lundi 13 mai 2013

PETIT de la Broue

§ Ier. Branche de la Broue
1. — PETIT (Jean), laboureur, fut l'époux de Jeanne Regeon, née vers 1641 et inhumée le 9 février 1701 à Mauprévoir. De leur union, naquirent : 1) Françoise, épouse de Raymond Trillaud, mourut avant le 15 juillet 1703 sans postérité. Ses biens font l'objet d'un partage le date du 8 mai 1705 devant Doridan, en présence de son mari, de Jean Petit, son père, des deux Antoine, son père et ses frères, ainsi que Jeanne Petit, sa soeur, épouse de Jean Trillaud. 2) Louis, baptisé le 10 février 1659 à Mauprévoir. 3) Antoine, qui suit. 4) Marie, baptisée le 15 janvier 1668 à Mauprévoir. 5) François, baptisé le 15 décembre 1671 à Mauprévoir. 6) autre Antoine, dit le cadet, né vers 1671 et inhumé le 16 mai 1671 à la Chapelle-Bâton, fut laboureur en 1703 puis marchand en 1705, au village de la Bernardrie. Il épousa, le 13 février 1702, à la Chapelle-Bâton, Marie Delafond, née vers 1682 et inhumée le 19 avril 1713 à la Chapelle-Bâton, fille de Laurent, en présence de Jean Petit, de Pierre Delafond et de Jean Garnier. Il transigeait, avec son beau-père, le 15 juillet 1703, devant Doridan (notaire à Charroux), pour entériner les termes de son contrat de mariage passé devant Ledieu et Doridan le 6 janvier 1702, c'est-à-dire la somme de 800 livres et des meubles, consentis par son père. De son union, il eut : a) Jeanne, baptisée le 13 février 1703 à la Chapelle-Bâton. b) Pierre, baptisé le 8 avril 1705 à la Chapelle-Bâton et inhumé le 9 septembre 1706 au même lieu. c) Antoinette, née vers 1710 et inhumée en août 1725 à la Chapelle-Bâton. d) Anne, baptisée le 12 avril 1712 à la Chapelle-Bâton. 4) Jeanne, baptisée le 20 février 1673 à Mauprévoir, épousa, le 14 février 1695, à Chatain, Jean Trillaud. Celui-ci est un neveu de Raymond et de Jeanne Trillaud. Elle est cité dans l'acte d'entérinement du contrat de mariage de son frère Antoine le cadet le 15 juillet 1703.
2. — PETIT (Antoine), sieur des Rochères, naquit vers 1662. Il épousa, le 4 février 1687, à Mauprévoir, Jeanne Trillaud, née vers 1659, de la paroisse de Chatain. Il furent tous les deux inhumés à Mauprévoir, respectivement le 19 août 1734 et le 15 juillet 1728, laissant : 1) Pierre, qui suit. 2) Marie, baptisée le 20 août 1690 à Mauprévoir et inhumée le 28 août 1747 à Saint-Martin-l'Ars, qui épousa, le 21 juin 1712, à Saint-Martin-l'Ars, Jean Lesire, sieur de la Brousse, mes ancêtres (v. LESIRE), en présence de ses père et mère, de Pierre Petit (sans nulle doute son frère), et Antoine Balliot. 1) Louise, baptisée le 4 mai 1693 à Mauprévoir. 2) Françoise, baptisée le 12 janvier 1696 à Mauprévoir et inhumée le 20 mai 1766 au même lieu, qui épousa, le 30 juin 1717, à Mauprévoir, François David, maître chirurgien, né vers 1684 et inhumé le 21 novembre 1743, fils de François et de Philippe Chaumond. 3) Jeanne, baptisée le 15 août 1697 à Mauprévoir. 4) Pierre, baptisé le 13 juillet 1703 à Mauprévoir.
3. — PETIT (Pierre), sieur de la Broue, fut baptisé le 16 novembre 1687 à Mauprévoir. Il ftut notaire et greffier à Charroux. Il fut l'époux de Louise Charraud, née vers 1694 et inhumée le 23 mai 1745 à Mauprévoir. De leur union, naquit au moins : 1) François, qui suit.
4. — PETIT (François), sieur de la Broue, fut baptisé le 10 février 1716 à Mauprévoir et inhumé le 1er juillet 1767 à Mauprévoir. Il épousa, le 5 février 1742, à Saint-Martin-l'Ars, Marie-Anne Pascault, baptisée le 16 avril 1723 au même lieu et inhumée le 22 mars 1779 à Mauprévoir, fille de Charles, sieur de Verneuil, et de Marie-Anne Rogues. Elle était la soeur de Marie-Thérèse Pascault, qui, quelques années plus tard, épousa Jean-Pierre Petit, sieur de la Bougonnière (v. PETIT de la Bougonnière). De leur union, naquirent : 1) Louise, baptisée le 13 octobre 1742 à Mauprévoir. 2) Marie-Anne, baptisée le 22 avril 1744 à Mauprévoir. 3) Pierre, baptisé le 19 mai 1745 à Mauprévoir. 4) Jean, qui suit. 5) Anne, baptisée le 19 octobre 1747 à Mauprévoir. 6) Marie-Anne, baptisée le 2 février 1749 à Mauprévoir. Elle épousa, le 22 mai 1782, à Mauprévoir, Jean Garnier, fils de Jean et de Françoise Parent. 7) François-Mathurin, baptisé le 10 avril 1750 à Mauprévoir. Il fut bourgeois et avait épousé 1°) le 5 août 1782, à Mauprévoir, Charlotte Thorin, née vers 1754 et inhumée le 12 novembre 1782 à Mauprévoir, fille de Jérôme, sieur de la Guillotière, notaire et procureur à Charroux, et de Françoise Motheau, puis, veuf, 2°) le 14 janvier 1785, à Lessac, Marie-Magdeleine Begaud. 8) Marie-Thérèse, baptisée le 14 juillet 1751 à Mauprévoir. 9) Louise-Françoise, baptisée le 26 novembre 1752 à Mauprévoir. 10) Charles, baptisé le 24 octobre 1754 à Mauprévoir. 11) Jeanne, baptisée le 22 avril 1756 à Mauprévoir. 12) Fleurance, baptisée le 10 août 1757 à Mauprévoir. 13) Magdeleine, baptisée le 29 décembre 1758 à Mauprévoir. 14) Marie, baptisée le 11 février 1760 Mauprévoir. 15) Charles, baptisé le 4 avril 1761 à Mauprévoir. Il épousa, le 3 brumaire de l'an VII, à Royan (Charente-Maritime), Marie-Anne Julie Manes, baptisée le 22 juillet 1775 à Saint-Augustin et décédée le 8  fructidor de l'an XI au même lieu. Veuf, il épousa, en secondes noces, le 18 février 1806, à Royan, Magdeleine Fribaud, née vers 1779. Du premier lit, il eut : a) Marie-Anne Désirée, née le 4 fructidor de l'an IX à Saint-Augustin et décédée le 8 germinal de l'an XII au même lieu. 16) François Romain, rapporté en § II. 17) Marie-Modeste, baptisée le 28 septembre 1764 à Mauprévoir.
5. — PETIT (Jean), sieur de la Broue, fut baptisé le 6 juin 1746 à Mauprévoir et décéda le 15 juin 1827 à Payroux. Il épousa, le 19 juillet 1773, à Mauprévoir, Radégonde Thorin, née vers 1750 et décédée le 13 avril 1824 à Payroux, fille de Jérôme et de Françoise Motheau, soeur de Charlotte (voir ci-dessus). De leur union, naquirent : 1) Anne, née vers 1773 et décédée le 3 août 1851 à Payroux. 2) Radégonde, baptisée le 16 décembre 1773 à Mauprévoir. Elle épousa, le 8 pluviôse de l'an IV, à Availles-Limouzine, René Degorce, né vers 1769. 3) Marie, baptisée le 6 décembre 1774 à Mauprévoir. 4) Jean-François, baptisé le 17 mai 1776 à Mauprévoir et inhumée le 26 juin suivant au même lieu. 5) Marie-Julie, baptisée le 11 avril 1779 à Mauprévoir. 6) Marie-Magdeleine Claude, baptisée le 7 juin 1787 à Mauprévoir. 7) André, baptisé le 14 mars 1791 à Mauprévoir.
§ II. seconde branche de la Broue
5. — PETIT (François Romain), sieur de la Broue, fils puîné de François, sieur de la Broue, et de Marie-Anne Pascault, fut baptisé le 5 octobre 1762 à Mauprévoir. Il était, en 1818, sacristain de la commune. Il avait épousé, le 15 septembre 1789, à Mauprévoir, Rose Charlotte Meminaud, fille de Pierre et de Louise Rose Souchay, dont il eut : 1) Rose Victoire, baptisée le 6 avril 1790 à Mauprévoir. Elle épousa, le 22 mai 1821, au même lieu, Pierre Tardieu, menuisier, né le 28 messidor de l'an VI à Montbrun (Charente), fils de Jean Tardieu, serrurier, et de Françoise Bouchet. 2) Pierre Romain, qui suit. 3) Émilie, né le 7 prairial de l'an IV à Mauprévoir, qui épousa, le 2 juin 1818, à Mauprévoir, Félix Bouthet, tailleur d'habits, né le 29 nivôse de l'an V à Charroux, fils de Jean, également tailleur, et de Radégonde Texier.
6. — PETIT (Pierre Romain), baptisé le 13 avril 1791 à Mauprévoir. Propriétaire, il épousa, le 29 novembre 1820 à Queaux, Cécile Pautrot, née le 16 brumaire de l'an III à Queaux. Il fut dans un premier temps instituteur à Queaux, au moins à partir de 1818, charge qu'il occupa lors du mariage de sa soeur Émilie, puis huissier à Lussac-les-Châteaux de 1827 à 1851. Son épouse mourut le 10 octobre 1868 à Lussac-les-Châteaux. De leur union, naquirent : 1) Marie-Anne Cécile Romain, naquit le 9 octobre 1821 à Queaux et mourut le 9 juillet 1822 au même lieu. 2) Romain Jean, qui suit. 3) Marie-Julie, née le 20 décembre 1827 à Lussac-les-Châteaux. 4) Adélaïde, née le 18 février 1832 à Lussac-les-Châteaux. 5) Pierre Charles Médor Stanislas, né le 8 juin 1834 à Lussac-les-Châteaux. 6) Louis Romain, née le 21 octobre 1836 à Lussac-les-Châteaux et décédé le 27 octobre 1836 au même lieu.
7. — PETIT (Romain Jean), né le 4 mars 1825 à Queaux. Clerc d'huissier, il épousa, le 14 juillet 1851, à Chauvigny, Anne Adèle Sury, couturière, née le 26 février 1828 à Chauvigny et décédée  le 6 octobre 1880 à Lussac-les-Châteaux. De leur union, naquit : 1) Marie Cécile Adèle, née le 24 avril 1853 à Lussac-les-Châteaux, qui, sans profession, épousa, le 18 janvier 1883, à Lussac-les-Châteaux, Charles Jacquelin, employé de commerce à Poitiers, né le 29 avril 1845 à Saint-Martin-d'Entraigues (Deux-Sèvres).

samedi 11 mai 2013

PETIT de la Chassagne

§ Ier. branche de la Chassagne
1. — PETIT (N.) fut l'époux de Mathurine Assailly, dont il eut : 1) Antoine, qui suit. 2) Anne, marraine de son neveu Antoine Petit, le 14 février 1656.
2. — PETIT (Antoine), sieur de la Chassagne (Blanzay, Vienne), naquit vers 1618 et fut inhumé le 20 juillet 1693 à Champniers. Le 3 mai 1652, Pierre Rabillac, marchand au Dorat (Haute-Vienne) lui dressa une quittance devant Surreau, notaire à Civray : il habitait alors au village de la Chassagne, à Blanzay (Vienne). En avril 1657, habitant au château de Fors, paroisse dudit lieu, il cèda à Charles de Poipaille, écuyer, sieur de la Rousselière, demeurant au bourg de Sainte-Voulme, l'action criminelle instituée par le dit Petit et par devant le prévost de la maréchaussée de Civray (crime commis en sa personne par Jean de la Faze, écuyer, sieur de Montorschon, sur le nommé Contarit, son serviteur domestique et Mathurin Surreau, sergent royal). L'acte est passé devant Berthonneau, notaire à Poitiers.
AD en ligne, Champniers, BMS - 1682-1696, v.116/142
Fermier du château de Vernoux (il habita au village de l'Abbaye en 1656 et à la Cathonnière en 1663), il était l'époux de Marie Barbade, fille de Pierre, notaire à Fors (Deux-Sèvres), et de Nicole Chebroux, décédée le dernier jour de septembre 1672 et inhumée dans l'église de Vernoux-sur-Boutonne (Deux-Sèvres), en présence de son mari, de leur fils Antoine et de ses neveux Jean et Antoine Barbade. De leur union, naquirent : 1) Antoine, né le 20 octobre 1651 et fut baptisé le 14 février 1656 à Vernoux-sur-Boutonne, en présence de Pierre Barbade, son grand-père et parrain, et d'Anne Petit, sa tante et marraine. Il était prêtre curé de la paroisse Notre-Dame d'Authon (Charente-Maritime) le 16 avril 1682 : à cette date, faisant tout pour lui que pour ses frères et soeurs Antoine, Marie et Antoinette, émancipés et sous la curatelle de Jean Prunier, avocat, il s'accorda avec Jacques Cherpantier, marchand de Ruffec (Charente) sur des saisies faites sur les domaines d'Antoine Petit, sieur de la Chassagne, le père des dits Petit. Il fut ensuite curé de la paroisse de Champniers et signa au mariage de Jean Petit, sieur de la Brousse, et de Marie Bricault,  le 27 janvier 1693 à Payroux (v. PETIT de la Bougonnière). Il fut inhumé le 11 février 1698 à Champniers. 2) une fille, inhumée à l'âge de 3 jours le 28 juillet 1654 proche des fonds dans l'église de Vernoux-sur-Boutonne. 3) Pierre, baptisé le 18 juillet 1655 à l'âge de 18 mois à Vernoux-sur-Boutonne, en présence de son oncle Pierre Barbade et de Mathurine Assailly, sa grand-mère et inhumé le 9 août suivant au même lieu. 4) une fille, baptisée à Fors et inhumée à l'âge de 10 jours le 4 mars 1657, dans les fonds de l'église de Vernoux. 5) Marie, marraine de Joseph Barbade, son cousin germain, le 12 juillet 1670, de Marie David, le 11 juin 1671, et de Marie Cart, le 18 novembre 1671, toutes les deux à Vernoux. 6) autre Antoine, baptisé le 29 juillet 1663 à Vernoux, en présence d'Antoine Petit, son frère et parrain, et de Marie Barbade, sa cousine et marraine. 7) Antoinette, née le 5 août 1666 et baptisée le 29 dudit mois à Vernoux, en présence de Jean Barbarde, son oncle et parrain, et d'Antoinette Motheau.

vendredi 10 mai 2013

PETIT de la Bougonnière

PETIT (Jean), maître du Petit Saint-Christophe, fut marié deux fois, dont, en secondes noces, avant 1645, Jeanne Desmier, baptisée le 16 septembre 1613 à Civray, fille de Sire Robert et de Jeanne Turmet. De ses unions, il eut : 1) Marie, du premier lit, qui fut mariée, avant 1668, à Nicolas Dunoyer, sieur du Canton, sergent royal, né vers 1633 et inhumé le 16 décembre 1668 à Civray (v. DUNOYER de Civray), puis, en secondes noces, le 3 mars 1669, à Michel Bertrand, sergent royal également, née vers 1636 et inhumé le 12 février 1706 à Civray, veuf de Magdeleine Gaschet. 2) Jean, né le 1er août 1645 et baptisé le 16 dudit mois à Civray, du second lit, eut comme parrain et marraine Jean Bricault, ayant donné procuration à Pierre Petit, apothicaire, et Renée de Nuchèze. 3) Jean, né le 19 novembre 1646 et baptisé le dernier jour dudit mois, en présence de Jean Guillemochon, notaire royal, et Esther Charnier, parrain et marraine. 4) Marguerite, née le 6 décembre et baptisée le 23 dudit mois à Civray, devant Jean Imbert, sieur de la Brousse, et Marguerite Maron (v. IMBERT et MARON), parrain et marraine. Elle épousa, par contrat du 15 juillet 1671, devant Surreau, notaire à Civray, François Orger, marchand sargier, fils de Barthélémy et de Marie Pélisson, en présence de Jean et François Petit, ses frères, d'André Bourdin et de Michel Bertrand, ses beaux-frères, de Josué Petit, de Nicolas Delapresle et de Clément Brunet (ce dernier est mon aïeul), ses cousins germains. 5) Jeanne, née le 8 février 1649 et baptisée le 16 du même mois, eut pour parrain et marraine François Dunoyer, notaire, et Louise Daniau. 6) François, né le 22 août 1650 et baptisé le 1er septembre suivant, eut comme parrain et marraine François Dunoyer, de nouveau, et Marguerite Collet. 7) Aline, née le 5 septembre 1651 et baptisée le 7 dudit mois à Civray, en présence de Pierre Cartier, sieur de la Chaume, et d'Olive Abadie, parrain et marraine. 8) Isabeau, baptisé le 11 février 1656, eut comme parrain et marraine Jean Rinois, sieur des Bergères, lieutenant du premier barbier et chirurgien du roi dans le Comté et sénéchaussée de Civray, et Isabeau Imbert.
PETIT (Pierre), maître apothicaire à Civray, né vers 1609 et inhumé dans l'église de Civray le 3 avril 1679, fut l'époux d'Anne Bérault, née vers 1621 et inhumée en septembre 1671 dans l'église de Civray, dont il eut : 1) Jean, né le 3 septembre 1647 et baptisé le 5 dudit mois à Civray, en présence de Jean Bérault et Jeanne Imbert, parrain et marraine. 2) Antoine, né le 3 juin 1649 et baptisé le lendemain, eut comme parrain et marraine Antoine Petit, sieur de la Chassagne, et dame Marie Cacault. 3) Claude, le 1er octobre 1651 et baptisé le lendemain à Civray, en présence de Claude Bérault, sieur des Groies, et de Marguerite Sauvestre, femme de Pierre Desvignes, maître chirurgien. 4) Charles, baptisé le 26 août 1653 à Civray, eut comme parrain et marraine Charles Micheau, sieur de Bagoire, et Anne Petit. 5) Pierre, baptisé le 11 mars 1655 à Civray, eut comme parrain et marraine Pierre Desvignes, maître chirurgien, et Marguerite Bérault. 6) François, baptisé le 10 mars 1657 à Civray, en présence de messire François Jallays, prêtre prieur curé de Saint-Saviol, et de Marguerite Micheau, parrain et marraine. 7) Marie, née le 22 août 1659 et baptisé le 24 dudit mois à Civray, en présence de Pierre Guertier et de Marie Bérault, parrain et marraine. 8) Louis, baptisé le 4 novembre 1660 à Civray, eut comme parrain et marraine Louis David et Marie Micheau. 9) Antoine, né et baptisé le 6 avril 1669 à Civray, en présence d'Antoine Bérault, procureur au siège royal de Civray, et de Marie Bérault.
PETIT (Pierre), dit Tranche-Montagne, né vers 1668 et originaire de Savigné, fut sergent du sieur de Laudun, du régiment de Navarre. Il entra à l'hôtel des Invalides le 19 octobre 1721, après avoir servi 34 ans, son congé datant du 7 juillet précédent. Il était très incommodé de plusieurs blessures qu'il reçut dans différentes occasions, ce qui le mit hors de service. Il fut envoyé avec d'autres soldats réformés au fort de la Prée, commune de la Flotte-en-Ré, où il décéda le 25 juillet 1724.
§ Ier. branche de la Bougonnière
1. — PETIT (Jean), marchand à l'Érable, était qualifié de maître apothicaire et sieur de la Bougonnière (Savigné, Vienne) en 1657 par Augustin Bobe. Il fut l'époux de Françoise Imbert, fille de Jean, sieur de la Brousse, et d'Henrie Maron (v. IMBERT et MARON). Je pense qu'ils furent les parents de : 1) Françoise, née vers 1654 et inhumée le 26 décembre 1712 à Ardilleux (Deux-Sèvres). Elle épousa, avant 1680, Alexandre Robert, notaire, fils de Jean et d'Antoinette Garnier. Leur fils, Pierre Robert, sieur du Nougeraye, avocat au siège de Savigné, fut marié le 21 octobre 1715 à Clussais-la-Pommeraie (Deux-Sèvres), à Marie Motheau, fille de Louis et de Marguerite Barret, en présence de Jacques Petit, sieur de la Bougonnière, et de Jean Petit, sieur de la Brousse, ses oncles. 2) Jacques, qui suit. 3) Jean, sieur de la Brousse, né vers 1670 et inhumé le 19 mai 1730 à Payroux. Il épousa, le 27 janvier 1693 à Payroux, Marie Bricault, baptisée le 1er février 1671 à Charroux et inhumée le 17 juin 1709 à Saint-Romain, fille de Jean, sieur de l'Âge, et de Fleurance Bellaud. De leur union, naquirent : a) Jacques, baptisé le 24 mai 1694 à Payroux, ayant pour parrain son oncle Jacques Petit. b) Marie-Françoise, baptisée le 20 mars 1697 à Payroux et inhumée le 20 décembre 1772 au même lieu. Elle fut mariée, le 14 octobre 1730, à Payroux, à Jean Tillet, sieur de la Plante, baptisé le 10 mai 1701 à Charroux, avec le consentement de son oncle Jacques Petit. c) Jean, baptisé le 15 octobre 1699 à Payroux. d) Françoise Élisabeth, baptisée le 26 décembre 1702 à Payroux, mariée, le 5 juillet 1728, à Genouillé, à Jean Guyot, né vers 1704, vivant à Saint-Saviol en 1730. e) Hyppolite, baptisé le 24 février 1706 à Saint-Romain.
2. — PETIT (Jacques), sieur de la Bougonnière, fut l'époux de Catherine Dunoyer, fille d'Antoine, sieur des Brouhes, et de Marie Crozé (v. DUNOYER) et habita aux Pigeries de Savigné jusqu'en 1701, puis s'installa au lieu noble d'Ardilleux (Deux-Sèvres) à partir de 1703. Veuf, il est remarié à Anne Luquot, avant 1715, puis en troisièmes noces à Suzanne Ducart, née vers 1697 et inhumée le 18 décembre 1777 à Civaux (Vienne). Il était décédé entre octobre 1730 et janvier 1731, sa veuve se remaria avec Pierre Regnault, le 5 février 1732 à Civaux. De son premier lit, naquirent : 1) Françoise, née vers 1686 et inhumée le 14 septembre 1765 à Savigné, qui fut mariée le 19 février 1703, à Ardilleux, Jean Tribot, sieur de Laspière, né vers 1682 et inhumé le 22 août 1763 à Savigné, qui sont mes ancêtres (v. TRIBOT de Laspière). 2) Pierre, qui suit. 3) Jeanne, qui épousa, le 25 septembre 1711, à Ardilleux, Alexandre Gaud, sieur de la Brosse, né vers 1676 et inhumé le 23 janvier 1721 à Hanc (Deux-Sèvres). Veuve, elle épousa, en secondes noces, le 29 juillet 1726, à Rochefort (Charente-Maritime), Jean-Baptiste Garnier, sergent dans la marine. Elle était morte avant le 9 novembre 1747, date du remariage de ce dernier. 4) Marie, qui épousa, le 7 septembre 1717, à Hanc, Jean Métayer, fils de Jean, sieur de Mellejeu, et d'Anne Bergidier. Elle fut inhumée dans cette paroisse 8 janvier 1738. 5) Jean. 6) Jacques, dit Tranchée, soldat de la marine, qui épousa, le 25 février 1727 à Saint-Louis de Rochefort, Suzanne Gaud, veuve d'Isaac Girardin, bourgeois de Villefagnan (Charente). De leur union, naquirent : a) Anne Marguerite Suzanne, baptisée le 2 mai 1726, à Saint-Louis de Rochefort. b) Michel, baptisé le 10 novembre 1728 à Saint-Louis de Rochefort, et inhumé le 28 octobre 1730 au même lieu. 7) Pierre Antoine, baptisé le 30 août 1701 à Savigné, était depuis 1722 garçon tailleur à Rochefort. Il épousa, le 30 janvier 1731, à Saint-Louis de Rochefort, Marguerite Trillaud, veuve de Pierre Simon, et fut inhumé le 8 septembre de la même année au même lieu. 8) Marie-Catherine, baptisée le 16 août 1703 à Ardilleux et inhumée le 15 février 1760 à Savigné, fut l'épouse de Pierre Bonnet, fils de Louis et de Marguerite Jolly (v. BONNET de Chabanne). Veuve, elle épousa, en secondes noces, Jean Pain, veuf de Catherine Delafond, fils de François et de Françoise Pot. 9) Michel, baptisé le 29 septembre 1705 à Ardilleux.
3. — PETIT (Pierre), notaire royal et procureur fiscal de Gençay (Vienne), naquit vers 1687 et fut inhumé le 30 juillet 1762 à Gençay. Il avait comme clerc son neveu Jean Tribot, sieur de Laspière, fils de Jean et de Françoise Petit, avant que celui-ci soit reçu pour prendre office de notaire au siège royal de Civray. Il avait épousé, le 9 février 1718, à Saint-Maurice-la-Clouère, Catherine Verdin, née vers 1692 et inhumée le 29 mai 1760 à Gençay, dont il eut : 1) Pierre, baptisé le 23 décembre 1718 à Gençay. 2) Louis, qui suit. 3) Marie, baptisée le 10 février 1722 à Gençay et inhumée le 24 août 1786 au même lieu. 4) Marie, baptisée le 16 octobre 1723. 5) Jean-Pierre, baptisé le 1er octobre 1725 à Saint-Maurice-la-Clouère et inhumé le 8 novembre 1787 à Gençay. Il fut notaire royal à Gençay, de 1751 à 1787, et procureur fiscal de la chatellenie de la Bussière de Brion en 1779. Il avait épousé, le 7 juin 1751, à Saint-Martin-l'Ars, Marie-Thérèse Pascault, fille de Charles, sieur de Verneuil, et de Marie-Anne Rogues, dont il eut : a) Jean-Pierre, baptisé le 9 février 1752 à Gençay et inhumé le 17 janvier 1756 au même lieu. b) Catherine Gisèle, baptisée le 7 avril 1753 à Gençay. c) Marie-Thérèse, baptisée le 5 mai 1755 à Gençay et inhumée le 23 février suivant au même lieu. d) Marie-Anne Thérèse, baptisée le 19 décembre 1756 à Gençay et décédée le 7 avril 1807 à Charroux, qui épousa, le 30 août 1779, à Gençay, Charles Gabriel Machet, sieur de la Martinière, fils de Louis et de Marie-Anne Couillebault. e) Marie-Louise Rose, baptisée le 28 septembre 1760 à Gençay et décédée le 2 mars 1824 au même lieu, qui épousa, le 20 novembre 1780, au même lieu, François-Augustin Fradin, licencié en droit et receveur des droits à l'enregistrement et de domaines, fils de Pierre-Olivier, procureur au présidial de Poitiers, et de Marie Brucelle. 6) Henri, baptisé le 7 novembre 1727 à Gençay. 7) Joseph Louis, baptisée le 1er avril 1730 à Gençay et inhumée le 8 mai 1733 au même lieu. 8) Marie-Radégonde, baptisée le 15 septembre 1732 à Gençay et inhumée le 17 février 1766 au même lieu. 9) Louise Marie-Anne, baptisée le 25 juillet 1736 à Gençay et inhumée le 30 octobre 1738 à Gençay.
4. — PETIT (Louis), fut procureur au présidial de Poitiers. Il fut baptisé le 5 juillet 1720 à Gençay et inhumé le 10 janvier 1778 à Saint-Michel de Poitiers. Il épousa, le 21 juin 1746, à Saint-Jean-l'Évangéliste de Poitiers, Marie-Gillette Chevallier, baptisée le 24 avril 1713 à Saint-Cybard de Poitiers et inhumée le 21 décembre 1779 au même lieu, paroisse Saint-Michel. De leur union, naquirent : 1) Pierre, qui suit. 2) Jacques, rapporté en § II. 3) Marie-Anne, baptisée le 12 septembre 1749 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers, qui épousa, le 8 octobre 1776 à Cissé, Joseph Philippe Rideau, sieur de Lémarière, avocat et juge de paix, baptisé le 1er mai 1753 au Poiré-de-Vie (Vendée). Marie-Anne Petit fut inhumée le 23 mai 1780 au Poiré-de-Vie, et Joseph Philippe Tireau, qui fut maire de cette commune, y décéda le 19 mai 1815. 4) Marie-Modeste, baptisée le 7 mars 1751 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers et décédée le 15 janvier 1825 au même lieu, fut mariée le 8 octobre 1776 à Cissé, à Jean-Baptiste Fradin, procureur au présidial de Poitiers, fils de Pierre-Olivier et de Marie Brucelle (voir plus haut). 5) Marie-Rose, baptisée le 30 juin 1752 à Saint-Hilaire de-la-Celle de Poitiers, fut inhumée le 6 février 1754 à Gençay. 6) Thérèse Agathe, baptisée le 26 février 1754 à Poitiers.
5. — PETIT (Pierre), procureur au présidial de Poitiers, fut baptisé le 12 juillet 1747 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Poitiers et mourut le 17 janvier 1830 à Châtellerault (Vienne). Il avait épousé, le 18 août 1777, à Saint-Romain-sur-Vienne (commune devenue Dangé-Saint-Romain par regroupement avec Dangé, Vienne), Claire Catherine Richeteau, baptisée le 3 mars 1751 à Saint-Romain-sur-Vienne et inhumée le 29 mars 1787 à Saint-Michel de Poitiers. Veuf, il épousa, en secondes noces, le 27 mai 1788, à Saint-Jacques de Châtellerault, Rose Gallet, née vers 1746 et décédée le 31 août 1823 à Dissay. De ses deux unions, il eut : 1) Louis, baptisé le 16 novembre 1777 à Saint-Michel de Poitiers. 2) Claire Émélie, baptisée le 29 octobre 1780 à Saint-Romain-sur-Vienne, mariée le 14 nivôse de l'an XI, à Louis Augustin Savatier, greffier au tribunal de commerce de Châtellerault, veuf de Louise-Modeste Montaubin. 3) Jean Benjamin Alexis, baptisé le 1er octobre 1783 à Saint-Michel de Poitiers et inhumé le 24 octobre 1785 en la même paroisse. 4) Rose, baptisée le 30 avril 1785 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa le 14 février 1816, Juste Poirier, propriétaire, veuf de Claire Petit, sa cousine germaine (voir ci-dessus). 5) Jacques, de son second lit, baptisé le 1er mai 1789 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 1er septembre 1813, à Poitiers, Chantal Virginie Barbault, née vers 1796 à Poitiers. J'ignore s'ils eurent postérité.
§ II.
5. — PETIT (Jacques), fils de Louis et de Marie-Gillette Chevallier (4e degré, § Ier.), avocat au parlement de Poitiers et président au tribunal de première instance et conseiller à la Cour de Poitiers, fut baptisé le 12 août 1748 à Saint-Jean-l'Évangéliste de Poitiers et mourut le 7 avril 1818 en cette même ville. Il avait épousé, le 7 mai 1776, à Saint-Cybard de Poitiers, Marthe-Victoire Rivière, dont il eut : 1) Louis, qui suit. 2) Claire, baptisée le 28 décembre 1780 à Poitiers et décédée le 17 mars 1813, qui épousa, le 16 floréal de l'an XIII, à Poitiers, Juste Poirier, propriétaire, né le 2 février 1775 à Loudun. Veuf, ce dernier épousa, le 14 février 1816, sa cousine  germaine Rose Petit (voir ci-dessous).
6. — PETIT (Louis), surnuméraire à l'enregistrement des domiciliés en 1803, membre du conseil d'arrondissement de Poitiers et de Loudun deux ans plus tard, fut baptisé le 8 mars 1777 à Poitiers. Il épousa, le 22 messidor de l'an XI, à Poitiers, Rose Brault, née le 3 février 1780 en cette ville. De leur union, naquirent au moins : 1) Jacques, né le 10 prairial de l'an XII à Poitiers et décédé le 1er prairial de l'an XIII au même lieu. 2) Mathurin, qui suit. 3) Claire, née le 27 novembre 1806 à Poitiers. 4) Rose, née le 24 juillet 1809 à Poitiers. 5) Caroline, née le 25 octobre 1810 à Poitiers et décédée le 18 août 1889 au même lieu, qui avait épousé, le 7 octobre 1833, à Loudun, Thomas Brault, professeur de mathématiques, fils de Jean Thomas, lieutenant colonel de gendarmerie, et de Félicité Anne Philippine Chollet-des-Aâges. 6) autre Rose, née le 29 octobre 1816 à Loudun et morte le 2 octobre 1885 à Poitiers, qui avait épousé, le 27 mai 1839, en cette dernière ville, Edme Thomas Jabouille, lieutenant de gendarmerie en résidence à Ruffec (Charente), fils d'Antoine, chef d'escadron, et de Marie-Joséphine Élisabeth de Louvrex.
7. — PETIT (Mathurin), né le 11 brumaire de l'an XIV à Poitiers, y fut avocat et y mourut le 7 juin 1884. Il avait épousé, le 1er mai 1832, au même lieu, Rose Angélique Chevallier, fille de Louis Jacques et de Rose Angélique Riche. De leur union, ils eurent : 1) Louis, qui suit.
8. — PETIT (Louis), propriétaire à Poitiers, né le 12 mars 1835 et décédé le 13 septembre 1885, avait épousé 1°) le 24 novembre 1863, à Poitiers, Nathalie Zélia de Vézien, fille d'Edmé et de Rosalie Désirée Montois, puis, 2°) le 30 juin 1867, à Saint-Pierre-de-Maillé, Marie-Radégonde de Régis, fille d'Adrien François et de Marie-Radégonde de Bardin. De ses deux unions, il eut : 1) Roger Louis Victor, du premier lit, qui suit. 2) Henri Louis Adrien Marie, né le 18 mai 1868 à Poitiers, qui fut dispensé du service militaire pour fils unique de veuve. Il fut nommé, le 7 novembre 1893, médecin auxiliaire de réserve à la suite de la 9e section d'infirmiers militaires et il fut mobilisé en 1914 dans le 68e régiment territorial d'infanterie, et passa à l'hôpital d'Angers. Il fut par la suite renvoyé en congé illimité, le 6 février 1919, à Asnières-sur-Seine. Il avait épousé, le 3 novembre 1907, à Barly (Pas-de-Calais), Marie-Louise Joseph Dilly. 3) Alice Marie Caroline, née le 22 juillet 1871 à Poitiers. 4) Georges Louis Émile Ferdinand, né le 1er juillet 1882 à Poitiers et décédé le 23 juillet 1882 au même lieu. 5) et sa jumelle Marie-Louise Félicie, née le même jour et décédée le 14 juillet 1882 au même lieu.
9. — PETIT (Roger Louis Victor), né le 12 février 1865 à Poitiers, qui s'engagea volontairement pour 5 ans à la mairie de Poitiers, en date du 2 décembre 1885, au 32e régiment d'artillerie. Il devint brigadier le 26 juillet 1886, puis maréchal-des-logis le 23 septembre 1888. Il fut envoyé dans la réserve le 24 novembre 1889. Il habita successivement au n°16 rue Cambacéres, à Paris, en 1891, puis à Poitiers en 1892, à Auxerre en 1893, et enfin revint dans le Poitou, à Chasseneuil en 1894 puis à Mirebeau, où il épousa, le 12 avril 1898, Jenny Marie Blanche Yvonne Hellaine, fille de feu Edmond Marc Marie et de Jenny Marie Blanche Prieur. De leur union, ils eurent au moins : 1) Blanche Zélia Yvonne Marie Thérèse, née le 20 décembre 1902 à Mirebeau et décédée le 3 mars 1981 à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire).

jeudi 9 mai 2013

PIOGER

Un acte, trouvé par François Brillanceau, donne une idée du noyau du protestantisme au début du XVIIe siècle à Poitiers : « En 1600, un contrat prévoyant des travaux dans le temple est signé (ADV minutes Chesneau E4-27-46). Ce document fait état de François de Vertunien, docteur régent à la Faculté de Médecine, Antoine de La Duguie, docteur régent à la Faculté de Droit, Jacques Esnault, sieur des Cloistres, Jehan Alexandre, sieur de Vauroux, contrôleur général des finances, Isaac de Marconnay, sieur des Gardes, élu, Jean Durand, receveur des tailles, Isaac Peron, sieur de la Brossardière, Daniel Léaud, sieur de Cougnac, greffier au présidial, François Burcerot, Antoine et Jehan Pioger, procureurs, Jehan Delugré, Pierre Goyard, huissier au bureau des finances, Pierre Demayré, chirurgien, Jehan Delacourt et Pierre Herbault, marchands, Jehan Delalou, maître tailleur. »
1. — PIOGER (N.) eut : 1) Jean, qui suit. 2) Antoine, époux de Florence Chalmot. Ils étaient décédés en octobre 1656, date à laquelle leurs enfants Paul, Antoine et René transigeaient avec Jean Babin, sieur des Bisfes, devant Berthonneau, notaire à Poitiers. De leur union naquit au moins : a) Paul, avocat en parlement de Poitiers en 1655, époux d'Aimée Levieil (v. LEVIEIL). b) René, sieur de Rochebeau. c) Antoine.
2. — PIOGER (Jean), collecteur des finances en Poitou, qui était décédé en 1651, fut l'époux de Marthe Crozé, décédée avant 1656. De leur union, naquirent : 1) Antoine, qui suit. 2) Paul, sieur de Nesdes, marchand en 1656, qui fut l'époux d'Élisabeth Roussel. 3) Marthe, qui épousa par contrat de mariage, le 27 mai 1656, reçu par Cailler, notaire à Poitiers, René Melun, greffier. 4) Marie. 5) Pierre, marchand en 1652, qui fut peut-être celui qui épousa Catherine Claud, le 21 novembre 1655, à Saint-Maixent-l'École (Deux-Sèvres).
3. — PIOGER (Antoine), maître apothicaire, décédé avant le 14 mars 1652. Il aura à subir les arrêts destinés à entraver l'exercice du culte calviniste. Ainsi, en 1623, la mairie de Poitiers ordonne aux maîtres jurés des arts et métiers de vivre et de mourir dans la religion catholique, apostolique et romaine. Malgré cela, Antoine Pioger fut reçu en vertu d'un arrêt de la chambre de l'édit et on voit qu'il a pu conserver son office toute sa vie. Henriette Cheruy, sa veuve, en mars 1658, veut même se faire payer de Jacques Brun, chanoine de Morthemer. De leur union, naquirent au moins : 1) Jacques. 2) Catherine. 3) Jean, qui suit.
4. — PIOGER (Jean), succéda à son père dans la charge d'apothicaire. Il fut l'époux d'Émilie Neveu, née vers 1651, ardente huguenote, qui pourtant, veuve, abjura le 2 octobre 1685 à Saint-Cybard de Poitiers. L'État des nouveaux convertis de 1698 indique qu'elle "est très dangereuse et gaste beaucoup de jeunes filles, mérite de loger un officier1." Rambaud ajoute qu'une de ces filles fut mise, le 18 février 1689, à l'Union Chrétienne, et y resta jusqu'en octobre 1696. De son mariage, naquirent  : 1) Émilie, née vers 1672. 2) Henriette, née vers 1673. 3) Jean, né vers 1674.
Sources :
La pharmacie en Poitou jusqu'à l'an XI, par Pierre Rambaud, in Bulletins et Mémoires des Antiquaires de l'Ouest, tome 30, 1906, p. 293, 294 et 304.
1— François Brillanceau pour l’anecdote sur Antoine Pioger.

    mercredi 8 mai 2013

    LEVIEIL

    LEVIEIL (Jean), sieur de Vaumoreau, fut l'époux de Marie Crozé, et eut comme enfants : 1) Alexandre, sieur de Vaumoreau, décédé avant novembre 1654, et dont le partage fait figurer tous ses frères et soeurs. Il fut l'époux de d'Anne de la Forest, dont il eut Alexandre, mineur à sa mort. Sa veuve fut remariée, en 1654, à Louis de Prohinquer, écuyer, sieur de la Gaudielle. 2) Jean, écuyer, sieur de la Touche et de Vaumoreau, époux d'Anne de Monneuy. Ceux-ci demeurent à Saint-Léger-la-Palud, en 1655. Il était décédé avant décembre 1661, date à laquelle sa veuve reçoit une donation de sa tante Renée de Monneuy. 3) Joseph, sieur de Longe Fond, qui crée la branche de la Marsonnière. 4) Aimée, épouse de Paul Pioger, avocat en parlement de Poitiers en 1655 (v. PIOGER). 5) Judith, épouse de Pierre Maurrat, sieur du Palluau. 6) Isaac, décédé avant novembre 1654.
    On retrouve la descendance de la famille Levieil dans la paroisse de Saint-Léger-la-Palud (commune rattachée à celle de Marignay-Brizay, Vienne, par ordonnance du 1er décembre 1819) et à Loudun même avec la branche de la Marsonnière.
    LEVIEIL (François), sieur de la Touche et de Vaumoreau, né vers 1636 et inhumé le 29 mars 1702 à Saint-Léger-la-Palud. Il pourrait être un fils de Jean Levieil, sieur de la Touche, cité ci-dessus. Il fut marié à Élisabeth de Remigioux, née vers 1647 et inhumée le 5 janvier 1702, toujours à Saint-Léger-la-Palud. De leur union naquirent au moins : 1 )Anne Aimée, qui épousa le 26 mai 1694, à Saint-Léger-la-Palud, Jean-Baptiste Delagrange, écuyer, sieur de la Quérenne, officier sur les vaisseaux du roi et originaire de Notre-Dame de La Rochelle. Les époux sont inhumés tous les deux à Cherves (Vienne), lui le 14 mars 1743 et elle le 19 avril 1741. 2) Gabrielle, qui épousa, le 1er novembre 1702, à Leigné-sur-Usseau (Vienne), Jacques de Grellet, écuyer, sieur de la Touchellé. Ces derniers marièrent leur fille, Marianne, le 19 juin 1736 à Cherves à François de Mouilbert, qui furent inhumés, elle, le 19 octobre 1753 et, lui, le 27 février 1788. 3) Françoise, née vers 1681 et inhumée dans l'église de Saint-Léger-la-Palud le 20 janvier 1692.
    § Ier. Branche de la Marsonnière
    1. — LEVIEIL (Joseph), écuyer, sieur de Longefont, fut l'époux de Jeanne Barateau. Il est peut-être le fils de Marie Crozé, ou un petit-fils. D'après l'Armorial des anciennes familles de la ville et de la sénéchaussée de Châtellerault, par Carré de Busserolle, 1886, cette famille portait "d'azur, à 3 mouchetures d'hermines d'argent, deux en chef et une en pointe". De leur union naquirent : 1) René, qui suit. 2) Marie. 3) Jeanne, qui épousa, le 18 février 1692, à Loudun, par. Saint-Pierre-du-Marché, Nicolas de Mondion, de la paroisse de Marçay, en présence d'Anne, Marie et René. Fils d'Antoine et de Catherine de Montault, Nicolas de Mondion fut inhumé le 22 novembre 1751. 4) Anne, qui épousa, le 22 août 1701, à Loudun, par. Saint-Pierre-du-Marché, Étienne Foissy, sieur de Grandchamp, conseiller du roi, commissaire général et récepteur des lettres réelles du pays Loudunois, en présence de Jeanne, Marie et René.
    2. — LEVIEIL (René), sieur de Longefont et de la Marsonnière, de la paroisse de Saint-Clair (Vienne), épousa, le 25 novembre 1694, Charlotte Geneviève Tabart, en présence de ses soeurs Marie et Anne. Ils étaient tous les deux décédés avant le mariage de leur fils Charles Joseph. De leur mariage, ils eurent les enfants suivants, tous baptisés à Saint-Clair (à l'exception du premier) : 1) Louis Charles, baptisé le 8 février 1696. 2) Charles Louis, baptisé le 30 mars 1697. 3) Marie, baptisée le 7 novembre 1698, qui épousa, le 13 mai 1726, à Saint-Clair, Marc Antoine Mateau, écuyer, sieur de Boisguérin, capitaine de cavalerie et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, originaire de la Chaussée (Vienne). C'est sans doute elle qui, veuve, se remaria le 28 juillet 1740, à Loudun, par. Saint-Pierre-du-Marché, avec Charles de Blosset, écuyer, seigneur de la Tour Bourellière, originaire de Cuhon (Vienne). 4) Louise Jeanne, baptisée le 7 novembre 1700. 5) Anne Françoise, baptisée le 27 mars 1702. 6) Marie-Louise, baptisée le 17 août 1703. 7) Charlotte Geneviève, baptisée le 19 octobre 1704. 8) Charles Joseph, qui suit. 9) Charles Joseph, baptisé le 5 octobre 1707. 10) Pierre Louis, baptisé le 19 octobre 1710.
    3. — LEVIEIL (Charles Joseph), écuyer, sieur de la Marsonnière, né 3 avril 1706 à Saint-Clair, mort avant 1775. Il épousa le 21 janvier 1738, à Chasseignes (ancienne commune réunie à Mouterre-Silly, Vienne, par ordonnance du 4 juin 1845), Marie-Anne Carrefour, née vers 1705, veuve de Pierre de Mondion, fille d'Abraham, seigneur de la Pelouze. Ils eurent : 1) Paul Joseph, baptisé le 30 septembre 1738 à Chasseignes. 2) Charles, baptisé le 13 juin 1742 à Saint-Clair. 3) Louise Céleste, baptisée le 30 mai 1744 à Saint-Clair. 4) Charles Joseph, qui suit.
    4. — LEVIEIL (Charles Joseph), écuyer, seigneur de la Marsonnière, fut baptisé le 12 novembre 1747 à Saint-Clair. Lieutenant au corps royal d'artillerie en 1768, il donna sa démission à la mort de son père en 1776. Il était en prison à Loudun pour avoir envoyé de l'argent à son fils émigré. Il s'échappa après la victoires des Vendéens à Thouars et rejoignit la campagne de la grande armée. Il fut tué à la bataille de Savenay. Dans ses mémoires, la marquise de la Rochejaquelein indique que « M. de la Marsonnière n'avait pas de brillant ; mais il était un des meilleurs officiers de l'armée, toujours à sa place, sans chercher à se faire remarquer ». Il avait épousé le 31 janvier 1775, à Naintré (Vienne), Marie-Aimée du Chilleau, fille de Gabriel, chevalier seigneur de la Cour Savary et autres lieux, et de Pauline Félicité de Lazaille et en eut : 1) Gabriel Louis Charles Marie, qui suit. 2) Marie Perrine Félicitée Agathe, baptisée le 4 août 1777 à Saint-Clair. 3) Louis Jean, fut baptisé le 6 juin 1788 à Saint-Clair et mourut le 7 novembre 1865 à Poitiers. Il était docteur en médecine, puis professeur à la Faculté de Poitiers, à la mort de Laurent Gagniard en 1822. Il démissionna de son poste en 1830, refusant le serment à la Monarchie de Juillet. Il épousa, le 23 avril 1817, à Poitiers, Marguerite Delphine Godin, née vers 1801 à Chintray (Indre), fille de Paul Henri Godin, avocat, et de Henriette Sauronneau. Ils eurent, au moins : a) Jules Alexis, procureur général à Colmar, naquit le 6 février 1818 à Poitiers et mourut le 18 janvier 1901 au même lieu. Il épousa, le 15 octobre 1839, à Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne), Gabrielle Charlotte Le François des Courtis de la Groye, née le 30 juillet 1818 au Château de Laudonnière, à Saint-Maurice-la-Clouère, et décédée le 6 juillet 1902 à Poitiers ; b) Onésime Henri, né vers 1821 et décédé le 22 mai 1825 à Poitiers.
    5. — LEVIEIL de la MARSONNIÈRE (Gabriel Louis Charles Marie), fut baptisé le 29 novembre 1775 à Saint-Clair. Il était maire de la commune de Saint-Ustre (commune rattachée à Ingrandes par ordonnance du 18 novembre 1818) lorsqu'il y mourut le 6 mars 1808. Il avait épousé, le 20 pluviôse an VII, à Poitiers, Marie Louise de la Tousche, née le 3 août 1773 à Ingrandes, fille de Jean-Louis, chevalier, seigneur de Saint-Ustre, de Marsugeau et de la Guitière, capitaine au régiment Royal-Infanterie, et de Charlotte Thérèse Françoise de la Roche-Céry. Ils eurent : 1) Achille, qui suit.
    6. — LEVIEIL de la MARSONNIÈRE (Achille), né 2 août 1804 à Poitiers et décédé en 1888, avait épousé, le 9 août 1830, à Ingrandes, Louise Geneviève de Pierres, née le 6 vendémiaire an XIII à Lussay (Indre-et-Loire) et décédée le 3 mars 1883. Ils eurent : 1) Marie-Louise Thérèse, née le 29 janvier 1832 à Ingrandes et décédée en 1873, qui épousa le 12 septembre 1864, à Ingrandes, Albert Marie Simon de la Mortière, capitaine de Vaisseau, né en 1825 et décédé en 1886 à Versailles. 2) Marie Antoinette Marguerite, née le 5 novembre 1835 à Ingrandes. 3) Louis Roger, qui suit.
    7. — LEVIEIL de la MARSONNIÈRE (Louis Roger), naquit le 1er mars 1842 au château de Saint-Ustre, sur la commune d'Ingrandes. Capitaine au 21e régiment des Dragons, il fut reçu chevalier de la Légion d'Honneur le 28 décembre 1889. Son dossier indique qu'il mourut le 20 avril 1898.

    lundi 6 mai 2013

    CROZÉ de la Roche

    Ancienne famille originaire du Dauphiné, dont l'un d'eux vint s'établir près de Loudun au commencement du XVème siècle :
    Au dit mois [octobre 1568], les sieurs Dacier, Dambres, Baudisne, Mouvans et Montbrun firent leur levée de Provençau, Languedochiens et Dauphinois, savoir : en Dauphiné VII régiments, Motbrun, Dauconne, Virieu, Saint-Romain, Blacons, Mirabel, du Chellard et Croze, montant LXXIIII enseignes de gens de pied et III cornettes de cavalerie légère. Raoul de Mouvans leva en Provence un autre régiment de X enseignes et II cornettes de cavalerie que menaient Vallanoy et Pasquiers. En Languedoc sous Baudisne, frère de Dacier, Dambres, La Mousson et Bouillargues, IIII régiments de XXXV enseignes et II cornettes. En Vivarais sous le vicomte de Panat et Pierre Gouge II régiments de XVIII enseignes et une cornette. Et Changy mil harquebusiers. Tout les dessus dits faisant XX mille harquebusiers sans les longs bois et hallebardiers, et VIIIe chevaux. Lesquels, deux ou trois jours après la défaite de Mouvans, se joignirent avec les troupes du prince de Condé.
    Journal de Généroux, Mémoire de la société statistique des Deux-Sèvres, 2ème série, tome II, 1862
    CROZÉ (Françoise), épousa, vers 1500, Guillaume Chauvet.
    CROZÉ (Julien), eut de Marie Cochard : 1) Rachel, baptisée le 5 juin 1566 à Loudun.
    CROZÉ (Mathurin), eut de son épouse Michelle Aubry : 1) Madeleine, baptisée le 27 mars 1567 à Loudun. 2) Marthe, baptisée le 25 janvier 1579. 3) Michelle, baptisée le 30 novembre 1581. 4) Charles, baptisé en octobre 1583.
    CROZÉ (Jeanne), veuve de Blanc Lambert, vendit en 1571 la maison de Bourgneuf, près le faubourg de la porte de Chinon, à Loudun, à Charles de Chezelles.
    CROZÉ (Pierre), a eu de Marie Jourdain, fille de Thomas, marchand mercier à Tours, et de Madeleine Leclerc : 1) Pierre, baptisé en mai 1601 à Loudun. 2) Françoise, baptisée en mai 1602 à Loudun. 3) Marie, baptisée en juin 1603 à Loudun.
    CROZÉ (Rachelle), a eu de David Boutin, Charles Boutin, baptisé en mars 1602 à Loudun.
    CROZÉ (Pierre), qui épousa, en 1637 à Loudun, Olga Bécasse. Un inventaire après décès est dressé en date du 1er novembre 1655, reçu par Aubert (4E/53/76), en présence de Marie, épouse de Pierre Boucher, Louise, Léa et René, tous enfants de Pierre et d'Olga Bécasse. Ils furent les parents de : 1) Renée, baptisé en mars 1622. 2) René, baptisé en novembre 1623. 3) Anne, baptisée en novembre 1624. 4) Guillone, baptisée en septembre 1626. 5) Marie, baptisée en juin 1628 à Loudun, fut l'épouse de Pierre Boucher. 6) Léa, baptisée en novembre 1629. 7) Louise, baptisée en juin 1631 à Loudun, qui fut l'épouse de René Champion, sieur de la Motte. Ce dernier, veuf, se remaria par contrat du 8 décembre 1669 (4E/53/100) avec Suzanne Moisan, fille d'Abraham et de Suzanne Angevin, sous l'autorité de son frère Abraham, sieur de Pré. Un inventaire après décès est dressé le 1er février 1670 (4E/53/313), en présence de Jean, Marthe et Léa.
    CROZÉ (Jacquette), fut mariée le 13 novembre 1628, à Poitiers, par. Saint-Didier, à Soyer Forget.
    CROZÉ (Nicole), veuve de Sébastien Patron, maître Savetier, épousa Antoine Moussé, marchand, fils de René et de Charlotte Pouthier, le 28 février 1631 à Poitiers, par. Saint-Didier et par contrat reçu par Pommeraye (notaire à Poitiers), en date du 26 avril 1631 (4E/27/84).
    CROZÉ (Françoise), fut mariée, en 1633 à Loudun, à Gilles Dumaine, marchand.
    CROZÉ (René), époux de Suzanne Jamineau. Ils eurent : 1) Suzanne, baptisée en août 1651 à Loudun. Tous trois sont présents lors du partage après décès de Michel Jamineau, en date du 16 février (en avril) 1663 (4E/53/400).
    CROZÉ (Jacques), fut présent dans l'inventaire après décès de Nicolas Faligan et Madeleine Meschin, en date du 27 mars 1659 (4E/53/80). Marguerite Crozé, épouse de Martin Léger, fut également présente.
    CROZÉ (René), époux de Marie Lesuire. Ils eurent : 1) René, baptisé en mai 1665. 2) Pierre, baptisé en avril 1667. 3) Daniel, baptisé en janvier 1670.
    § Ier.
    1. — CROZÉ (N.), fut le père d'au moins : 1) Jacques, qui suit. 2) Pierre, sieur de la Ceuille, mort en février 1651 à Saint-Clair (Vienne), a priori sans postérité. Le partage après décès de ses biens fut reçu par Berthonneau (notaire à Poitiers) le 21 juillet 1651, en présence de Marthe et Marie, ses soeurs, et d'Isaac, son neveu. 3) Marie, qui était veuve de Jean Levieil, sieur de Vaumoreau, en 1651 (v. LEVIEIL). 4) Marthe, qui était veuve de Jean Pioger, ancien collecteur des finances du Poitou, en 1651, et était décédée avant 1656 (v. PIOGER).
    2. — CROZÉ (Jacques), naquit vers 1575 à Loudun. Il vécut, dans son enfance, les excès des Ligueurs dans sa ville et vit ses parents chassés avec les autres familles protestantes et leur maisons pillées.  Ces tristes souvenirs, nous dit Auguste Lièvre, restèrent profondément gravés dans l'âme du jeune Crozé, et, longtemps après, il les rappelle à ses compatriotes en leur dédiant un de ses livres. Il fut pasteur de Civray de 1598 jusqu'en 1613 (peut-être jusqu'en 1620, d'après Augustin Bobe). Durant son ministère, il fait publier plusieurs livres, chez des imprimeurs à Niort (Deux-Sèvres), dont :
    • Quatre traittez par lesquels tous fidèles seront adressez à une vraye et saine cognoissance du Franc arbitre, de la Proedestination, des Affictions, et de la Vie Eternelle. Par Jacques Crozé Lodunois, Ministre du S. Evangile en l'Eglise reformée de Civrai. — Niort, René Troismailles, 1608, in-8° de 373 pp.
    Les quatre traités réunis sous ce titre ont dû paraître isolément, en trois opuscules séparés, bien que dans ce volume la pagination et le numérotage des cahiers se suivent. Chaque traité a conservé son titre primitif, sa dédicace, sa table des matières :
    • Traitte du Franc arbitre, distingué en trois parties. En la première desquelles la saine et vraye doctrine est confirmée, etc. — 6 ff. prél. et 144 pp. Dédidé aux fidèles de l'Eglise Réformée de Civray. Civray, 15 octobre 1607.
    • Traitte de la predestination distingue en trois parties. En la premiere desquelles la Predestination est prouvée par l'authorité claire et luisante, etc. — 7ff. Prél. et 108 pp. Dédié à Gabriel de Sainte-George, seigneur de Vérac, baron de Couhé. Civray, 16 octobre 1607.
    • Deux traittez, un des afflictions, l'autre de la vie éternelle. — 3 ff. prél. et 64 pp. Dédié à M. de la Tousche, ministre de Mouchamps, beau-père de l'auteur. Bibl. de Niort, n°5674 s. En tête du volume, on trouve trois pièces de vers latins d'Isaac Cuville, pasteur de Couhé.
    Sur les deux premiers sujets, ajoute Lièvre, l'auteur essaye de soutenir les doctrines de Calvin les plus difficiles, sans avoir, pour les rendre plus ou moins acceptables, la puissante dialectique du réformateur. L'année suivante, le sieur François de la Béraudière, abbé de Nouaillé (et futur évêque de Périgueux, de 1614 à 1646), chercha à provoquer une discussion publique, en conviant également le pasteur de Poitiers, Jacques Clémenceau. Selon toute apparence, il n'espérait pas cette conférence puisse se tenir, mais, le jour venu, il se fit excuser auprès du pasteur de Civray qui lui, s'était préparé au débat. Ce dernier, à son tour, le provoqua, l'abbé y mit des conditions qui dissimulaient mal un refus, et et préféra publier un pamphlet intitulé : « Adresse de salut pour les dévoyez de la foi ». Face à cette excuse pitoyable — un ramassis incohérent de textes des Pères, ajoute Lièvre — Crozé y opposa l'Écriture Sainte et publia les ouvrages suivants :
    • Le Juge des Controverses de ce temps ; distingué en deux  parties ; La première prouve que l'authorité souveraine doit estre assignée et résignée à la Seule Escriture, et non pas à la tradition des Pères, dérivée par succession de temps en temps en l'Eglise ; La seconde est un examen d'aucunes principales controverses insérées en la page suivante. Pour response à François de la Beraudière dit Sigon, Abbé de Nouaillé. Par Jacques Crozé Loudunois, Pasteur en l'Eglise de Civray en Poictou. — Niort, pour Jean Baillet, 1610, in-8° de 149 pp. Dédié à Jean Jousserant, seigneur de Lairé.
    • Esclaicissement général et particulier des sacremens, distingue en six livres, contre les erreurs et fourvoyemens des Heresiarches Sacramentaires de ce temps. Dédiés à mon Seigneur de Rahan. Par Jacques Crozé Lodunois, Pasteur en l'Eglise de Civray. — Niort, Jean Baillet, 1611, in-8° de 442 pp. et 20 ff. lim. pour le titre, la table, et une pièce de vers latins adressée à Crozé par A. Rivet.
    Alors que fut bâti le temple à Civray, en 1612, M. de la Roche-Posay, évêque de Poitiers, envoya en fin d'année le Père Moquot, jésuite, prêcher la bonne parole à Civray et porter "secours fort nécessaire en ces quartiers, que l'Évangile réformé a corrompu plus que ne croiroyent ceux que Dieu par la grâce a préservez" (la communauté protestante à Civray comprenait entre 1/4 et 1/3 des habitants de la ville et des alentours). Étienne Moquot, originaire du Nivernais, était versé dans les langues grecque et latine. Il se montra un redoutable adversaire des hérétiques. Né vers 1571, il mourut le 6 novembre 1628 à Bordeaux, après avoir passé 32 ans dans les ordres. Toutefois, en cette fin 1612, durant trois dimanches, le jésuite Moquot chercha à préserver les ouailles contre la menace huguenote, allant jusqu'à critiquer ouvertement Le Juge des controverses. Le 26 décembre 1612, Crozé se révolta, notamment dans la postface de cet écrit :
    • Responce a six demandes proposees par le Jesuite Coton, à l'un des nostres, pour le divertir de la Foy. Item a une autre instamment requise par le Jesuite Moquot pour se depestrer de toute conference, en laquelle luy mesme s'estoit enlacé. Par Jacques Crozé Lodunois, Ministre de la parole de Dieu en l'Eglise de Civray. — Nyort, Jean Baillet, M.D.C.XIII, petit in-8° de 120 pp. A la suite, relié dans le même volume, sans titre à part, mais avec une pagination A. 1 à 8 : De l'édition, et version de l'Escripture, pour response à la demande de Moquot, Jésuite que, le ministre me monstre un passage évident dans l'A. ou N. Testament qui tesmoigne que la Bible françoise imprimée à Genève soit sans faute.
    Moquot en eut connaissance et revint prêcher le 17 février suivant. Pendant six dimanches consécutifs, on se pressa autour du père Moquot, jusqu'à 2000 personnes, qui voulait établir que Crozé est "un menteur, faussaire de la parole de Dieu, ignorant et athéiste". La tension monte. M. Cacault de la Cotterie, lieutenant particulier (catholique) entend mettre de l'ordre dans sa ville et convie Crozé et Moquot à une conférence "aymable". Trois séances de rencontre ont lieu, les 25, 26 et 27 mars, sous conditions que des scribes soient nommés de part et d'autre pour rédiger un procès-verbal de séances, revêtu de la signature des parties. Les conférences sont publiques et en présence du magistrat. A la fin de la troisième séance, Moquot fait observer que le pasteur ne se conforme plus aux conditions arrêtées et qu'il n'y a rien à ajouter. Lacite, Crozé écrit alors en bas du procès-verbal de la séance : "approuvé la fuitte du jésuitte". Les catholiques ne veulent pas laisser signer "ceste menterie" et le 1er avril, une nouvelle sommation est envoyé à Crozé. Le pasteur soutient le lendemain qu'il a convaincu "de calomnie et d'ignorance le père Moquot qui, faussant sa foy donnée sans signer, s'etoit retiré avec honte et fuitte en outrageant à coups de poings et injures atroces un de la religion, homme d'honneur et de qualité, pour faire éclipser la conférence". Crozé se tient prêt à répondre aux accusations, mais l'"aymable" conférence en reste là, alors que les catholiques répondent que "la fausseté des coups de poing et injures atroces estoit aussi puante que pièce des précédentes". Le père Moquot n'en reste toutefois pas là. Il continue sa charge contre le pasteur en publiant, notamment, l'ouvrage suivant :
    • La fuite de Jacques Crozé, soi-disant ministre de Civray, avec l'analyste des syllogismes dudict Crozé, par les catholiques de Civray, témoins oculaires de la vérité de tout ce qui s'est passé tant ès sermons de leur prédicateur qu'en la conférence accordée audit Crozé. — Poitiers, pour Antoine Mesnier, 1613, in-12 de xx, 124 pp.
    En réponse, Crozé fit publier ce dernier ouvrage :
    • Traicte de la perfection suffisante, clarté luisante, salutaire lecture et sommaire doctrine de l'Escripture, pour antidote aux sermons de Jesuite Moutcaut, qu'il a prononcez en la ville de Civray. Messieurs de l'Eglise Romaine de Civray. Par Jacques Crozé Lodunois, Pasteur en l'Eglise reformée de Civray. — Niort, pour Jean Baillet, 1613, 13 pp. in-8°.
    D'après Augustin Bobe, en 1610, nous le trouvons possesseur de plusieurs métairies aux Pigeries, paroisse de Savigné. En mars 1677, nous trouvons les anciennes possessions que la Commanderie de Civray avait à Marigné, paroisse de Saint-Pierre-d’Exideuil, Savigné et Blanzay, consistant : en logis appelé l’Hôpital (nom générique des possessions de l’ordre de Malte), ainsi que plusieurs métairies en dépendant, autre logis au même lieu, appelé le Pavant, entre les mains dudit Hillaire Texereau, qui les tient des descendants du ministre Jacques Crozé et de son épouse. 
    Il était marié à Madeleine de Losse, qui resta sa veuve, fille de Dominique de Losse, sieur de la Touche, chapelain de Catherine de Parthenay, et de Marie Moreau. Ils eurent au moins1 : 1) Isaac, qui suit. 2) Michelle, épouse d'Hélie Janneau, sieur de la Maisonneuve.
    3. — CROZÉ (Isaac), sieur de la Roche. Le 8 mai 1653, Isaac Crozé et Michelle Crozé font transport à Hilaire Texereau, marchand à Marigné, d’une liasse de papiers concernant les biens acquis par ledit Texereau des héritiers de Jacques Crozé, ministre et Madeleine de Losse. Il laisse quelques autres actes notariés, passés devant Surreau, notaire à Civray :
    • compte entre Isaac Crozé et Isaac Bertrand, en date du 15 mars 1657 : Isaac Crozé demeurant au lieu des Moulins, paroisse de Bournand en Loudunais et Isaac Bertrand, maître apothicaire à Civray, règlent des obligations mutuelles.
    • une transaction entre Isaac Crozé et Pierre Arrondeau, en date du 18 mars 1657 : dans cet acte, Isaac Crozé, sieur de la Roche, fait comme père et loyal administrateur de ses enfants et de feu dame Jeanne Pontenier, sa femme, afferme à Jean Nicoulaut, la métairie du Coulombier, de la paroisse de Savigné. Pierre Arrondeau est laboureur à la dite métairie.
    • une acquisition pour Hillairet Texereau de Isaac Crozé, sieur de la Roche, en date du 28 avril 1659 : Isaac Crozé demeure en la ville de Saumur  et fait tant pour lui que pour demoiselle Marie Crozé, sa fille absente. Il vend des pièces de terres à Marigné, paroisse de Saint-Pierre-d'Exideuil, à Hillairet Texereau, marchand audit village de Marigné.
    Il fut l'époux en premières noces de Jeanne Pontenier, puis de Gabrielle Carré. En 1657, il vivait à la Commanderie de Bournand (Vienne), puis il devint régent du collège de Saumur, de 1657 à 1663. De ses deux lits, naquirent au moins : 1) Marie, du premier lit, qui épousa Antoine Dunoyer, sieur des Brouhes (v. DUNOYER de Civray). Veuve en 1666, elle vécut jusqu'au XVIIIe siècle et fut inhumée le 27 octobre 1701 à Savigné. 2) Gabriel, du second lit, baptisé en octobre 1648 à Loudun. 3) Anne, baptisée en décembre 1650 à Loudun. 4) Jacques, baptisé en janvier 1656 à Loudun. Un Jacques Crozé est signalé réfugié aux Pays-Bas, après la révocation, il s'agit peut-être de celui-ci.
    Sources : relevés sur le site Généalogies protestantes, section de Loudun. Dictionnaire historique et généalogiques des familles du Poitou, tome 2, p.754. Histoire de Civray, Augustin Bobe, communiqué par Alain. Mémoires de la Société statistique du département des Deux-Sèvres, 3ème série, tome VII, 1890. L'intermédiaire des chercheurs et curieux, tome 47, 1911.
    Notes : 1— La bibliographie indique que Marie Croizé, qui épousa Jacques Fradin, sieur de la Roche-d'Orillac, d'après Augustin Bobe et Léon Faye, devait être une fille de Jacques Crozé. Cependant, le Beauchet-Filleau indique Marie Coignée ou Crozé, elle pourrait donc être une fille du précédent pasteur de Civray, le sieur Coignée, qui officia de 1584 à 1593.

    CROZÉ de Clesmes

    Ancienne famille originaire du Dauphiné, où elle a possédé longtemps le fief de Clesmes. Un cadet est venu s'établir près de Loudun au commencement du XVème siècle.

    Blason : d'azur à deux chevrons d'argent et à 2 étoiles aussi d'argent posées en chef et un croissant de même posé en pointe. Devise : jus pericula spernil (Armoiries d'Anjou, 444).


    D'après un descendant de la branche de Clesmes, les deux lignées (de la Roche et de Clesmes) ne sont pas liées. Je tiens à remercier particulièrement Louis de Crozé de Clesmes, qui m'a fourni de nombreux détails pour compléter mes recherches. Je rends donc hommage à son travail et à celui de sa famille.



    § Ier.

    Blason des
    Crozé

    de Clesmes
    1. — CROZÉ (Abel), seigneur de la Varenne, fut garde du corps de la Reine-Mère (brevet du 7 janvier 1614, délivré par André de Vivonne, capitaine des gardes de la Reine. Il fut inhumé le 6 septembre en l'église Saint-Sulpice d'Aulnay (Vienne). Il avait épousé Jeanne Anardeau de Jousserand de Londigny, morte deux jours après son marie et inhumée auprès de son mari. Ce mariage lui apporta plusieurs seigneuries en Poitou, dont celle de Saint-Clair et de ses terres. De son union, il eut :
    1. Charles, qui suit.
    2. Henri, baptisé le 12 avril 1601, mort sans postérité.
    2. — CROZÉ (Charles), écuyer, seigneur de Clesmes (Grenoble, Isère) et, de Varenne et de Lavaux, servit dans la compagnie de chevau-légers du Baron de Pibrac (certificat du 26 octobre 1632). Il épousa dans l'église d'Aulnay, le 18 janvier 1622, Marthe Audemont de Lavaux de Sainte-Marthe, fille de Paul, écuyer, seigneur de Lavaux et de Sainte-Marthe, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, et de Perrine Le Pelletier. Marthe Crozé meurt le 25 janvier 1652 et est inhumée le lendemain dans l’église de Saint-Martin d’Angliers (Vienne), au-dessous de l’autel de Notre-Dame. Charles épousa rapidement en secondes noces, le 14 octobre suivant, dans l'église de Doussay (Vienne), Marie de Chergé, fille de Gilles, écuyer, seigneur de Villiers et de la Piibaudière, et de Françoise de la Forest. Charles mourut avant le 2 septembre 1672, époque à laquelle Marie de Chergé se dit sa veuve. Du premier lit, il eut :
    1. Catherine, mariée à Jacques Le Bault, écuyer, seigneur de la Forest-Coulommière, qui partagea le 20 juin 1672 (Dupuy, notaire sous la cour d'Angliers) avec Françoise et Claude, ses soeurs, la succession de leur mère. On mentionne dans cet acte l'existence d'un frère Louis qui était absent sans donner de ses nouvelles depuis 14 ans (il revint plus tard, et c'est lui qui continua la filiation). Catherine mourut avant le 2 mai 1679, date du mariage de sa soeur Claude.
    2. Claude, baptisée en l'église d'Angliers le 26 février 1634, mariée le 3 mai 1679 à Loudun (contrat de mariage du 2 mai, reçu par Grignon et Foucher, notaires à Loudun) à Charles de Tanton, écuyer, seigneur de la Gangrière. Elle fut inhumée à Loudun le 3 mars 1714, dans l'église des Carmes.
    3. Louis, qui suit.
    4. Henri, officier du roi, fut tué le 11 août 1674 par un boulet de canon à la bataille de Seneffe, sous les yeux de son frère aîné.
    5. Françoise, baptisée le 3 décembre 1648 et morte en 1652.
    3. — CROZÉ (Louis), écuyer, seigneur de Clesmes et de Lavaux, né le 22 avril 1639 et baptisé le 10 août 1639 à Saint-Martin d'Angliers, servit plusieurs années dans la cavalerie à la 2ème compagnie des gardes du corps d'Henri-Louis d'Aloigny, marquis de Rochefort, puis, vers 1692, dans la compagnie de Lorges, où il devint brigadier et porte-étendard. Le Roi, pour reconnaître ses services, lui donna une médaille d'or et une pension de 800 livres, lui permettant de se retirer chez lui et défendant de l'inquiéter à l'avenir pour les convocations du ban et arrière-ban (Certificat du 6 mars 1693, signé par le maréchal de Lorges). Louis épousa le 12 septembre 1688 (Maugier, notaire à Montreuil-Bellay) Claude-Renée Belloteau, fille d'Antoine, seigneur de la Treille (Montreuil-Bellay), et de Renée Dupont. Il mourut le 15 février 1704 et son épouse vers 1730. De leur union, ils eurent :
    1. Louis, qui suit.
    2. Claude, née le 1er novembre 1693 au château de la Treille et baptisée le 3 dudit mois à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, fut mariée le 4 avril 1722 (Poupard, notaire à Brezé) à Isaac de Poirel de Grandval, Chevalier, seigneur de Morton.
    3. René-Michel, né le 14 septembre 1695 et baptisé le 17 dudit mois à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, prêtre, chanoine de la Collégiale de Notre-Dame du château de Montreuil-Bellay, assista au mariage de sa soeur. Il mourut abbé le 13 novembre 1768 et fut inhumé le lendemain à Montreuil-Bellay.
    4. — CROZÉ (Louis), écuyer, seigneur de Clesmes, de Lavaux et de la la Treille, né le 16 mai 1692, fut ondoyé deux jours après dans la maison noble de la Treille et reçut les compléments du baptême le 16 octobre de la même année à Méron (Maine-et-Loire). Il fut lieutenant au régiment de Montsoreau (commission du 17 juillet 1707), entra ensuite aux mousquetaires (seconde compagnie), où il servit pendant 5 ans et 7 mois (congé délivré par Monsieur de Vins, capitaine-lieutenant commandant la 2ème compagnie, du 1er janvier 1716). Il épousa le 10 octobre 1729 (Guinaisseau et Pautronneau, notaires) et le même jour à Saint-Pierre de Voultegon, Marie Moreau, née vers 1705, fille aînée de feu François-Joseph, seigneur de la Suturie et de la Chambaudière, et de Renée Gabilly. Le 20 mai 1745, il se rendit acquéreur de l'emplacement d'un banc avec droit de sépulture dans l'église de Saint-Pierre de Montreuil-Bellay et mourut le 14 octobre 1767 et fut inhumé le lendemain en l'église Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, son épouse l'ayant précédé le 17 janvier 1742. De son mariage il avait eu :
    1. Charles-Joseph-René, qui suit.
    2. Marie-Louise, née le 9 décembre 1731, baptisée le 11 à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, morte sans alliance le 22 mai 1767 à la Treille et inhumée le lendemain à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay.
    3. Angélique Renée, née le 5 février 1734 et baptisée le même jour, fut inhumée le 11 décembre 1755 dans l'église de Saint-Pierre de Montreuil-Bellay.
    4. Louis Marie Michel Claude, baptisé le 15 janvier 1735 à Montreuil-Bellay et inhumé le 17 suivant au même lieu.
    5. Jeanne Hélène, baptisée le 26 août 1737 à Saint-Pierre de Montreuil-Bellay, mourut le 10 septembre suivant et inhumée à Saint-Aubin de Méron.
    5. — CROZÉ de CLESMES (Charles-René-Joseph), écuyer, seigneur de la Treille, naquit le 12 septembre 1730. Il épousa le 24 février 1756, à Chinon (Indre-et-Loire), Marie-Madeleine Quinir, fille de feu Charles-Joseph, Chevalier, seigneur de la Mothe-Usage, et de Marie Torterue, et testa le 30 mars 1777 (Bourgeois et Moreau, notaires à Montreuil-Bellay). Il laissa de son mariage :
    1. Charles-Marie-Joseph, qui suit.
    2. Jean-Joseph, né le 30 août 1769, cadet-gentilhomme, puis lieutenant au régiment de Foix-Infanterie, compagnie de la Richardière, mort sans postérité en 1793.
    3. Marie, née le 7 janvier 1761, morte sans alliance.
    4. Jacques, né le 3 juillet 1763, mort sans postérité en 1790.
    5. Victoire, née le 4 janvier 1767, mariée le 11 janvier 1790 à Henri-Jacques-Gabriel Brunet de la Charie, capitaine de gendarmerie. Elle est décédée en 1829.
    6. — CROZÉ de CLESMES (Charles-Marie-Joseph), écuyer, seigneurr de la Treille, né le 11 janvier 1757, entra comme sous-lieutenant dans la Compagnie de Colasseau. Il émigra en
    1792, puis rejoignit l'armée vendéenne, et mourut près Baugé, des suites de blessures reçues an siège d'Angers, où un biscaïen lui avait fracassé l'épaule, en 1793. Il avait épousé à Chinon, le 4 mars 1778, à Chinon, Julienne-Geneviève Agnès Veau de Pont de Rivière, fille de Louis-René, Chevalier, seigneur de Rivière, et de Geneviève-Agnès Le Brethon, dont il eut :
    1. Joseph, qui suit.
    2. Jean-Charles, né le 24 février 1786, marié, le 6 février 1809 au Puy-Notre-Dame (Maine-et-Loire), à Anne-Julie-Victoire Mignot d'Hoedan, fille d'Alexis-Louis-Auguste, lieutenant-colonel d'infanterie, Chevalier de Saint-Louis, et de Marie Hardouin. De ce mariage il a eu : a) Éléonore, née le 9 octobre 1809 au Puy-Notre-Dame et décédée le 12 mai 1864 à Montreuil-Bellay, qui avait épousé le 5 septembre 1829, à Montreuil-Bellay, Alphonse-Marie-François de-Salles de Chevigné, officier au 9ème dragons.
    3. Louise Élisabeth, née le 19 mars 1792 et morte en 1866, mariée le 18 avril 1809 à Antoine-Martin-Gustave de Laistre.
    7. — CROZÉ de CLESMES (Joseph de), né le 29 juin 1780, il devait entrer aux pages du duc de l'enthièvre, lorsque survint la révolution de 1789. Il suivit sa mère dans la Vendée, à la suite de l'armée royale. Marié le 2 juin 1806 à Marie-Madeleine-Cécile Berthelot de Villeneuve, fille de François-André, lieutenant au régiment d'Auvergne-lnfanterie, et de Angélique-Louise de la Rue de Champchevrier, il en a eu :
    1. Joseph-Théodore, qui suit.
    2. Joseph-Georges, né le 7 avril 1808, mort en 1875.
    3. Antoinette, née le 16 janvier 1816, décédée en 1863.
    4. Joseph-Alexandre, né le 13 décembre 1822, décédé en 1891.
    8. — CROZÉ de CLESMES (Joseph-Théodore de), né le 18 mai 1807, entra le 1er octobre 1815 à l'école de la Flèche, puis à Saint-Cyr le 7 novembre 1825. Sous-lieutenant de cavalerie aux 8ème et 3ème chasseurs, lieutenant le 3 mai 1832, il donna sa démission le 9 juin 1837. Marié le 3 juillet 1837 à Sophie Roy de Mayé, fille de Charles-Adélaïde, et de Marie-Julie-Louise Mignot d'Houdan, il décéda le 31 août 1890 à Montreuil-Bellay. Il a eu de son mariage :
    1. Joseph-Charles, qui suit.
    2. Joseph-Remi, né le 3 août 1839, mort en 1859.
    3. Joseph-Louis, né le 7 octobre 1840 à Montreuil-Bellay et y fut décédé le 19 juin 1892.  Il a épousé, le 7 novembre 1869, Marie-Gabrielle-Eslher Chebrou de la Roulière, fille de Victorin, et de Marie-Armande-Emilie de L'Espinay, dont il eut : a) Marie-Madeleine Josèphe, née le 27 juillet 1870 et morte le 28 suivant.
    9. — CROZÉ de CLESMES (Joseph-Charles de), naquit le 20 avril 1838 et décéda en 1898. Il épousa, le 2 juillet 1861, Isabelle Marie Mathilde d'Ozouville-Trémignon, fille de Guillaume-François, comte d'Ouzouville, et de Marie-Lucie de Hercé. Il eut :
    1. Marie, née en 1862 et morte en 1944, religieuse réparatrice.
    2. Jeanne, née en 1863 et morte en 1963.
    3. Joseph, qui suit.
    4. Jeanne, née en 1866 et morte en 1938, religieuse réparatrice.
    5. Isabelle, née en 1868 et morte en 1914, épouse de Jean Marie Joseph Charles Le Bouteiller.
    6. Pierre, né en 1871 et mort en 1953. Il fut châtelain de l'Aulne, et épousa, le 28 décembre 1898, à Saint-Brieuc, Adèle Louise Victoire du Bois-Jagu de la Villerabel. De son mariage sont issues : a) Jeanne, née le 23 octobre 1899 à Martigné-Briand et décédée le 19 novembre 1980 à Mayenne, qui épousa le 5 juillet 1934, Antoine de Lambertye, fils de Raymond et de Marguerite d'Ansan d'Egremont. b) Monique, née le 23 avril 1906 à Martigné-Briand, qui épousa le 7 janvier 1926, au même lieu, Jean de Roquefeuil-Montpeyroux.
    7. René Marie Joseph Charles, né vers 1873 et mort le 6 mai 1912 à Paris, avait épousé le 4 décembre 1906 à Plouigneau, Anne Barazer de Lannurien.
    8. Louis, né en 1875 et mort en 1953.
    9. Magdeleine, née en 1878 et décédée en 1953, religieuse réparatrice.
    10. Christine, née en 1882 et morte en 1955.
    10. — CROZÉ de CLESMES (Joseph de), châtelain de Villaudray, né le 19 février 1865 à la Durandière (53) et décédé le 29 mars 1958 à Beaulieu-sur-Oudon. Officier de la cavalerie, il épousa, le 26 juillet 1898 au Bourgneuf-la-Forêt (53), Magdeleine Tréton de Vaujas de Langan, née le 2 novembre 1870 à Laval (53) et morte en 1960, fille du marquis de Vaujuas-Langan. De leur mariage naquirent :
    1. Marie, née le 9 octobre 1899 à Beaulieu-sur-Oudon (53), et décédée en 1965, qui épousa le 29 avril 1924, Jean-Marie Ayrault de Saint-Hénis.
    2. Marguerite Marie Josèphe Anne Stylite, née le 21 octobre 1900 à Beaulieu-sur-Oudon et décédée le 14 juin 1983 à Château-Gontier, qui épousa le 15 mai 1924, à Beaulieu-sur-Oudon, Marcel de Villèle.
    3. Charles, né le 15 mai 1902 à Beaulieu-sur-Oudon et décédé le 2 juin 1976 au même lieu, qui épousa le 4 octobre 1927, à Saint-Loup-du-Gast, Marie du Pontavice des Renardières.
    4. Henri, né le 23 janvier 1908 à Beaulieu-sur-Oudon et mort le 11 juin 1988 à Angers, châtelain de Molières près de Chemazé et maire de Chemazé, qui épousa, le 16 juillet 1931, à Arquenay, Colette Marie Josèphe d'Argouges.