jeudi 30 mai 2013

MARON

Individus isolés
MARON (Jean), de Civray, devait, le 20 mai 1404, un denier de cens à l'hébergement de la Bertinière (Sommières-du-Clain, Vienne).
MARON (Jean) était, le 9 novembre 1417, à Poitiers, arbalétrier à pied de la compagnie de Varèze, capitaine de Civray.
MARON (Pierre), prêtre, prieur des coustres de la chapelle Saint-Blais de Civray, donna quittance, le 26 janvier 1441, d'une rente de 20 sous léguée par Catherine Prévost, par son testament de 1417, à la confrérie de Saint-Blais (Bulletins de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 1849, p. 534).
MARON (Gervais) avait affermé, en 1487, les espans des grosses bêtes sur la rivière du Clain (Bail des fermes du domaine du roi de la baronnie de Civray, fonds français, 25.945).
MARON (Anne), fut mariée à Pierre Delavergne, qui fit baptisé leur fils Barthélémy, le 1er août 1611 à Civray.
MARON (Françoise), fut l'épouse de Jean Bobe, et qui firent baptiser leur fille Marguerite le 12 août 1612 à Civray.
MARON (Pierre), marchand boucher de Civray, né vers 1578, fut inhumé le 26 septembre 1625 dans l'église Saint-Nicolas, près de l'autel Saint-Antoine. Il fut l'époux d'Esther Vinatier, inhumée le 30 mai 1622 dans le même caveau (au côté droit de l'autel de Saint-Antoine). Il fut le père : 1) Isabeau, née vers 1605 et inhumée le 24 janvier 1632.
MARON (Pierre), sieur de la Grange, devait, le 30 juillet 1627, une rente noble de 12 deniers pour sa maison située place de Civray. Il était l'époux de Marie Petit, veuve en premières noces de Michel Cartier, lorsque la fille de ce premier lit, Marie, épousa par contrat du 28 mai 1628 devant Robert et Guyot, Antoine Mestrot, fils de François et de Jeanne Blanchard, avec le consentement d'Antoine Mestrot, son oncle, époux de Mathurine Tribot (1J136). De son premier mariage, Marie Petit avait également eu Jean et Michelle. De son mariage, Pierre Maron eut, au moins : 1) Françoise, cité dans un acte de 2 décembre 1629 (1J136).
MARON (Françoise), peut-être la précédente, fut l'épouse de Jacques Couraud, seigneur de Combourg, baptisé à Mauprévoir le 29 mai 1613, fils de Charles, seigneur de Pleuville et de Moncbandy, et de Charlotte Bricault (Bulletins de la Société des Antiquaires de l'Ouest, tome 12, 1939). Leurs filles Marie, née le 21, fut baptisée le 28 juillet 1641 à Savigné et Françoise baptisée le 17 mai 1643. Une autre de leur fille, Catherine, épousa par contrat du 29 juillet 1663, Georges de Lesmerie, écuyer, sieur de Mouchedune, fils de Jean et de Jeanne Gallet, d'après Jean-Marie Ouvard (voir l'article IMBERT). 
MARON (Élisabeth) était, en 1660-1661, prieure du couvent de Montazay (Savigné), de l'ordre de Fontevrault.
MARON de la BELLOTIÈRE (soeur E.) était, le 25 mars 1680, prieure du couvent de Montazay. Il s'agit peut-être de la précédente.
MARON (Jacques-Charles), sieur de Grandlieu, transigea, le 3 décembre 1682, avec Daniel Geoffroy, sieur du Coulombier, au sujet de la dépense que le dit sieur Maron avait faite pendant cinq à six semaines, avec un garde de M. de Jarnac et leur équipage, dans la maison du dit Geoffroy.
MARON (Louise), veuve, naquit vers 1702 et fut inhumée le 20 février 1702 à Clussais-la-Pommeraie (Deux-Sèvres) après été confessée et reçue la Sainte Communion, en présence de  Jean Thomas et de Jean Herault. Elle demeurait en cette paroisse depuis la Saint-Michel précédente.
MARON (Jean), sieur des Melles, demeurait le 3 mai 1683 aux Vignes de Champniers.
MARON (Antoine), avait épousé Marie Nivelet. Ils eurent Antoine, baptisé le 15 décembre 1683 à Romagne.
MARON (François), fut l'époux d'Élisabeth Desfraye, inhumée le 22 décembre 1691 à Charroux.
MARON (François), épousa, le 9 juin 1705, à Pleuville, Marie Thorin, dont : 1) Marie, baptisée le 15 août 1706 à Pleuville et inhumée le 12 avril 1766 à Charroux, en présence de Michel et de Philippe Mezil, ses enfants. Elle avait épousé, le 1er février 1724, à Épénède (Charente), Antoine Mezil, né vers 1703 et inhumé le 31 mai 1763 à Charroux.
§ Ier. Branche de Cerzé et de la Bonnardelière
Famille de la région de Civray où elle a presque toujours résidé. On ne la trouve de façon certaine que depuis 1600, bien que les lettres de relief donnent en termes extrêmement succincts plusieurs degrés antérieures. Blason : « d'azur à la colonne d'argent ».
1. — MARON (Zacharie) eut : 1) Christophe, qui suit.
2. — MARON (Christophe) eut : 1) Philippe, qui suit.
3. — MARON (Philippe) eut : 1) Charles, qui suit.
4. — MARON (Charles) eut : 1) François, qui suit.
5. — MARON (François), sieur de l'Épine, épousa Françoise Préverault, en 1599. Il avait pris les armes au service d'Henri IV. Les successions de son père et de son grand-père n'étant pas suffisantes, il fit du commerce pendant sa vie. Le 26 septembre 1646, Louis Jourdain, écuyer, sieur de Traslebot, déclarait que, par acte du 1er avril 1642, il avait constitué une rente de 22 livres au profit de Françoise Préverault, dame de l'Espine, mais qu'il ne l'avait constituée qu'au profit de Jacques Maron, écuyer, conseiller du roi et son lieutenant particulier au siège de Civray. Le 6 mars 1650, Jacques Maron en donnait quittance à Gabriel Jourdain, écuyer, sieur de Puiroux. François eu au moins : 1) Jacques, qui suit. 2) Henrie, mon ancêtre, née vers 1619, était, le 5 juillet 1639, marraine à Civray d'Henrie Maron, fille de Jacques et d'Élisabeth Imbert. Elle  épousa par contrat du 15 juin 1634, devant Regnier et son compagnon, Jean Imbert, sieur de la Brousse, lieutenant particulier au siège royal de Civray vers 1640 (qui était le frère d'Élisabeth Imbert, épouse de Jacques Maron). Le 6 février 1641, Diane Maron fut marraine de Jacques Imbert, leur fils. Jacques Maron, sieur de la Bonnardelière, est cité comme oncle d'Élisabeth Imbert, sur le contrat de mariage qu'elle passe le 4 février 1655, devant Surreau, avec Jean de Lesmerie, sieur du Broc. Henrie Maron, alias Henriette, fut inhumée à Savigné le 4 mai 1664, à l'âge de 45 ans. 3) François, qui crée la branche de la Pierrière, voir § II. 4) probablement Claude, qui crée la branche de la Bergerie, voir § III. 5) probablement Diane, qui était, vers 1645, veuve de Louis Micheau, sieur de la Varonnière. Elle vivait à Savigné le 6 avril 1657, et à Champagné plus particulièrement, lorsque sa fille, Marie Micheau, veuve de François Compain, écuyer, sieur de la Devinière, épousa par contrat du 5 mai 1661, reçu par Surreau, Vincent Hillaire, écuyer, sieur de l'Estang. Au pied de ce contrat, on remarque les signatures de Jean Imbert, sieur de la Brousse, et de Jacques Maron, sieur de la Bonnardelière. 6) probablement Marie, qui fut l'épouse de Jean Cartier, sieur de Lavault. Leur fille, née à Savigné le 29 mars 1640, fut baptisée le 10 novembre 1642. Blason : d'azur à une fasce d'or accompagnée de trois losanges de même, 2 et 1, attribué à Pierre Cartier, conseiller au siège royal de Civray, le 13 août 1700.
6. — MARON (Jacques), écuyer, conseiller du roi et son lieutenant particulier au siège royal de Civray. Il avait d'abord été avocat et, le 16 novembre 1634, aux Grands-Jours de Poitiers, permission était accordée à Jean Ginot, lieutenant particulier et assesseur civil au siège de Civray, de faire informer contre Jacques Maron, avocat, et autres, accusés par lui de concussions, exactions et malversations en leur charges. Nous ignorons la suite de cette affaire. Le 20 décembre 1646, Jacques Maron acquit de Jean Rat, de Salvert, chevalier, seigneur baron de Sommières et de la Bertinière (Sommières), et ses appartenances et dépendances, moyennant 14.900 livres, devant Huildoc et Imbert. Le 27 septembre, devant Levasseur et Marchant, notaires à Poitiers, il échangea avec Charles Chasteigner de la Roche-Posay, messire dudit lieu, seigneur de Lonigny et de la Bonnardelière, le dit lieu de la Bonnardelière (Saint-Pierre-d'Exideuil), contre la maison noble de la Bertinière. En février 1634, il était dit gentilhomme ordinaire de la chambre de feu le prince de Condé. En juin 1676, il acquit de Maixent Poudret, seigneur de Boubaut, la charge de conseiller au présidial, visiblement pour son fils Alexis. Le 26 avril 1680, il obtint du roi des lettres de relief pour la dérogeance encourue par son père ; dans ces lettres sont nommés ses ancêtres. Le 20 avril 1682, un incendie détruisit tous les papiers de son cabinet. Il avait épousé Élisabeth Imbert, née vers 1618 et inhumée dans l'église de Civray le 23 mars 1675 et lui-même fut inhumé le 2 juin 1683 dans l'église de Saint-Pierre-d'Exideuil, à l'âge de 82 ans et 5 mois. De son mariage, il avait eu : 1) Marie, baptisée le 29 mars 1635 à Civray. 2) Françoise, baptisée le 11 novembre 1637. 3) Henrie, baptisée le 5 juillet 1639. 4) Marie-Angélique, née le 7 et baptisée le 16 décembre 1640. 5) Gabrielle, baptisée le 17 février 1643. Elle épousa, par contrat du 26 avril 1662, reçu par Surreau, notaire à Civray, François de Fleury, chevalier, seigneur châtelain du Vert et des Fontaines, en présence notamment de Jean Imbert, son oncle maternel. Le 8 juin 1684, son frère Alexis, pour s'acquitter des 20.000 livres restant à lui payer de sa dot de 50.000 livres, consentie par ses père et mère par son contrat de mariage, lui céda, devant Surreau, des obligations datées de 1668 à 1670. Elle était veuve avant le 8 juin 1676, date à laquelle elle assistait au contrat de mariage de son frère. 6) Françoise, baptisée le 30 novembre 1641. Elle dût être celle qui était, le 13 mai 1675, religieuse au monastère Notre-Dame de Civray. 7) Alexis, qui suit.
7. — MARON (Alexis), écuyer, seigneur de la Bonnardelière, écuyer, seigneur de la Bonnardelière, né le 27 septembre 1647, fut baptisé à Saint-Nicolas de Civray le 28 avril 1661. Il fut reçu conseiller du roi au présidial de Poitiers et prêta serment, le 4 février 1676, sur résignation de Maixent Poudret, suite à l'acquisition de cette charge par son père. Il épousa, le 8 juin 1676, par contrat reçu par Péronnet, notaire à Poitiers, Marguerite Thoreau, fille de Gilles, seigneur d'Assay, trésorier de France à Poitiers, et de Catherine Milon, en présence de Jacques Maron, son père, et de sa soeur Gabrielle. Marguerite Thoreau eut 25.000 livres de dot. Le 8 juin 1684, Alexis Maron céda à sa soeur Gabrielle des obligations pour les 20.000 livres restant à payer sur sa dot de 50.000 livres. Le 6 mars 1694, il paya 2.000 livres pour le droit de confirmation des lettres en relief accordées à son père. Il assista, avec sa femme, au contrat de mariage de leur fils Henri-Louis, le 21 décembre 1710 et, le 21 décembre 1712, étant conseiller honoraire, il fit abandon en avancement de sa succession, à ses fils, de la maison, terre et seigneurie de la Bonnardelière devant Chabot et Surreau. Il fut inhumé le 5 novembre 1713 à Poitiers, par. Saint-Hilaire-de-la-Celle, et le 11 décembre 1714, sa veuve et ses enfants furent maintenus en leur noblesse par M. de Richebourg, intendant du Poitou. De son mariage, naquirent : 1) Alexis, baptisé le 12 novembre 1679 à Saint-Cybard de Poitiers, et mourut le 30 mars 1699. 2) Jacques-François, écuyer, seigneur de la Borie, fut baptisé le 18 février 1680 à Poitiers, par. Saint-Cybard. Il assista au contrat de mariage de son frère le 26 décembre 1710. Le 28 décembre 1712, il partagea avec son frère la seigneurie de la Bonnardelière, dont il était déjà seigneur, comme aîné. Il délaissa à son frère tout ce qui lui appartenait dans la dite maison de la Bonnardelière, cens, rentes et autres choses, moyennant 12.000 livres, à condition de lui laisser son logement pendant sa vie à la Bonnarderlière et de le nourrir avec son valet tant qu'il y serait. Cet acte fut passé à Chaunay devant Chabot et Surreau. Il fut maintenu en sa noblesse avec sa mère et son frère, le 11 décembre 1714 par M. de Richebourg. Il épousa, le 15 décembre 1716, à Civray, Françoise de Nieuil, née vers 1693 et inhumée le 30 septembre 1723 à Civray, fille de François et de Madeleine des Maisons. Il était décédé avant le 1er mars 1721, date de l'inventaire après son décès. Il avait eu une fille unique : a) Madeleine, qui était sous la tuelle d'Olivier-Jean Maignan, conseiller du roi, lieutenant particulier civil au siège de Civray, le 25 mai 1737, date à laquelle son tuteur constituait une rente en son nom. Elle se fit religieuse et mourut à Poitiers le 1er ventôse de l'an VII, âgée de 82 ans. 3) Henri-Louis, qui suit. 4) Marie-Marguerite, baptisée le 30 mars 1683 à Saint-Paul de Poitiers et fut inhumée le 15 mars 1694, à Poitiers, par. Saint-Hilaire-de-la-Celle. 5) Françoise-Élisabeth, baptisée le 14 janvier 1685 à Saint-Nicolas de Civray.
8. — MARON (Henri Louis), écuyer, seigneur de Villesèche et Cerzé (Mairé-Lévescault, Deux-Sèvres), naquit le 22 octobre 1678 et reçut le supplément des cérémonies du baptême le 8 décembre 1686 à Saint-Nicolas de Civray. Le 21 décembre 1712, Alexis Maron délaissa à ses fils la maison, terre et seigneurie de la Bonnardelière, en tout droit de propriété, ainsi que des cens et rentes qui lui étaient dus à cause du fief de Fayolle (Savigné) et autres fiefs, à condition de jouir pendant sa vie des cens et rentes et du logement à la Bonardelière, pour lui et sa femme. Le 28 décembre suivant, Henri-Louis partagea avec son frère aîné qui lui délaissa la Bonnardelière, moyennant 12.000 livres, à condition de lui laisser son logement pendant sa vie à la Bonnardelière et de la nourrir avec son valet lorsqu'il y serait. Il avait épousé, par contrat du 21 décembre 1710, reçu par Chabot et Surreau, sa cousine Marie-Madeleine des Gittons (degré de parenté du 2 au 3), née vers 1691, fille de Gabriel, écuyer, seigneur de Cerzé, et d'Élisabeth de Fleury, en présence de ses père et mère et de son frère aîné : il y reçut tous les meubles et acquets, la terre et seigneurie de la Baurie et 8.400 livres. La cérémonie religieuse eut lieu le même jour en l'église de Mairé-Lévescault.
Il fut maintenu en sa noblesse, avec sa mère et son frère, par M. de Richebourg, intendant du Poitou, le 11 décembre 1714. Le 4 mai 1716, il rendait hommage de Fayolle (Saint-Saviol, Vienne), puis, le 15, de Féolle (Saint-Clémentin, Civray), à titre successif de son père, ainsi que pour la Bonnardelière le même jour. Le 6 septembre 1720, devant Ligonnière et Darbez, notaires à Poitiers, il constitua au profit de Marguerite Thoreau, sa mère, demeurant à Poitiers, une rente de 380 livres pour la somme de 19.000 livres. Marie-Madeleine des Gittons fut inhumée dans l'église de Saint-Pierre-d'Exideuil, proche du maître d'autel, le 27 novembre 1719, et le 28 mars 1722, Henri-Louis Maron, tuteur de ses enfants, partagea avec les autres héritiers la succession de feu Gabriel des Gittons, devant Malapert et Drouineau, notaires. Il eut pour sa part la terre de Cerzé. Le 12 mars 1741, il épousa en secondes noces, par contrat passé au bourg de Verneuil (Charente), devant Bessas et Fajon, Anne de Chamborant, veuve d'André de Couhé, chevalier, seigneur de la Saludie et de la Gouchardière. Dans cet acte, il est dit chevalier, seigneur de Villesèche, de la Bonnardelière, de la Baurie, de l'Isle-Gandouart (Naintré, Vienne), etc. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre-d'Exideuil le 13 juillet 1752, et sa femme dans cette même église le 25 avril 1753. De son premier lit, Henri-Louis avait eu : 1) Louis-René, qui suit. 2) Henri-Gabriel, baptisé à Saint-Pierre-d'Exideuil le 22 septembre 1711, avec pour marraine Marguerite Thoreau, sa grand-mère. 3) Marie-Élisabeth, baptisée le 25 janvier 1713. Elle épousa, à Saint-Nicolas de Civray, le 15 février 1738, Claude-François de Lameth, chevalier, comte de Bussy-Lameth. Elle fut inhumée le 25 septembre 1740 à Saint-Secondin (Vienne). 4) Alexis-Louis, baptisé le 15 mai 1714 à Saint-Nicolas de Civray. 5) Alexis-Honoré, baptisé le 18 août 1715. 6) Marguerite-Céleste, baptisée le 23 novembre 1717. Elle épousa, par contrat du 23 septembre 1743, et à Saint-Nicolas de Civray le même jour, François de la Broue de Vareilles, chevalier, seigneur d'Aubigny. Elle eut en dot la maison de Faljoie, paroisse de Saint-Sauvant, estimée à 10.000 livres, une rente de 75 livres sur les cens et effets, en présence de son père et de son frère Louis-René, d'Anne de Couhé, sa belle-soeur, et de Claude-François de Lameth, son beau-frère. Elle mourut le 29 mars 1781 au château d'Aubigny, paroisse d'Exireuil (Deux-Sèvres), laissant 5 filles : à savoir Madame de l'Estang-de-Ringères, Mademoiselle d'Exireuil, Mademoiselle d'Aubigny, Madame de Villebouin et Madame d'Aubigny, religieuse à Fontevrault (Affiches du Poitou, n°16, du jeudi 19 avril 1781).
9. — MARON de CERZÉ (Louis-René), chevalier, seigneur de la Bonnardelière, de Villesèche, de Cerzé, de la Borie, de Saint-Germain, de la Saludie, de la Gourandie et du Buisson, fut baptisé le 8 juin 1719 à Saint-Nicolas de Civray. Il épousa, le 12 mars 1741, devant Besses et Fajon, notaires à Verneuil, le même jour que son père, Thérèse-Anne de Couhé de Lusignan, fille unique d'André et d'Anne de Chamborant. Son père le tenait comme principal et unique héritier, à condition de payer à Marguerite-Céleste, sa soeur, 40.000 livres qui tiendraient lieu de sa succession, et lui délaissait les terres et seigneuries de Cerzé et de la Baurie, ainsi que la métairie de la Bonnardelière. La future reçut la Saludie, la Gourbaudie, etc. Les biens des Maron étaient alors estimés à 60.000 livres et ceux des dames de Chamborant et de Couhé à 40.000 livres. Le 27 septembre 1746, Louis-René Maron et sa femme consentaient aux Bénédictines de Civray une rente de 75 livres sur la terre et seigneurie de Cerzé, quitte de toutes charges et autres impositions royales. Il était présent au ban du Poitou de 1758 dans la 4ème brigade de l'escadron de Vassé. Il versa, le 15 février 1764, 5 livres et 10 sous de droit de mutation et de chambellage pour le fief de Féolle, paroisse de Saint-Clémentin, à lui venu par succession, et le 22 mai suivant, il en rendit hommage. C'est lui qui fera la découverte d'une carrière de "marbre" près de son château :
M. le Marquis de Cerzé, Seigneur du Château de la Bonardelliere, en la Paroisse de Saint Pierre d'Exideuil, près Civray, vient de découvrir dans sa terre, une carriere de marbre, que l'on assure pouvoir être comparé au plus beau marbre de Grece & d'Italie. Nous n'avons point encore d'autres renseignements sur cette découverte précieuse, que nous nous empressons d'annoncer. On se souvient des mines d'antimoine & d'ochre, trouvées depuis peu dans le Ba-Poitou. Ainsi la Providence, toujours bienfaisante, nous offre de temps en temps de nouvelles richesses ; il n'est question que de creuser la terre.
Affiches du Poitou, n° 16, du 22 avril 1773, page 62, transcription A. Texier

Vous desirez, M., des renseignements sur la découverte que M. le Marquis de Cerzé vient de faire dans sa Terre de la Bonardeliere, près Civray. Pour pouvoir vous en donner qui fussent exacts, je me suis transporté à la Carriere ; j'y ai vu une quantité de blocs de marbre, de différentes especes, dont les uns sont d'une seule couleur, blanche ou grise, car il y a de ces deux especes ; les autres sont de couleurs variées & mêlées, comme jaune, bleu & rouge-pâle. Il y en a déjà un très-grand nombre de tirés, qui n'attendent que la main d'un ouvrier habile, pour être mis en Å“uvre ; mais cet ouvrier manque. M. de Cerzé en desire ardemment, & ne sait où le prendre. Vous pourriez, en parlant de cette découverte, exciter ceux qui en connoitront, à indiquer leurs noms & leurs demeures. M. de Cerzé en demanderoit ensuite le nombre qui lui seroit nécessaire. Il veut embellir & aggrandir son Château ; ils y trouveroient de l'ouvrage pour long-temps. Cette Carriere est placée sur la pente d'une Colline, dont la chaîne se prolonge assez loin, & qui renferme vraisemblablement du Marbre dans toute sa longueur. Le commencement de la Carriere n'a présenté d'abord que des couches ou bancs de pierre blanche, mais qui avoit une singularité remarquabl ; c'est que dans tous les endroits où elle se fendoit par quartiers ou feuilles, on y trouvoit la représentation d'une petite plante ou arbrisseau, semblable au Cypriès, ou plutôt, telle qu'on en voit sur les Agathes arborisées. Cette même plante se trouve également peinte dans les blocs de marbre. Je vous envoie un échantillon de l'une & de l'autre. Le marbre paroit susceptible d'un beau poli ; le morceau que je vous envoie ne l'est qu'imparfaitement, parce qu'il ne l'a été qu'avec un couteau & un morceau de bouteille. Si vous mouillez le côté qui l'est moins, l'arborisation paroîtra beaucoup mieux. C'est une des moins parfaites, & une des moindres variétés du marbre de cette carriere. Il se trouve entre les couches de pierre & de marbre, une terre glaise de différentes couleurs, dont je vous envoie aussi un échantillon, avec un morceau de mine, qui paroit être de fer ; & un autre morceau qui paroit être un amas de coquillages cristalisés ; on en trouve quelques-uns de pétrifiés. C'est peut-être une espece de talc. Cette découverte est donc en effet précieuse ; mais il est à présumer que plus on creusera, & plus elle deviendra intéressante. M. Valmont de Bomare, dans son Dictionnaire d'Histoire Naturelle, distingue trois sortes de marbres : celui d'une seule couleur, marmor unicolor ; le marbre panaché ou mêlangé, marmor variagatum, le marbre figuré, marmor opacum figuratum. Tels sont dans cette derniere espece les marbres de Hesse & de Florence, sur lesquels on remarque, dit M. de Bomare, des apparences d'Arbrisseaux, Esquisses de Villes, de Châteaux, de Montagnes, de Lointains, &c. On peut donc dire que la carrière de la Bonardeliere, renferme la premiere et la troisieme espece de marbre, distinguées par M. de Bomare, & plus particulièrement celle qui ressemble aux marbres de Hesse & de Florence, puisqu'on y apperçoit la majeure partie des singularités qu'ils présentent. Je trouvai à la Carriere deux enfants de M. de Cerzé, l'aîné & le Chevalier ; cette aîné ainsi que M. son pere, dessine très-agréablement. Ils nous conduisirent au Château, où ils nous montrerent des échantillons des différentes variétés de ce marbre, qu'ils avoient eux-mêmes commencés à travailler. Tout ceci étoit étendu dans le Salon & même avec des instruments de musique, & des morceaux de dessein, dont l'un représente un Temple, où les regles de la perspective ou de l'optique, ont été si bien observées, que l'on distingue parfaitement la voûte & les différents rangs de colonnes. Ce Salon paroit être celui des Arts réunis ; j'y vis un morceau de marbre, sur lequel on apperçoit la figure d'un vieillard, on le distingue parfaitement, il paroit être enveloppé dans un manteau, & sortir d'un nuage ; des cheveux gris un peu courts ; une barbe blanche un peu longue, ces traits achevent de le faire distinguer. Ce morceau est d'environ deux pieds de long, sur un pied de large ; le fond est d'un jaune varié, & le tout est surmonté de quatre pommes d'un bleu foncé. Je vis aussi un petit morceau sur lequel on reconnoît la figure d'un Christ, mais moins parfaitement que celle du vieillard. P.S. Depuis ma lettre écrire, je me suis procuré deux autres morceaux de marbre, que je joins au premier. 
Affiches du Poitou, n° 19, du 13 mai 1773, page 73, transcription A. Texier

On continue de fouiller avec le plus grand succès dans la carrière de marbre de la Bonnardelière. On a fait de nouvelles excavations dans différentes parties du coteau ; & par-tout on trouve du marbre en abondance, que des ouvriers nouvellement arrivés d'Angers, regardent & jugent être d'une belle & bonne espèce. Il est à croire que la base du coteau, en présentera encore de plus beau. M. de Cerzé a employé ces ouvriers, dès leur arrivée, à un travail bien digne des sentiments de piété qui l'anime. Il fait faire un bénitier pour l'Église de Saint-Pierre d'Exideuil, sa paroisse ; & il se propose d'en faire aussi présent d'un à l'Église de la ville de Civrai.
Affiches du Poitou, n°27, du 8 juillet 1773, page 107

Prix des différens ouvrages de Marbre, de la carrière de la Bonardelière, près Civray, pris au Magasin, au Château de la Bonardelière.
1°, Marbre nuancé & figuré, prenant présentement le premier rang parmi les Marbres de cette carrière, Garnitures de Cheminée, sculpture ordinaire, deux cents livres, savoir les montans, le chambranle, la tablette, les revêtements & le foyer,
2°, Marbre petit gris, qui égale celui de Lesbos par sa couleur fine & son poli éclatant, couleur du goût actuel, propre à parqueter des sallons & appartements d'été, & autre Marbre grivelé, Garnitures de Cheminée, sculpture ordinaire, cent quatre-vingt livres. On en fournira aussi à cinquante écus, d'un Marbre moins distingué.
3°, Le cent de Carreaux, d'un pied en quarré & d'un pouce d'épaisseur, trois cents livres.
4°, Les Bénitiers, simples, sans sculpture, avec leurs pieds uniquement, cent livres.
5°, Les Mortiers, depuis six jusqu'à dix-huits livres, selon les diamètres.
6°, Les Plateaux, pour mettre sur les papiers, quatre livres.
7°, Dessus d Tables & de Commodes, depuis cinquante jusqu'à cent livres.
8°, Tables de consoles pour mettre sous des glaces, sur pied doré ; Tables de nuit, Encoignures, Chiffonières, &c. depuis douze jusqu'à soixante livres, suivant les grandeurs, & les qualités du Marbre, qui consistent principalement en la finesse & l'éclat de son poli.
Il faut aussi considérer dans l'échat de ce Marbre, ses couleurs fines, fondues & entremêlées, ses nuances rares, délicatement variées, & non ces veines saillantes qui n'offrent à l'oeil qu'une confusion de barbouillage, un assemblage de couleurs tranchantes, grossièrement appliquées & sans nulle liaison, qui constatent précisément le caractère des Marbres communs. Enfin, il faut examiner les distinctions qui rendent le Marbre de la Bonardelière précieux, & augmentent sa valeur, comme arborisations, denderites, coralloïdes, empreintes curieuses, &c.
S'adresser au Château de la Bonardelière, uniquement au sieur Chereau, Maître Marbrier, à qui le propriétaire de la Carrière a abandonné l'entière exploitation de ses Marbres, & donné la liberté de faire les marchés, ventes, livraisons, &c.
Affiches du Poitou, n°45, du 11 novembre 1773, page 177 & 178

Il est à regretter, ajoute Léon Faye, dans ses Notes historiques sur la ville de Civray (1849), que cette exploitation ait été abdandonné. M. Oré, propriétaire à Sivrai, possède une table d'assez grande dimension (1 m. 50 c. de longueur sur 73 c. de large), composée de petits trapèzes de marbre de la Bonnardelière. Ces trapèzes, alternativement gris, gris-jaunâtre et jaune, s'élargissent graduellement à partir du centre de la table, et forment une mosaïque d'un très agréable effet. Plusieurs des trapèzes offrent des apparences de végétation analogues à celles qu'on voit sur les agates. Sur un côté de la table, sont figurés des jetons et des cartes étalées. Une de ces dernières, le neuf de trèfle, semble pliée ou froissée. A cette occasion, on raconte, — je ne garantis pas le fait — que le seigneur de la Bonnardelière destinait cette table à une haute et puissante dame, grande joueuse, qui, après un coup malheureux, avait dans sa colère froissé entre ses mains un malheureux neuf de trèfle, cause innocente d'une perte considérable. La noble douairière accueillit fort mal le cadeau et l'épigramme, et renvoya, dit-on, incontinent la table, qui fut criée aux enchères en 1793, et vendue 150 francsLouis-René Maron de Cerzé mourut à la Bonnardelière le 28 juin 1776 et fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre-d'Exideuil, en présence de son fils Henri-Louis et de toute la noblesse du canton, de tout le clergé des environs, des capucins de Civray et d'une affluence prodigieuse de peuple. Sa veuve se fit représenter à l'assemblée de la noblesse du Poitou en 1789. De son mariage, étaient nés :
  1. Henri-Claude Alexandre, chevalier, seigneur de la Bonnardelière, comte de Cerzé, baptisé le 21 mars 1745 à Saint-Pierre-d'Exideuil. Il était présent au ban du Poitou de 1758 dans la 4ème brigade de l'escadrin de Boisragon, et le 6 juin 1770, il recevait du comte de Montboissier, capitaine-lieutenant de la seconde compagnie de mousquetaires à cheval de la garde du roi, un certificat attestant qu'il y était entré mousquetaire le 16 janvier 1761 et qu'il avait servi jusquau dit jour qui lui accordé son congé absolu. Le 21 août suivant, il obtenait un certificat pour les chevu-légers. Le 30 août 1784, il recevait un certificat pour se marier, le 1er septembre, à Sainte-Maur de Saintes (Charente-Maritime), avec Élisabeth-Henriette Guéau de Gravelle de Réverseaux, fille de l'intendant de La Rochelle, mais il est inhumé le 11 octobre suivant dans l'église de Saint-Pierre-d'Exideuil. Le 27 novembre 1784, un curateur ad hoc était nommé pour sa veuve, qui se remaria le 23 février 1787 avec Pierre François Marie, comte de Courten, capitaine au régiment suisse de Courten.
  2. Henri Louis Modeste, qui suit.
  3. Pierre Philippe Sylvestre, qui reçut, le 24 mars 1748, le supplément du baptême fait le 23 février précédent. Il fut inhumé le 15 mars 1766 dans le choeur de l'église de Saint-Pierre-d'Exideuil.
  4. Anne Françoise Catherine, baptisée le 1er septembre 1749 à Saint-Nicolas de Civray, qui mourut en 1811. Elle fut religieuse à l'Abbaye de Saintes. Le 30 janvier 1793, avis de payer 175 livres, traitement du dernier trimestre, à Catherine Maron, ci-devant bénédictine (Bulletin de Saintonge & d'Aunis, tome 42, 1926).
  5. Louis Michel, baptisé le 15 septembre 1750.
  6. Anne Thérèse, baptisée le 6 décembre 1751. Elle entra au monastère de Sainte-Croix de Poitiers en 1772 et mourut le 12 germinal de l'an XII.
  7. Joseph Marie Théodore, baptisé le 9 novembre 1753.
  8. Claude François André, baptisé le 19 avril 1755. Il était surnuméraire aux gardes du corps du roi, compagnie écossaise, à l'armée des Princes et mourut le 24 décembre 1816 à Saint-Pierre-d'Exideuil.
  9. Jeanne Modeste Élisabeth, baptisée le 12 octobre 1756.
  10. Marguerite Céleste Victoire, baptisée le 25 février 1759 et inhumée le 22 janvier 1776.
  11. Philippe Augustin, , chevalier, seigneur de la Gourandie, fut baptisé le 28 août 1760 à Saint-Nicolas de Civray, ayant eu comme parrain et marraine Pierre Philippe Sylvestre et Anne Thérèse Maron, ses frère et soeur. Il épousa, à Champagné-Saint-Hilaire, le même jour que son frère Joseph Hyacinthe, Marie Josèphe Toussaint Rambault de Barollon, soeur de la femme de son frère. Il en eut un fils unique :
    1. Michel Ignace, fut baptisé le 7 février 1791 à Champagné-Saint-Hilaire. Il épousa, le 25 juillet 1825, à Saint-Pierre-d'Exideuil, Antoinette Catherine Marie Caroline Rambault de Barollon. Le 19 février 1829, celle-ci forma une demande de séparation de biens contre son mari et mourut le 26 novembre 1860 à Poitiers, Michel Ignace étant décédé le 6 novembre 1854 à Fontevrault. De leur union étaient nés :
      1. Louis-Auguste, né le 4 décembre 1825 à Saint-Pierre-d'Exideuil. Résidant au faubourg Saint-Saturnin, il épousa, le 23 juillet 1849, Marie Louise Demorey, née le 19 mai 1821 à Poitiers, fille de Sébastien Léonard, caissier des forges de Belâbre (Indre), et de Marie Constance Joséphine Gilbert. Il vivait à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers (Vienne) lorsqu'il assista au mariage de son frère en 1887. Relieur, il mourut le 23 février 1897 à Poitiers. Sa femme mourut le 2 mars suivant ;
      2. Louise Caroline, née le 26 avril 1827 à Saint-Pierre-d'Exideuil et décédée le 15 novembre 1828 à Voulême ;
      3. Charles Alexandre, né le 30 mars 1828 et mourut le 3 septembre 1828 à Saint-Pierre-d'Exideuil ;
      4. Théodore, né 7 mai 1830 à Civray. Également relieur, il épousa, le 6 septembre 1859, Marie Antoinette Arlot, fille de Jacques et de Marie Deforges. Elle mourut le 16 février 1887 et il se remaria le 28 décembre de la même année avec Jeanne Mathilde Lapaynas, relieuse, née le 29 juillet 1852 à Poitiers, fille de Mathurin, maçon, et de Marie Demontiers ;
      5. Philippe Léonidas, né le 23 avril 1831 et mort le 23 mai  suivant à Civray ;
      6. Adolphe Olivier, né le 24 septembre 1834 et mort le 5 août suivant à Civray ;
      7. Antoinette, née le 17 mai 1836 à Civray. Elle épousa, le 28 juin 1858, Augustin, enfant naturel ;
  12. Charles François, dit de la Saludie, baptisé le 21 février 1764. Il émigra et servit dans l'armée des Princes comme surnuméraire dans la compagnie écossaise des gardes du corps du roi. Il épousa, le 29 nivôse de l'an IX, à Pierrevert (Alpes-de-Haute-Provence), Marie Gabrielle Pochet, née le 19 juin 1758 à Aix et décédée le 27 mai 1834, fille de François et de Thérèse Catherine Bessière. Veuf, il épousa, le 19 août 1835, à Civray, Madeleine Boutet, née le 21 pluviôse de l'an IV à Civray, fille de Louise et de Jeanne Paty et mourut le 8 janvier 1836 à Civray.
  13. Joseph Hyacinthe François de Paule, baptisé le 5 mars 1767. Il émigra et fut agrégé à la même compagnie que ses frères. Il avait épousé, le 20 avril 1790 à Champagné-Saint-Hilaire, Louise Radégonde Rambault de Barollon, fille de feu Antoine Claude, écuyer, sieur de Fontmort, et de Catherine du Sable, baptisée le 27 aout 1767 à Saint-Paul de Poitiers. Le divorce entre les époux, pour cause d'émigration du mari, fut prononcé à Poitiers le 1er prairial de l'an II ; cependant, les deux époux contractèrent un nouveau mariage civil le 3 août 1810 à Civray, pour légitimer leur fille née pendant leur divorce. Joseph Hyacinthe François de Paule fit sa déclaration devant le préfet de la Vienne, le 19 prairial de l'an X et fut amnistié le 27 prairiel de l'an XI (F/7/6018, d'après Les émigrés charentais 1791-1814, de l'Abbé Pierre Bureau, 2003). En 1815, ils furent parrain et marraine d'une cloche à Champagné-Saint-Hilaire. De leur union naquirent : a) Éléonore, baptisé le 28 mars 1791. b) Joséphine, né le 29 août 1801 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui épousa le 1er juillet 1822 à Romagne, André Ambroise Chevallier, percepteur de Gençay, fils de Joseph Ambroise et de Marguerite Jacqueline Martin.
10. — MARON de CERZÉ (Henri Louis Modeste), chevalier, marquis de Cerzé, de la Bonnardelière, fut baptisé le 2 juin 1746 à Saint-Nicolas de Civray. Il était présent en 1758 dans la 4ème brigade de l'escadron de Boisragon, au ban du Poitou. Il avait épousé le 16 août 1785, à Bignoux (Vienne), Marie Antoinette Françoise Benoit de Raity de Villeneuve, fille de René Antoine, marquis de Vitré, chevalier, seigneur de Faye et de Boisdoucet, chevalier de Saint-Louis, commissaire de la noblesse de l'élection de Poities et de Renée Marguerite d'Alogny. En 1789, étant de la paroisse de Bignoux, il se fit représenter à l'assemblée de la noblesse du Poitou. Il avait eu :
  1. Antoinette Anne, baptisée le 14 octobre 1786 à Saint-Pierre-d'Exideuil. Elle eut pour marraine sa grand-mère, Anne Thérèse de Couhé de Lusignan, marquise de Cerzé.
  2. Henri Claude Ferdinand, qui suit.
  3. Louise Catherine Joséphine, baptisée le 14 mars 1789 et inhumée le 16 octobre 1790 à Saint-Pierre-d'Exideuil.
  4. Marie Radégonde Zoé, baptisée le 22 avril 1790.
11. — MARON de CERZÉ (Henri Claude Ferdinand), baptisé le 18 mars 1788, ayant pour parrain son oncle Claude François André Maron, chevalier d'Exideuil, garde du corps du roi. Il fut marié à Elisabeth Julie Rousseau de Mellenville, qui se donna la mort le 22 septembre 1824 à Menars (Loir-et-Cher). Cette mort donna lieu à une nouvelle de l'auteur Edme Théodore Bourg, dit Saint-Edme, intitulée Adonidenouvelle historique, in-12, 1825. D'après Wikisourceles journaux ont rapporté, dans le temps, qu’un jeune officier attaché à la personne du duc de Bellune, s’étant marié depuis peu, la duchesse, qui avait pour lui une violente passion avait exigé qu’il ne cessât pas d’être assidu près d’elle, même après son mariage : que la jeune épouse, dans un mouvement de jalousie, s’était empoisonnée, et que le mari, l’ayant trouvée morte, l’avait enveloppée dans un châle, et la portant aux pieds de la duchesse, lui avait dit avec l’accent du désespoir : « Madame, contemplez votre ouvrage. » Telle est la catastrophe qui a donné naissance à la nouvelle que nous annonçons. Rédigée sur les mémoires du jeune officier, époux de l’innocente victime, elle donne sur les événements antérieurs des détails qui éclaircissent plusieurs points de cette déplorable affaire. — Le style de cette production est en général clair, rapide, animé ; l’intérêt, d’abord assez faible, va toujours croissant, et il attache constamment le lecteur ; on voudrait n’avoir lu qu’un roman, et pouvoir se persuader que le caractère de la duchesse n’est qu’une conception habile, puisée dans une profonde connaissance du cœur humain. Demeurant à la Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher), il avait épousé, le 16 janvier 1827, à Soultz (Haut-Rhin), Marie Eugénie d'Anthès, née le 4 août 1807 en cette commune, dont il n'eut aucun enfant. Se disant comte de Cerzé, lieutenant colonel et chef d'état major de la 12ème région militaire à Nantes, il demanda à être autorisé à ajouter à son nom celui de Lusignan, que portait son aïeule paternelle.



§ II. Branche de la Pierrière

6. — MARON (François), sieur de la Pierrière, reçu le 17 août 1646, 84 livres et 17 livres pour règlement d'un compte de la part de Jacques Maignant, marchand barotier à Saint-Martin-l'Ars, acte reçu par Bot (un de mes ancêtres) et Robert, notaires à Sommières, dans lequel il est précisé qu'il était le fils de Françoise Préverault. Il était notaire royal et greffier à Civray, et fut parrain à Civray le 16 décembre 1640 de Marie-Angélique Maron, fille de Jacques et d'Élisabeth Imbert. Il avait épousé Jeanne Arnault, dont il eut :
  1. François, qui suit.
  2. Pierre, sieur des Pouzonneaux, qui épousa, le 1er mai 1666, Jeanne Robineau, fille de Barthélémy, sieur du Rabier, et de Catherine Penet. Il fut inhumé le 22 août 1684 dans l'église de Savigné (suivant une note des registres de Genouillé). Sa veuve fit son testament le 14 septembre 1702 devant Chauveau, notaire à Availles-Limouzine.
  3. Charles, sieur de Lespine.
  4. Jean, cité dans le contrat de mariage de sa soeur Marguerite le 18 octobre 1655.
  5. Jeanne, baptisée le 30 janvier 1642 à Savigné. Elle eut pour marraine Marguerite Maron.
  6. Françoise, épousa, par contrat du 18 octobre 1655, reçu par Surreau, notaire à Civray, Jacques Dunoyer, sieur de Breuillac, en présence de François, sieur de Boisdejean, son frère, et de Jean Imbert, sieur de la Brousse, son oncle (ce qui m'a permis d'établir le lien entre François Maron et sa soeur Henrie). Elle fut inhumée dans l'église de Genouillé (Vienne) le 11 juin 1684.
  7. Marguerite, qui épousa par contrat du 18 octobre 1655, reçu par Surreau, Étienne Garnier, sieur des Brousses, fils de René, sieur de Notre-Dame, et d'Élisabeth Augry, de la ville de Melle (Deux-Sèvres). Marguerite Maron agit avec le consentement et en présence de son père, de François Maron, sieur de Boisdejean, son frère, Pierre, Charles et Jean Maron, ses frères, ainsi que Jean Imbert, sieur de la Brousse, son oncle. Elle était décédée avant le partage des biens de ses parents, le 4 avril 1661, devant Surreau.
7. — MARON (François)sieur de Boisdejean, marié, le 28 juin 1661 à Montalembert (Deux-Sèvres), à Marie Guyot, née vers 1638 et inhumée le 7 mai 1713 à Savigné, en présence de sa petite-fille Françoise de Venassier. Elle était, le 21 février 1685, veuve en secondes noces de Jacques de Guileveille, écuyer, sieur des Gautrains. De son union, Frannçois Maron en eut :
  1. Élisabeth, qui fut l'épouse de Jean de Venassier, avocat en parlement (voir l'article de VENASSIER).
  2. Pierre François, né vers 1670 et inhumé le 8 juin 1706 à Savigné, en présence de Jean et Martial de Venassier, ses beau-frère et neveu, et de Marie Guyot, sa mère.



Cette branche est issue des recherches de François Maron et de Janine Blot, je tiens à en remercier l'un et l'autre.


§ III. Branche de la Bergerie

6. — MARON (Claude), sieur de la Bergerie, qui avait épousé Anne Maignan, dont il eut :
  1. Pierre, qui suit.
  2. Louis, baptisé le 30 janvier 1642 à Saint-Nicolas de Civray.
  3. Suzanne, baptisée le 16 août 1644 à Charme (Charente), qui épousa, par contrat du 5 février 1673, reçu par Mouroux à Juillé, Jean Roy, notaire à Luxé (Charente).
  4. César, baptisé le 23 juillet 1647 à Charme.
  5. Marie, épouse de Philippe Caille.
7. — MARON (Pierre), sieur de Belle Prée, notaire, fut baptisé à Savigné le 2 septembre 1640. Il eut pour parrain Pierre Maron, sieur de la Grange. Il épousa, par contrat du 6 juin 1672, reçu par Mouroux, notaire à Juillé (Charente), Jeanne Maignan, fille de René et de Marguerite Légier, d'où  :
  1. Marie, qui épousa, vers 1699, Jean Bonnet, sieur de la Moulinatte. Veuve, elle épousa, en secondes noces, par contrat du 16 juin 1721, reçu par Goyaux, notaire à Marcillac-Lanville (Charente), François Losmone, veuve de Marguerite Marais.
  2. Antoine, qui suit.
  3. Jeanne, qui épousa, le 8 juin 1712, à Luxé, Urbain Melot.
  4. Suzanne, baptisée le 16 février 1689 à Luxé.
  5. Pierre, né le 10 mai 1692 à Luxé.
8. — MARON (Antoine), procureur, qui épousa, le 3 novembre 1706, à Luxé, Françoise Boucardeau, inhumée le 25 février 1740 à Ruffec (Charente). Il eut :
  1. Jeanne, baptisée le 15 janvier 1710 à Luxé. Elle épousa, le 1er mai 1737, à Luxé, Jean Gruaud, baptisé le 19 septembre 1700 et inhumé le 26 août 1772 à Luxé, fils de Jean et de Catherine Paponnet.
  2. Antoine, baptisé le 4 septembre 1712 à Luxé.
  3. autre Antoine, baptisé le 19 décembre 1713 à Luxé.
  4. Marie, baptisée le 11 décembre 1718 à Luxé, qui épousa, le 24 mai 1735, à La Faye (Charente), Pierre Foin, huissier, baptisé le 25 juin 1714 à Fontenille (Charente), fils de Pierre et de Françoise Turcat.
  5. Jacques, qui suit.
9. — MARON (Jacques)baptisé le 8 mars 1724 à Luxé. Il épousa, par contrat du 17 octobre 1745 devant Doridan, notaire à Charroux (Vienne), Marie Guitton, morte en 1790, fille de François et de Françoise Faugerat. De leur union, naquirent :
  1. Jacques, baptisé le 25 août 1750 à Luxé et inhumé le 17 mars 1791 audit lieu, qui y avait épousé, le 29 mars 1780, Marie Couronneau, dont il eut : a) Marie, baptisée le 1er novembre 1781 à Luxé et inhumée le 5 août 1785 au même lieu.
  2. Pierre, qui suit.
  3. Henri, baptisé le 21 juillet 1760 à Luxé, qui épousa le 26 avril 1780 audit lieu, Marie Garraud. Il y mourut le 21 mars 1815, ayant eu : a) Jacques, baptisé le 1er novembre 1781 à Luxé, qui épousa, le 8 décembre 1807, à Ambérac (Charente), Marie Picot, baptisée le 27 février 1782 audit lieu, fille de Jacques et de Marie-Anne Buherne. b) Marie, qui épousa, le 8 avril 1823, à Luxé, Antoine Bouffarais.
  4. Jean, baptisé le 4 décembre 1763 à Luxé.
  5. Marie, baptisée le 20 août 1766 à Luxé, qui épousa le 23 novembre 1772, audit lieu, Pierre Seguin.
  6. autre Jacques, baptisé le 3 octobre 1769 à Luxé.
10. — MARON (Pierre Jean), baptisé le 11 avril 1757 à Luxé, épousa, par contrat du 12 février 1776, à Tusson et le même jour par cérémonie à Ligné, Marie Verger. De leur union naquirent :
  1. Marie-Jeanne, baptisée le 12 février 1776 à Luxé, qui épousa, le 13 février 1811, à Ligné, Pierre Paquereau, cultivateur, né le 1er mars 1784 à Ébréon (Charente) et décédé le 25 janvier 1812 à Villejésus, fils de Louis et de Marie Gauvain. Veuve, elle se remariait en secondes noces avec Jean Garaud.
  2. Henri, qui suit.
  3. Jean, baptisé le 13 octobre 1781 à Luxé.
  4. Pierre, baptisé le 16 mai 1785 à Luxé.
11. — MARON (Henri), baptisé le 1er décembre 1779 à Luxé, y épousa, le 13 janvier 1808, , Marie Clément. Ils eurent :
  1. Marie, qui fut l'épouse d'Antoine Denis Giberteau.
  2. Anne, décédée le 30 janvier 1855 à Villejésus, qui y avait épousé, le 23 août 1852, Louis Goumard.
  3. Pierre.
  4. Jeanne, qui épousa, le 8 juillet 1839, à Ligné, Jean Rouffignac.
  5. François.
  6. Magdeleine.
  7. Jean, qui épousa, le 29 novembre 1847, à Ambérac, Marie Lurant. Veuf, il épousa, le 23 novembre 1852, à Ligné, Henriette Égreteau. Du premier lit, il eut : a) Marie, mariée le 1877 à Jean Chérensac. b) Jean. c) Marguerite. d) Eugénie. e) Alexandrine, mariée en 1884 à Louis Laidet.
  8. Jacques Noël, qui épousa, le 8 juillet 1850, à Ligné, Marie Augereau. De leur union, naquirent : a) Marie, qui épousa en 1872 Louis Le Grand Fédéré. b) Jacques. c) Anne, qui fut mariée en 1878 à Antoine Moreau. d) François.
  9. Clémentine, qui épousa le 27 février 1852, à Ligné, Jean Chérensac, puis le 10 mai 1859, au même lieu, Jean Jean.
  10. Pierre, qui suit.
  11. Louise.
11. — MARON (Pierre)épousa le 20 janvier 1851 à Luxé, Marie Garnaud. De leur union, naquirent :
  1. Pierre, qui suit.
  2. Marie.
12. — MARON (Pierre), épousa, le 26 novembre 1881, à Tusson, Marie Mathilde Rabaud. De leur union, naquirent :
  1. Pierre Fernand, né le 8 décembre 1882 à Tusson.
  2. Clémentine, qui fut l'épouse d'Eugène Ségut.
  3. René Jean, marié en 1912 à Tusson à Germaine Marie Ballet.
  4. Hélène, mariée le 31 juillet 1909 à Tusson à Eugène Thoumazeau.
  5. Germaine, qui fut l'épouse de Raphaël Varagnac.
  6. Fernand Pierre, né le 26 mai 1900 à Tusson, qui fut l'époux d'Odette Lagraulet.




Sources :
  • Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, Beauchet-Filleau, tome 6, p. 553 à 559.


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