse des Landes-Genusson), au commencement de l'année 1598, le ministre De Losse y établit une annexe de son église de Mouchamps, et il s'y rendait des trois provinces limitrophes des fidèles de plus de quinze lieues. Il desservait également les Herbiers. En mai 1598, Madame, soeur de Henri IV, demanda au synode national de Montpellier que de Losse fut donné à l'Eglise recueillie dans sa maison au Louvre « pour y servir quatre mois de l'année », ce qui lui fut accordée. Mais ce pasteur, donnant comme excuse une indisposition, n'accepta pas cette charge, et le synode du Poitou, réuni à Saint-Maixent trois mois plus tard, décida d'envoyer par écrit au Consistoire de l'Eglise de Madame « les vallables excuzes au dict sieur de la Tousche ». Ce synode provincial substitua La Touche à Hénard, décédé, comme membre de la commission chargée de réviser la discipline. De Losse prêcha bien par occasion à Paris, au Louvre même, devant les seigneurs et dames huguenots de la cour, notamment en décembre 1598[1]. Cette même année, sa protectrice Catherine de Parthenay le demanda pour chapelain, et il lui fut accordé par le Synode national de Montpellier.
![]() |
| Catherine de Parthenay |
Il avait épousé, en 1572, à Loudun (Vienne), alors ministre de Saint-Fulgent, Madeleine Moreau, fille de feu maître Guillaume Moreau, qui lui donna au moins une fille et deux fils : 1) Madeleine (prénommé Marguerite par Augustin Bobe), qui épousa Jacques Crozé, pasteur de Civray (Vienne) de 1598 à 1613. Auteur, ce dernier dédie un de ses traités à son beau-père, sieur de la Touche, pasteur de Mouchamps (v. CROZÉ de la Roche). 2) l'aîné de ses fils, prénommé René, sieur de la Touche, qui fit ses études à Sedan aux frais de la province de l'Isle-de-France, qui acquit ainsi des droits sur lui ; mais il n'en tint pas compte, et abandonnant son église de Compiègne, il accepta vocation de l'église de Mouchamps à partir de 1607 (jusqu'en 1637), succédant à l'office de son père. Il en résulta des contestations qui ne s'apaisèrent qu'en 1614, le Synode national de Tonneins ayant exhorté les églises de l'Isle-de-France à ne plus inquiéter le pasteur au sujet de la somme modique qu'elles lui réclamaient. Le partage de ses biens fut établi en date du 17 octobre 1642, ses co-héritiers étant Dominique de Losse, sieur de la Crouaillevie, en tant que principal héritier de son père Charles, Isaac Crozé, sieur de la Roche, représentant tant sa mère Magdeleine de Losse, soeur du défunt, qu'Hélie Janneau, sieur de la Maisonneuve, gendre de cette dernière. 3) Charles, qui suit.
Inscription à :
Articles (Atom)

